lundi, avril 6, 2026
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Infrastructures routières : Un kilomètre de route coûte entre 409 et 864 millions FCFA

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Infrastructures : le Mintp évalue l’évolution des chantiers routiers dans le sud

C’est une question qui anime le débat au Cameroun : les coûts de construction et réhabilitation des infrastructures routières au Cameroun. Et, lors de la conférence semestrielle des services centraux et déconcentrés du ministère des Travaux publics, les 5 et 6 février 2026 à Yaoundé, cette question a été abordée par l’ingénieur de l’Etat. Ce, en donnant des indications précises sur les coûts de construction et réhabilitation d’un certain nombre de routes. 

Au ministère des Travaux publics, l’on précise qu’il est désormais question de faire plus ou moins. Pour cela, les constats et observations sur les dernières attributions des marchés, permettent de relever une tendance à la baisse des coûts, liée en grande partie à la compétitivité et à la forte concurrence qui caractérisent les entreprises de BTP. Les données recueillies par le MINTP renseignent donc que le coût le moins élevé du kilomètre bitumé est de 358 068 778 FCFA. S’agissant par exemple des travaux de reconstruction de la route Ngaoundere-Garoua, le coût moyen est globalement de 409 842 355 FCFA au kilomètre. 

S’agissant de ce projet, précise-t-on, les coûts oscillent entre et 358 068 778 FCFA et 772 463 644 FCFA en fonction des ouvrages à construire et du linéaire. Sur la section Ngaoundére-Carrefour Malang y compris le renforcement de la section carrefour Malang-Bas de la Falaise de Mbé (36 km) où il est prévu 14 km en 2×2 voies et 2 échangeurs, sur un linéaire total de 50 km, le coût au km est de 772 463 644 FCFA. Sur la section Bas de la Falaise-Pont de Keroua, longue de 39 km avec la construction de 232.55 ml d’ouvrages, le coût au kilomètre est de 748 432 860 FCFA. 

Le coût au kilomètre sur la section Pont Salah-Entrée village Ouro Andre (56 km) est de 358 068 778 FCFA en raison d’une offre au prix préférentiel faite par l’entreprise qui a soumissionné pour deux lots, explique-t-on, tandis que sur la section Entrée village Ouro Andre-Pont sur la Benoué, longue de 56 km, le coût au kilomètre est de 465 576 058 km. S’agissant des travaux de réhabilitation et d’élargissement de la chaussée des sections Maroua-Moutourwa, Magada-Guidiguis et Guidiguis-Yagoua, le coût en moyenne est de 498 970 267 FCFA au kilomètre. 

De manière précise, sur la section Maroua-Moutourwa, longue de 36 km, le coût au kilomètre est de 492 325 264 FCFA. Sur la section Magada-Guidiguis, d’un linéaire de 68.7 km, le coût des travaux au kilomètre est de 493 456 971 FCFA. Pendant que sur la section Guidiguis-Yagoua, longue de 68.3 km, les travaux ont été attribués au coût de 508 018 342 FCFA au kilomètre. Les travaux de construction de la route Ngatt-Febadi-Likok, longue de 144,30 km coûtent pour leur part 410 596 743 FCFA au kilomètre, soit 395 936 261 FCFA sur la section Ngatt-Tekel, d’un linéaire de 68.4 km et 423 756 547 FCFA au kilomètre sur la section Tekel-Likok, longue de 76.2 km. 

MORA DABANGA-KOUSSERI, ROUTE LA PLUS CHÈRE 

Pour le projet de reconstruction de la route Mora Dabanga-Kousseri, le coût est actuellement le plus élevé, avec une moyenne de 864 694640 FCFA au kilomètre. Ce, en raison de la structure de la chaussée et de ses constituants, d’une part, et de l’environnement sécuritaire, d’autre part, infome-t-on. Sur la section Mora-Tchakamari qui s’étend sur 22 km, le coût au km est de 557 293 245 FCFA, et sur la section Tchakamari-Waza, longue de 41 km, les travaux coûteront 923 292 338 FCFA, le kilomètre.

 Entre Waza et Zizague, sur un itinéraire de 46,575 km, le coût au kilomètre est de 1 022 89239 FCFA. Tandis que sur la section Zigague-Kabo, longue de 53.425 km, y compris la construction du pont de Tildé, le coût au kilomètre est de 631 715 055 FCFA. Les travaux de la section Tilde-Kousseri, d’un linéaire de 37 km, y compris la voie de contournement de Kousséri coûtent 1 145 743 046 FCFA au kilomètre.

