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Douala: une guerre Ivaha Diboua-Mouelle Kombi paralyse le volley-ball

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Le 2ème regroupement du championnat national de volleyball initialement prévu du 31 janvier au 1er février 2026 et qui n’a pas pu se tenir suite à l’interdiction des autorités administratives de la région du Littoral, n’est pas prêt de se tenir très bientôt. Après concertation avec les parties en conflit à la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley), Samuel Dieudonné Ivaha Diboua le gouverneur du Littoral a maintenu sa position. Mieux, sur son territoire de commandement, l’homme ne veut plus aucun événement organisé par la Fecavolley, tant qu’elle à sa tête Bello Bourdanne. Malgré un courrier de Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) en date du 2 février dernier, clarifiant s’il en était encore besoin, la situation de la légalité à la tête de cette fédération.

Malgré la collaboration, la Fecavolley ne trouve pas la paix.

Le gouverneur du Littoral avait déjà empêché la tenue de La Ligue des clubs champions de volleyball de la zone 4 (Afrique centrale) en novembre dernier, alors que les délégations étrangères étaient déjà sur place à Douala. Il aura fallu l’intervention de Yaoundé, pour que Samuel Dieudonné Ivaha Diboua laisse la composition pour laquelle le gouvernement avait donné son accord.
En clair, la guerre Abouem-Bello s’est muée en guerre Ivaha Diboua-Mouelle Kombi. Le gouverneur, au prétexte de sa mission de garant de l’ordre public dans le Littoral, sape le travail de la tutelle des sports. Au bonheur d’un Julien Serge Abouem, ancien président de la Fecavolley, qui refuse de tourner la page d’une élection passée il y a quatre ans et à laquelle il n’a pas pris part, obstiné par un bras de fer qu’il a engagé avec la tutelle.

C’est une situation qui semble avoir des ramifications au-delà du simple gouverneur du Littoral. D’autant plus que le gouverneur, représentant de l’exécutif dans la région, n’a pas à s’immiscer dans le fonctionnement interne d’une association, mais en cas de litige, est tenu de suivre la direction que lui indique l’autorité de tutelle du secteur et encadrer les activités du domaine.

PME, jeunesse et inclusion féminine portés au premier plan de la coopération entre le MINPMEESA et les Nations unies

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« Nous sommes à une étape charnière où il est essentiel d’aligner nos interventions sur les priorités du gouvernement, notamment en faveur des jeunes, des femmes et des petites et moyennes entreprises. », a déclaré le Représentant résident du Système des Nations Unies au Cameroun, Issa Sanogo. C’était à l’occasion de l’audience accordée le jeudi 5 février 2026 par le ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, Achille Bassilekin III.

Une rencontre au cœur d’un agenda économique structurant

La rencontre s’inscrit dans une séquence stratégique pour les deux parties. Côté onusien, le Plan-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable 2022-2026 arrive à son terme, tandis que s’ouvrent les travaux préparatoires du cycle 2027-2031. Côté camerounais, le début du Septennat présidentiel place l’entrepreneuriat, l’emploi et la transformation structurelle de l’économie au centre de l’action publique.

Face à son interlocuteur, le ministre a rappelé le rôle central des PME, des organisations de l’économie sociale et des artisans dans le tissu productif national. Création d’emplois, croissance inclusive, import-substitution et structuration des chaînes de valeur figurent parmi les leviers identifiés pour accélérer la trajectoire économique du pays.

Jeunes et femmes au centre de la convergence stratégique

Pour Issa Sanogo, l’alignement est déjà engagé. « Lorsque l’on regarde la contribution des jeunes et des femmes à l’économie, ainsi que celle des PME, il est évident que nous devons renforcer notre collaboration avec le ministère », a-t-il souligné. Le futur cadre de coopération des Nations unies entend ainsi placer l’autonomisation économique des jeunes et des femmes au cœur de ses priorités opérationnelles.

Le Représentant résident a salué l’impulsion donnée au plus haut niveau de l’État. « La promotion de l’entrepreneuriat et de l’employabilité des jeunes et des femmes est aujourd’hui une priorité clairement affirmée par le Président de la République », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité pour les partenaires techniques et financiers d’ajuster leurs interventions à cette orientation.

Au-delà du constat, le MINPMEESA a exprimé des attentes précises. Le ministère plaide pour un dépassement des appuis ponctuels au profit de mécanismes plus structurants. Financements adaptés, fonds de garantie, appuis en équipements, accès élargi aux marchés locaux, régionaux et internationaux figurent parmi les chantiers jugés prioritaires pour accompagner la montée en gamme des PME, des acteurs de l’économie sociale et des artisans.

« Si nous voulons atteindre les objectifs de la SND30, ce secteur est fondamental », a insisté Issa Sanogo, rappelant le poids économique des jeunes et des femmes dans le produit intérieur brut national. Une transition maîtrisée du secteur informel vers le formel constitue également un axe partagé, perçu comme un levier de compétitivité et de résilience économique.

Une coalition onusienne en perspective

Dans cette logique de renforcement, le ministre a invité le Système des Nations Unies à intensifier son plaidoyer en faveur de la mise en place d’une coalition dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat au Cameroun. Il a également rappelé l’engagement d’associer, de manière plus régulière, le MINPMEESA aux travaux de l’Équipe pays des Nations Unies afin d’assurer une meilleure prise en compte des enjeux entrepreneuriaux dans l’agenda onusien.

Présent au Cameroun à travers plusieurs agences actives dans les domaines de l’emploi, de l’industrialisation, de l’inclusion économique et du développement social, le Système des Nations Unies réaffirme ainsi son positionnement comme partenaire stratégique de la transformation économique nationale, à un moment où l’alignement des politiques publiques et des cadres de coopération apparaît comme un facteur clé d’efficacité.

Éclairage public : 21,4 milliards FCFA pour 100 000 lampadaires solaires dans les communes

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L’entreprise française Sunna Design se rapproche de la signature d’un important contrat public au Cameroun dans le domaine de l’éclairage solaire. Le projet porte sur la fourniture et la pose de 100 000 lampadaires solaires dont 21 500 pour la première phase, répartis dans 360 communes, pour un coût global estimé à 21,4 milliards de FCFA toutes taxes comprises. L’information découle d’une correspondance officielle datée du 28 janvier 2026.

Dans cette lettre adressée au ministre délégué à la présidence chargé des Marchés publics, Ibrahim Talba Malla, le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, fait état de l’aval du chef de l’État. Ce feu vert permet à la ministre de l’Habitat et du Développement urbain d’engager la procédure contractuelle avec l’entreprise retenue, sous la forme d’un marché passé de gré à gré. L’opération constitue la première phase du programme envisagé.

 Au-delà de l’aspect contractuel, l’initiative s’inscrit dans une tendance plus large de recours aux solutions solaires pour l’électrification et l’éclairage public, en particulier hors des grands centres urbains. Bien que cette source d’énergie reste encore très peu représentée dans la production nationale — autour de 1 % du mix énergétique — elle est de plus en plus utilisée comme réponse technique dans les zones difficiles d’accès ou non raccordées au réseau classique.

Les données du ministère de l’Eau et de l’Énergie illustrent l’ampleur du défi. Sur les 13 104 localités recensées dans le pays, environ 9 000, soit près de sept sur dix, ne disposent toujours pas d’accès à l’électricité. Le déploiement d’équipements autonomes comme les lampadaires solaires apparaît ainsi comme un levier rapide pour améliorer les services de base, en attendant l’extension des réseaux conventionnels.

Hydroélectricité : 4 milliards FCFA pour stabiliser le barrage de Memve’ele

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L ’exploitant public Electricity Development Corporation (EDC) veut muscler la fiabilité du barrage hydroélectrique de Memve’ele, dans le sud du Cameroun. L’entreprise a lancé le 28 janvier 2026 un appel d’offres national ouvert pour recruter une société chargée d’assurer la maintenance industrielle des équipements de l’aménagement, avec une enveloppe prévisionnelle de 4 milliards de FCFA TTC. L’opération, financée sur le budget autonome d’EDC (exercices 2026 et suivants), porte sur un lot unique et vise à garantir la disponibilité d’une infrastructure stratégique, dont la production reste étroitement dépendante du niveau du fleuve Ntem.

UN BARRAGE CLÉ MAIS STRUCTURELLEMENT EXPOSÉ À L’ÉTIAGE

Implanté dans le département de la Vallée du Ntem, région du Sud, le barrage de Memve’ele affiche une puissance installée de 211 MW. Il alimente le réseau interconnecté Sud, qui dessert les régions du Centre, du Sud, du Littoral, de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest — le cœur démographique et économique du pays. Mais, contrairement aux barrages de Songloulou (384 MW) et d’Edéa (276,4 MW) construits sur la Sanaga, Memve’ele n’est pas adossé à des ouvrages de retenue d’appoint capables d’amortir les périodes de basses eaux.

Selon les explications de l’opérateur Eneo, le site est ainsi confronté deux fois par an à une baisse marquée du niveau du Ntem. Dans ces phases d’étiage, la production peut chuter jusqu’à 0 MW, créant un déficit immédiat dans l’offre d’électricité. À l’inverse, en période de forte hydrologie, l’ouvrage injecte plus de la moitié de sa puissance installée sur le réseau. Cette alternance entre pics de contribution et quasi-arrêts rend la performance globale du site particulièrement sensible à la qualité de son exploitation et de sa maintenance.

OBJECTIF : DISPONIBILITÉ MAXIMALE DES ÉQUIPEMENTS

C’est dans ce contexte que s’inscrit le marché lancé par EDC. Le Directeur général de l’entreprise publique entend recruter une société capable d’assurer une gamme complète de services de maintenance industrielle afin de garantir la pleine disponibilité de l’aménagement. Les prestations attendues couvrent : la disponibilité mécanique des ouvrages, pour permettre la production de la puissance maximale en fonction des conditions hydrologiques et des besoins du réseau ; l’ensemble des opérations de maintenance prédictive, préventive et curative des équipements ; la mise à disposition d’agents de sécurité, chargés d’assurer la protection des personnes et des biens, de jour comme de nuit.

Le prestataire devra travailler avec le personnel d’exploitation d’EDC « dans un esprit d’équipe et de franche collaboration », souligne le dossier. La participation est ouverte aux entreprises ou groupements installés au Cameroun disposant des compétences requises. Toutefois, pour prévenir les conflits d’intérêts, sont exclues les sociétés actives au Cameroun dans la production, le transport ou la distribution d’électricité.

Aluminium : Naxya Holding, Eagle Eye et Bathco se bousculent pour le rachat d’Alucam

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Le rachat des actifs de la Compagnie camerounaise de l’aluminium (Alucam) fait donc courir les investisseurs. Au cours de la seule année 2025, trois propositions ont été faites dans ce sens au gouvernement camerounais. La dernière en date est celle de Naxya Holding, maison-mère de la société Proalu, qui propose 100 milliards de FCFA à l’État du Cameroun pour reprendre et moderniser Alucam.

En effet, selon une note confidentielle reprise par nos confrères d’Investir au Cameroun, arrivée au cabinet du Premier ministre, le 30 décembre 2025, Naxya Holding écrit que « Faisant suite à notre manifestation d’intérêt pour une prise de participation dans la société Alucam SA, en date du 05 juin 2024, dans le cadre des négociations relatives aux synergies de fourniture de la matière première par Alucam à Proalu, nous, Naxya Holding, maison-mère de la société Proalu, venons par les présentes faire à l’Etat du Cameroun, notre offre de partenariat stratégique et capitalistique pour la restructuration et la modernisation d’Alucam, dans la perspective de faire de cette dernière la première industrie industrialisante de la sous-région sur la chaîne de valeur bauxite-alumine-aluminium, pour la conquête réussie du marché de la Zlecaf – Zone de libre-échange continentale africaine, NDLR», peut-on lire.

Naxya Holding ne précise pas le volume d’actions qu’elle souhaite acquérir dans le cadre de ce « partenariat stratégique et capitalistique » avec l’État du Cameroun. En revanche, la maison-mère de Proalu SA indique être disposée à injecter 100 milliards de FCFA et plaide pour « un actionnariat mixte avec la partie publique, nécessaire pour une efficacité, une efficience stratégique et opérationnelle en cohérence avec la politique industrielle choisie par le gouvernement de la République… ».

Avant Naxya Holding, c’est le trader suisse Bathco, présent sur les marchés de l’aluminium et des métaux stratégiques et Eagle Eye, véhicule d’investissements immatriculé à Singapour et appartenant au groupe Arise IIP du milliardaire indien Gagan Gupta, qui a fait part de son intention d’acquérir 70 % des actifs d’Alucam, qui ont présenté leur intention de racheter Alucam. Bathco, par exemple veut prendre le contrôle de 80 % d’Alucam, pour un investissement estimé à plus de 78 milliards de FCFA.

Andreas Schwarz, CEO de Bathco qui nous confirmait avoir soumis une proposition au gouvernement camerounais afin d’accompagner la relance d’Alucam, et indiquait par exemple que « Bien que nous ne puissions pas commenter les modalités détaillées dans le cadre de discussions en cours, nous pouvons affirmer clairement que notre proposition ne requiert pas que le gouvernement cède une participation majoritaire. Alucam resterait un actif national.

Notre proposition vise à protéger et à créer des emplois, à préserver un savoir-faire industriel critique et à positionner la production camerounaise sur des marchés où la demande d’aluminium bas carbone connaît une forte expansion. L’investissement est axé sur le renforcement de la base industrielle du Cameroun et la revitalisation d’Alucam en tant qu’actif d’importance stratégique et pilier central de la chaîne de valeur intégrée de l’aluminium du pays ». Avant d’ajouter que « Bathco et ses partenaires industriels sont prêts à mobiliser les ressources techniques, financières et opérationnelles nécessaires à une relance réussie. L’ensemble du financement provient de partenaires privés, sans recours à des subventions publiques. La structure est transparente et fondée sur le marché, afin de garantir la discipline financière et la durabilité à long terme ».

 En rappel, Bathco est un leader mondial dans les matières premières, les solutions technologiques et l’aluminium bas carbone, agissant comme partenaire stratégique de fonderies à travers le monde. « Nous fournissons des solutions sur mesure qui améliorent la performance opérationnelle, soutiennent une croissance durable et développent la production d’aluminium bas carbone. Bathco entretient un partenariat de longue date avec Alucam et continue de soutenir la fonderie à travers diverses initiatives », précisait Andreas Schwarz.

PROALU DÉJÀ PARTENAIRE D’ALUCAM

Cela peut donc constituer un avantage pour Naxya Holding dans cette course pour le rachat d’Alucam. « Pour mémoire, notre filiale Proalu s’est déjà engagée à travers une avance de trésorerie à Alucam de FCFA 10 milliards, afin de faciliter la relance de ses activités, contre une garantie de fourniture de produits, et nous nous sommes également engagés à garantir à Alucam un off-take de plus de FCFA 48 milliards minimum par an. A ce titre, nous sommes la première garantie de la relance de la société Alucam et de sa crédibilité bancaire à date », rappelle la holding dans sa note au chef du gouvernement.

Depuis le 13 août 2024, Proalu SA et Alucam sont liés par un contrat commercial garantissant l’achat par Proalu SA de 2 500 tonnes d’aluminium par mois. Ce volume représente environ 4 milliards de FCFA de revenus mensuels, soit 48 milliards de FCFA par an. Le contrat prévoit aussi une facilité de trésorerie de 10 milliards de FCFA au profit d’Alucam, mobilisable par Proalu SA en cas de nécessité. Dès l’année 2024, cette facilité a été activée, permettant à Alucam d’oxygéner sa trésorerie via une avance de 10 milliards de FCFA. Un mécanisme qui sécurise une part du chiffre d’affaires annuel et apporte une liquidité jugée significative, dans un contexte où l’entreprise peinait à attirer des repreneurs.

Ce contrat semble avoir relancé l’appétit d’investisseurs pour Alucam, recherchée en vain depuis la sortie de Rio Tinto de son tour de table en 2014. Dix ans ont ainsi été nécessaires, malgré le lancement en 2015 d’un appel d’offres visant à recruter une banque d’affaires pour aider l’État à trouver un partenaire stratégique, et un accord commercial avec Proalu S.A, pour que l’unique producteur d’aluminium dans la zone Cemac redevienne courtisé.

 ALUCAM, UNE ENTREPRISE EN DIFFICULTÉ DEPUIS PLUS D’UNE DÉCENNIE

Alucam, faut-il le rappeler accumule des pertes depuis plus d’une décennie, selon ses états financiers : -23,7 milliards de FCFA en 2024, -23,6 milliards de FCFA en 2023, -8 milliards de FCFA en 2022, -14 milliards de FCFA en 2020, -23 milliards de FCFA en 2019. Le Trésor public est par ailleurs souvent sollicité pour payer les consommations d’électricité, selon le même ensemble de documents.

Selon un rapport d’audit publié en novembre 2024 par la Chambre des Comptes de la Cour suprême, la restructuration nécessite une recapitalisation de 43 milliards de FCFA. Cet apport, précise l’institution, doit permettre de « remettre à niveau son outil de production de fonderie et de revenir à une production annuelle d’aluminium primaire de l’ordre de 110 000 à 120 000 tonnes ». C’est le niveau de production sur lequel s’aligne l’offre de Naxya Holding, qui met aussi en avant « l’avantage de ne pas solliciter des capitaux directs de l’Etat » dans le cadre de la modernisation.

Conflits agropastoraux : le Cameroun, le Tchad et la RCA recherchent une stratégie pacifique

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Douala a accueilli une rencontre interministérielle dans le cadre d’une série de concertations visant à valider le principe d’une adhésion officielle à la stratégie régionale de gestion apaisée de la transhumance par chacun des trois pays.

Au Tchad, en République centrafricaine (RCA) et au Cameroun, la transhumance transfrontalière génère des tensions récurrentes autour des ressources naturelles. Ce, alors que cette mobilité pastorale saisonnière contribue à la sécurité alimentaire et à la résilience économique des communautés rurales. Depuis 2020, le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) accompagne un processus de dialogue politique et technique entre la RCA, le Tchad et le Cameroun en lien étroit avec la FAO et la Minusca afin de promouvoir une gestion apaisée et coordonnée de la transhumance transfrontalière.

En effet, lors des pourparlers de la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, les parties avaient relevé que l’une des dimensions de la crise centrafricaine était les violences liées à la transhumance et surtout la transhumance transfrontalière, qui serait, selon elles à l’origine de la détérioration des relations intercommunautaires, notamment entre les communautés d’éleveurs et d’agriculteurs. Ensuite, reconnaissant aussi le potentiel économique et les retombées sociales d’une transhumance apaisée, les parties s’étaient engagées à faire de la transhumance une activité pacifiée et sécurisée, en associant les communautés d’agriculteurs et éleveurs. Cependant, des initiatives de résolution restent disparates. Il est désormais question de mettre en place une stratégie de gestion commune aux trois pays.

Trois rencontres interministérielles sont prévues afin de valider le principe d’une adhésion officielle à la stratégie régionale de gestion apaisée de la transhumance,par chaque pays. Douala a accueilli la première fin janvier dernier. Les principaux objectifs de cette rencontre étaient entre autres d’examiner la stratégie commune de gestion de la transhumance transfrontalière ; d’analyser les progrès, défis et perspectives de mise en œuvre du plan d’action conjoint RCA–Tchad et identifier les ajustements nécessaires pour son opérationnalisation, avec l’inclusion du Cameroun. Il était également question de définir les rôles, responsabilités et contributions de chaque ministère et institution nationale concernée (Élevage, Agriculture, Environnement, Sécurité, Affaires étrangères, Directions nationales des frontières, etc.) dans la mise en œuvre coordonnée du plan d’action et de la stratégie.

Réactions

Abdou jonathan,  coordonnateur Parttac FAO

 « La transhumance est aujourd’hui confrontée à de multiples contraintes »

 « Le Cameroun, le Tchad et la République Centrafricaine disposent d’un potentiel pastoral et d’un cheptel d’importance stratégique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la création de revenus et la lutte contre la pauvreté. La transhumance, en tant que mode ancestral et rationnel de gestion des ressources pastorales, contribue significativement à la durabilité des systèmes d’élevage et à l’accroissement des productions animales. Cependant, cette pratique est aujourd’hui confrontée à de multiples contraintes : l’insécurité liée à l’activisme de groupes armés et terroristes, la réduction progressive des couloirs de passage et des aires de pâturage, l’insuffisance des points d’eau, ainsi que la pression croissante sur les ressources naturelles. Ces facteurs concourent à l’exacerbation des conflits entre éleveurs, agriculteurs et autres usagers de l’espace rural, fragilisant ainsi la cohésion sociale et la stabilité des zones concernées. Face à ces défis complexes et interdépendants, la FAO réaffirme sa détermination à accompagner les États et les acteurs concernés dans la promotion d’une transhumance transfrontalière apaisée, durable et mieux intégrée à l’échelle sous-régionale. »

Annie Claire Ngo Ongla, Directeur des pâturages, Minepia

« L’approche concilie préservation des ressource, sécurité des populations et équilibre socio-économique »

« Notre sous-région dispose d’un cheptel parmi les plus importants d’Afrique subsaharienne, véritable pilier de nos économies et de nos cultures. Le pastoralisme transhumant, pratiqué depuis des siècles, demeure un vecteur de sécurité alimentaire, de développement rural et d’adaptation aux changements climatiques, tout en favorisant un équilibre écologique durable. Le Projet PARTTAC, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la FAO en partenariat avec les gouvernements concernés, constitue une réponse concrète à ces enjeux. Il vise à renforcer la gouvernance et la gestion de la transhumance entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine, dans une approche intégrée de développement durable conciliant préservation des ressources naturelles, sécurité des populations et équilibre socio-économique. Avec l’appui du Centre pour le Dialogue Humanitaire, quelques leçons apprises, issues des dialogues communautaires et inter-états seront partagées afin de capitaliser les acquis et adapter les approches. Cela permettra de mettre en place des mécanismes de coordination efficaces pour une gestion durable et pacifique de la transhumance transfrontalière. »

Perspectives : BGFIBank trace sa boussole 2030 et précise ses priorités stratégiques

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À Douala, le rendez-vous annuel des cadres dirigeants du Groupe BGFIBank n’a pas seulement marqué l’ouverture de l’exercice 2026. Il a surtout permis de projeter l’institution dans une nouvelle phase de son développement. Pour la troisième année consécutive, la capitale économique camerounaise a servi de cadre à ces échanges de haut niveau, confirmant sa place stratégique dans le dispositif régional du groupe.

Durant trois jours, les discussions ont mobilisé les principaux décideurs autour d’un objectif commun : définir un fil conducteur clair et cohérent pour améliorer durablement la productivité, la performance et la qualité de service du Groupe BGFIBank. Une réflexion transversale, nourrie par les contributions des filières Commerciale, Engagements et Qualité, mises en exergue au cours de ces assises. 2026,

UNE ANNÉE DE TRANSITION STRATÉGIQUE

Face à la presse, le Président-Directeur Général du Groupe, Henri-Claude Oyima, a tenu à replacer ces travaux dans leur contexte. L’année 2026 marque, selon lui, un tournant décisif, avec la clôture du précédent projet d’entreprise « Dynamique 2025 ». Un cycle stratégique qui a permis au groupe de consolider ses acquis, d’améliorer ses fondamentaux et de renforcer sa position de leader dans la zone CEMAC.

« 2026 est une année charnière pour le Groupe BGFIBank », a souligné le PDG, avant de présenter les contours du nouveau projet d’entreprise 2026-2030, baptisé « BGFI 30 » ou « B30 ». Ce plan quinquennal entend inscrire l’institution dans une dynamique de performance renforcée, en phase avec les exigences croissantes du secteur bancaire et financier.

QUATRE PILIERS POUR RENFORCER L’EFFICACITÉ GLOBALE

Au cœur de « BGFI 30 » se trouvent quatre piliers structurants, tous orientés vers un même objectif : le renforcement de l’efficacité opérationnelle du Groupe. Il s’agit de l’efficacité organisationnelle, de l’efficacité du capital humain, de l’efficacité des ressources et de l’efficacité commerciale. Pour Henri-Claude Oyima, ces axes stratégiques traduisent la volonté du groupe d’optimiser son fonctionnement interne tout en consolidant sa capacité à créer de la valeur pour ses clients et partenaires. « L’objectif de ce projet d’entreprise, c’est le renforcement de l’efficacité opérationnelle du Groupe BGFIBank, qui a aujourd’hui plus de 55 ans d’existence », a-t-il rappelé.

Cette longévité, a insisté le PDG, repose sur une constante : la recherche permanente de l’excellence. Une exigence qui irrigue l’ensemble des métiers du groupe et qui constitue, depuis 1971, l’un des principaux facteurs de sa résilience et de sa croissance.

LE CLIENT AU CŒUR DE LA DÉMARCHE

Au-delà des concepts stratégiques, l’excellence prônée par BGFIBank se traduit avant tout par une attention particulière portée au client. Pour le management du groupe, mettre le client au centre des préoccupations n’est pas un slogan, mais une réalité opérationnelle qui guide les choix et les investissements.

Dans cette optique, le Cameroun apparaît comme un terrain privilégié pour le déploiement de cette vision. « Le Cameroun est un pôle de croissance pour le Groupe BGFIBank », a souligné HenriClaude Oyima, mettant en avant le potentiel économique du pays et son rôle dans la stratégie régionale du groupe. L’ambition affichée est claire : accompagner les clients avec davantage de services, plus de proximité et une valeur ajoutée renforcée.

VINGT PRIORITÉS POUR CONCRÉTISER LA VISION 2030

En complément des quatre piliers, « BGFI 30 » s’appuie sur vingt priorités stratégiques, destinées à traduire la vision du groupe en actions concrètes. Ces priorités couvrent l’ensemble des métiers et visent à « magnifier l’excellence », selon les termes du PDG, afin d’offrir une expérience client toujours plus qualitative.

L’objectif final demeure inchangé : être durablement aux côtés des clients, leur proposer les meilleures solutions financières et développer une approche relationnelle fondée sur la confiance et la performance. Une ambition qui, au Cameroun, se vérifie déjà depuis près de quinze ans, à la faveur d’une présence bancaire en constante évolution.

UN HOMMAGE AUX FEMMES ET AUX HOMMES DU GROUPE

En conclusion de cette séquence stratégique, Henri-Claude Oyima a tenu à saluer l’engagement des collaborateurs du Groupe BGFIBank. Pour le PDG, la solidité et la crédibilité de l’institution reposent avant tout sur le professionnalisme, le dévouement et la rigueur de ses équipes.

À travers « BGFI 30 », le Groupe BGFIBank se dote ainsi d’une boussole claire pour les années à venir. Une trajectoire ambitieuse, assumée, et résolument tournée vers l’efficacité, l’excellence et la satisfaction durable de ses clients, dans un environnement financier en pleine mutation.

Stratégie : le Groupe BGFIBank lance « BGFI 30 », son projet d’entreprise 2026-2030

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Depuis plus d’un demi-siècle, le Groupe BGFIBank s’impose comme l’un des piliers du paysage financier africain, et singulièrement de la zone CEMAC. Fondé en 1971, le groupe n’a cessé d’élargir son champ d’actions, bâtissant progressivement une offre globale et intégrée couvrant la banque commerciale, la banque d’investissement, les services financiers spécialisés ainsi que les assurances. Une diversification stratégique portée par une présence aujourd’hui étendue à 12 pays, parmi lesquels le Cameroun, le Gabon, le Congo, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, la France ou encore le Sénégal.

Fidèle à sa tradition managériale, le Groupe BGFIBank réunit régulièrement ses principaux décideurs afin d’anticiper les mutations du secteur bancaire et d’adapter en permanence son modèle économique. C’est dans cette logique que s’est tenue à Douala, pour la troisième fois consécutive, la Convention des Cadres Dirigeants du Groupe, sous la houlette de son Président Directeur Général, Henri-Claude Oyima.

UNE CONVENTION STRATÉGIQUE AU CŒUR DES ENJEUX DE PERFORMANCE

Pendant quatre jours, près de 140 cadres dirigeants et experts métiers venus de l’ensemble des filiales ont pris part à des travaux de fond visant à consolider la performance globale du groupe. L’édition 2026 de cette convention revêtait un caractère tout particulier : il s’agissait non seulement de définir les priorités stratégiques de l’exercice en cours, mais aussi de marquer le lancement officiel du nouveau projet d’entreprise 2026-2030, baptisé « BGFI 30 », ou « B30 ».

Ce nouveau plan stratégique se veut une réponse structurée aux défis contemporains du secteur financier : intensification de la concurrence, exigences accrues des clients, pression réglementaire, transformation digitale et nécessité de renforcer la solidité financière des établissements bancaires.

DES SÉMINAIRES MÉTIERS ALIGNÉS SUR UNE VISION COMMUNE

En marge de la convention des cadres dirigeants, les séminaires des filières Commerciale et Engagements ont également tenu leurs assises autour du thème central :« Agilité commerciale et discipline financière : les leviers de notre efficacité 2030 ». Ces travaux ont mis l’accent sur la nécessité de concilier conquête commerciale, qualité du portefeuille et maîtrise des risques, dans un environnement économique marqué par l’incertitude et la volatilité.

L’objectif est clair : renforcer l’efficacité commerciale tout en préservant la solidité financière qui fait la réputation du groupe. Parallèlement, la filière Qualité a conduit des réflexions approfondies sur le thème : « Optimisation de la qualité de service et expérience client ». Dans un contexte où la relation client devient un facteur clé de différenciation, le Groupe BGFIBank entend placer l’excellence opérationnelle et la satisfaction client au cœur de son modèle de croissance.

« BGFI 30 », UN PROJET STRUCTURÉ AUTOUR DE QUATRE PILIERS

 Le nouveau projet d’entreprise 2026-2030 repose sur quatre piliers stratégiques majeurs, conçus comme les moteurs de la performance durable du groupe :

● L’efficacité organisationnelle, visant à simplifier les processus, renforcer la gouvernance et accroître la réactivité des structures ;

● L’efficacité du capital humain, à travers le développement des compétences, la valorisation des talents et le renforcement de la culture de performance ;

● L’efficacité des ressources, orientée vers une meilleure allocation du capital, l’optimisation des coûts et l’intégration des outils digitaux ;

● L’efficacité commerciale, centrée sur la croissance rentable, l’innovation produit et la qualité de la relation client.

Avec « BGFI 30 », le groupe affiche clairement son ambition : consolider son leadership régional tout en préparant activement l’horizon 2030.

UN GROUPE PRIVÉ, LEADER RÉGIONAL ET TOURNÉ VERS L’AVENIR

Détenu à 100 % par des actionnaires privés, BGFI Holding Corporation est aujourd’hui le premier groupe financier de la zone CEMAC. Leader sur son marché domestique au Gabon, il occupe également des positions de référence au Congo et dans plusieurs autres pays d’implantation. Le groupe emploie près de 3 000 collaborateurs et s’appuie sur des marques fortes dans la banque commerciale, le financement des entreprises, la banque privée, la gestion d’actifs, ainsi que les services financiers spécialisés et les assurances.

 Depuis 1971, BGFIBank accompagne une clientèle diversifiée, allant des institutions aux grandes entreprises, en passant par les particuliers haut de gamme et les PMEPMI à fort potentiel. Une longévité bâtie sur des valeurs constantes : l’exigence, l’excellence et la confiance.

À l’aube de ses 55 ans de présence auprès de sa clientèle, le Groupe BGFIBank, à travers BGFI Holding Corporation, réaffirme sa volonté de poursuivre une croissance responsable et durable. La convention de Douala et le lancement de « BGFI 30 » apparaissent ainsi comme une étape clé dans la trajectoire d’un groupe résolument engagé à façonner la banque africaine de demain.

Hydrocarbures Transfrontaliers: Le Cameroun et la Guinée équatoriale scellent un accord historique

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La Guinée équatoriale et le Cameroun ont officiellement acté, le mardi 3 février 2026 à Malabo, l’exploitation conjointe de leurs gisements d’hydrocarbures situés en zone frontalière. L’accord d’unitisation du projet du champ gazier Yoyo-Yolanda a été signé au Palais du Peuple, sous la présidence du Vice-président Equato-guinéen, S.E. Nguema Obiang Mangue, en présence de hautes autorités des deux pays et des principaux opérateurs pétroliers concernés. Le Cameroun y était représenté par le ministre des Mines, Fuh Calistus Gentry qui séjourne en République de Guinée Équatoriale depuis le 1er février 2026 pour une visite de travail.

Au cours de ce séjour en Guinée équatoriale, le ministre Fuh Calistus gentry a visité la raffinerie de gaz naturel Punta Europa. Il s’agit ici d’un pôle industriel majeur de l’Afrique centrale abritant un terminal d’hydrocarbures, une usine de Gaz naturel liquéfié (GNL) qui exporte du gaz pour des champs d’Alba et de Alen. Fuh Calistus Gentry accompagné entre autres par Nathalie Moudiki, haut cadre de la SNH, a également été convié à l’ouverture d’une station Tradex, où il a été reçu par le Viceprésident Equato-Guinéen, Teodoro Nguema Obiang.

Qualifié d’« étape historique » par les parties prenantes, l’accord consacre une volonté politique affirmée de transformer un potentiel géologique partagé en levier commun de croissance, de recettes publiques et d’emplois. Il s’inscrit dans la dynamique impulsée en 2023 par les chefs d’État camerounais et équatoguinéen, soucieux de renforcer leur positionnement comme pôles énergétiques crédibles en Afrique centrale.

UN CADRE JURIDIQUE POUR PRÉVENIR LES CONFLITS ET MAXIMISER LA VALEUR

Devant le Premier ministre équatoguinéen Manuel Osa Nsue, des membres du gouvernement, des représentants du Cameroun, de l’ambassade des États-Unis et des dirigeants de Chevron, de la Société nationale des hydrocarbures du Cameroun (SNH) et de GEPetrol, le Vice-président Nguema Obiang Mangue a insisté sur la portée stratégique de l’accord. « Les succès de cet accord démontrent que la coopération sincère est le chemin le plus direct pour la gestion efficace des ressources naturelles partagées », a-t-il déclaré.

 Concrètement, l’accord d’unitisation permet une gestion rationnelle et équitable du gisement Yoyo-Yolanda, conformément aux standards internationaux. Il complète l’accord bilatéral de 2023 qui avait posé le cadre juridique général de la coopération. En dotant les États et les opérateurs d’un instrument technique précis, le texte vise à sécuriser les investissements, optimiser la production et prévenir d’éventuels litiges futurs, fréquents dans les zones transfrontalières mal délimitées.

UN SIGNAL FORT DANS UN CONTEXTE ÉNERGÉTIQUE SOUS TENSION

Cette avancée intervient alors que les pays producteurs du golfe de Guinée font face à un double défi : le déclin naturel de certains champs matures et la pression croissante pour financer la transition énergétique sans renoncer aux revenus pétroliers et gaziers. Pour le Cameroun, dont la production d’hydrocarbures reste modeste mais stratégique pour l’équilibre budgétaire, l’exploitation conjointe représente une opportunité de stabiliser ses recettes et de valoriser des ressources jusque-là inexploitées.

Pour la Guinée équatoriale, c’est une première historique : jamais le pays n’avait engagé une exploitation conjointe de gisements frontaliers avec un État voisin. La présence de Chevron, acteur majeur du secteur en Afrique centrale, aux côtés des compagnies nationales SNH et GEPetrol, confère au projet une crédibilité opérationnelle supplémentaire. Elle traduit également l’intérêt renouvelé des majors pour des projets juridiquement sécurisés dans une région souvent perçue comme à risque.

UNE COOPÉRATION APPELÉE À FAIRE ÉCOLE

Au-delà de Yoyo-Yolanda, l’accord est observé de près par les autres pays de la sous-région CEMAC, où plusieurs bassins sédimentaires transfrontaliers restent sous-exploités faute de consensus politique et technique. En ce sens, le partenariat Cameroun–Guinée équatoriale pourrait servir de modèle de gouvernance partagée des ressources naturelles, à l’heure où la stabilité régionale et la coopération Sud-Sud redeviennent des priorités. « Le champ Yoyo-Yolanda représente bien plus qu’un gisement : il symbolise la maturité institutionnelle de nos États et notre capacité à transformer un défi géologique transfrontalier en opportunité de prospérité partagée », a résumé le Vice-président équatoguinéen.

Deux mois seulement après la dernière visite de Nguema Obiang Mangue à Yaoundé et ses échanges avec le président Paul Biya, la rapidité de la conclusion de l’accord illustre l’engagement personnel des dirigeants et la convergence d’intérêts des deux pays. Reste désormais le défi de la mise en œuvre effective, attendue par les marchés, les partenaires techniques et les populations riveraines, premières bénéficiaires promises de cette nouvelle ère de coopération énergétique.

Par Yves TCHENANG

Cacao-Café : La campagne 2025-2026 des subventions du FODECC s’ouvre avec une dotation de 4 milliards FCFA

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La campagne des subventions 2025-2026 du Fonds de développement des filières cacao-café (FODECC) est donc officiellement lancée. Le 26 janvier 2026, lors d’une rencontre consacrée à l’évolution de la campagne et aux derniers ajustements techniques pour la finalisation des applications des différents guichets, l’Administrateur du FODECC, Samuel Donatien Nengue, a indiqué que cette nouvelle campagne des subventions 2025, financée par CAFI, (Initiative pour les Forêts de l’Afrique Centrale) démarre avec une cagnotte totale de 4 milliards FCFA, répartie à 40% pour le café (1,6 milliard FCFA) et 60% pour le cacao (2,4 milliards FCFA).

Cette année, la part dédiée au café connaît une hausse significative, répondant aux besoins accrus des producteurs. Et déjà au 26 janvier 2026, un peu plus de 1% de l’enveloppe totale a déjà été consommée, a-t-on précisé. Les commandes continuent d’affluer selon le principe « premier arrivé, premier servi », et la campagne restera active jusqu’à l’épuisement du budget. Pour ce début de campagne, les femmes représentent déjà 37% des bénéficiaires, contre 62% pour les hommes, respectant ainsi les prescriptions du guichet producteurs et les objectifs de couverture équitable.

 Les régions concernées sont le Nyong et Mfoumou, dans la région du Centre ; tout le Grand Sud ; une partie de l’Ouest ; Mémé et Lebialem dans le Sud-Ouest ; Mentchum, Mbui dans le NordOuest et toute la région de l’Est. Pour l’accès des partenaires et le suivi du processus, l’Administrateur du FODECC a précisé que les représentants du Fonds international de développement agricole (FIDA), de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA) et du projet pilote d’appui à l’intensification durable de l’agriculture et à la transition Agro-écologique (PAIDATA) dûment identifiés, auront un accès direct à l’évolution du processus, garantissant transparence et suivi rigoureux des subventions.

Mais déjà, signale-t-on, certains producteurs rencontrent des difficultés pour s’enregistrer dans les zones dites « black zones », en raison de l’absence ou de l’insuffisance des partenaires techniques et financiers du FODECC, notamment les agro-dealers et les EMF/Banques. Cette situation a conduit à une sensibilisation accrue des acteurs dans le cadre de cette campagne.

En rappel, lancé en 2021, le guichet producteurs est un mécanisme qui permet aux producteurs de cacao et/ou de café des différents bassins agricoles du pays de rentrer directement en possession des subventions gouvernementales de masse ou à la carte. Pour ce faire, il suffit pour le producteur d’enregistrer ses données au FODECC et de déposer sa quote-part de 60% dans une institution financière. Il recevra en contrepartie sa subvention à hauteur de 30 à 40% de l’investissement, en l’occurrence un bon d’achat pour l’acquisition des plants, des intrants agricoles, des produits phytosanitaires, des équipements et des machines agricoles, ainsi que des infrastructures de soutien à la production.

En 2023 par exemple, le FODECC a annoncé avoir distribué 6,3 milliards de FCFA de subvention aux producteurs, ce qui leur a permis de générer un chiffre d’affaires global de 15,8 milliards de FCFA. Le guichet ambitionne à terme d’injecter 50 milliards de FCFA dans les filières cacao et café en 5 ans afin de booster la production.

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