Exploitation aurifère : des nouvelles mesures pour capter davantage de recettes de l’or

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L’annonce a été formalisée dans un communiqué publié à l’issue des concertations tenues le 21 janvier entre le ministère, la SONAMINES et les opérateurs miniers. Le document acte le retrait imminent des autorisations d’exploitation artisanale semi-mécanisée pour les titulaires n’ayant pas respecté les obligations réglementaires. Selon le ministère, le délai de cinq jours accordé pour le paiement de la caution de remise en état des sites et la signature des cahiers de charges a été largement dépassé. À compter du 20 février 2026, les autorisations concernées seront retirées et les sites fermés, conformément au Code minier en vigueur.

Assainir le secteur pour protéger les recettes publiques

Pour les exploitants encore en règle, les autorités accordent un délai de trois mois. Ils devront soit mettre en place un système d’exploitation dit en vase clos, soit conclure un partenariat avec un opérateur disposant déjà de ce dispositif. Ils devront également produire une étude de faisabilité sommaire précisant la teneur moyenne du site et le seuil minimal de production attendu. L’objectif affiché est de permettre à l’État d’anticiper les volumes réellement exploitables et de mieux contrôler les déclarations de production.

Le ministère précise que toute nouvelle demande d’autorisation d’exploitation artisanale semi-mécanisée sera désormais conditionnée à une autorisation préalable d’accès au site délivrée par le délégué régional compétent. Cette étape vise à encadrer les sondages nécessaires aux études de faisabilité. Les dossiers devront aussi inclure un cahier de charges signé par l’ensemble des parties prenantes et les justificatifs de paiement aux fonds de restauration des sites miniers.

Les autorités rappellent par ailleurs l’interdiction du travail de nuit et de toute activité d’exploitation artisanale semi-mécanisée à l’intérieur des permis de recherche. À partir de la notification de l’autorisation, les exploitants disposeront de trois mois pour se conformer au système en vase clos, présenté comme un outil central de suivi de la sincérité des déclarations et de contrôle effectif de la production.

Une réponse à une fraude massive et coûteuse

Dans son communiqué, le gouvernement replace ces mesures dans un contexte régional marqué par l’ampleur de l’informel. Il évoque des volumes d’or exportés sans déclaration estimés à 29 tonnes au Soudan, 18 tonnes au Tchad, 19 tonnes au Rwanda ou encore 52 tonnes au Togo. Au Ghana, près de 80 pour cent de l’or artisanal exporté échapperait aux circuits officiels.

Le Cameroun n’échappe pas à cette dynamique. Les autorités soulignent toutefois des progrès, affirmant qu’environ 1 500 kilogrammes d’or ont été canalisés vers le Trésor public ces dernières années, contre seulement 37 kilogrammes cumulés entre l’indépendance et les années 2000. Un gain encore modeste au regard des écarts mis en évidence par les statistiques internationales.

La décision gouvernementale intervient dans le sillage d’un rapport récent de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives, qui pointe un écart de 15 tonnes entre les exportations officielles du Cameroun et l’or importé depuis le pays, notamment par les Émirats arabes unis. En 2023, le Cameroun n’a officiellement exporté que 22,3 kilogrammes d’or, alors que les données douanières internationales font état de 15,2 tonnes importées depuis le Cameroun la même année, dont plus de 90 pour cent par les Émirats arabes unis.

Dubaï, plaque tournante et défi pour la traçabilité

Avec le marché de l’or à Dubaï, les Émirats arabes unis se sont imposés comme un hub mondial du négoce du métal jaune. Une partie de ces flux provient de sources peu traçables. Selon l’ONG SWISSAID, s’appuyant sur des statistiques onusiennes, le pays a importé 748 tonnes d’or africain en 2024, soit plus de la moitié de ses importations totales.

Pour le ministre Fuh Gentry, le problème est structurel. « L’or produit au Cameroun provient essentiellement de l’artisanat minier et de l’artisanat semi-mécanisé, sans étude de faisabilité préalable permettant à l’État d’anticiper la production attendue », explique-t-il. Il souligne également la porosité des frontières terrestres, qui facilite la contrebande d’or produit dans les pays voisins et exporté « au nom du Cameroun comme pays d’origine ».

Mieux capter la valeur à la source

Au-delà des sanctions, le gouvernement veut renforcer son emprise économique sur la filière. Il envisage d’intensifier le contrôle de la production via la SONAMINES, chargée d’acheter l’or local. Alors qu’aucune mine industrielle d’or n’est actuellement en activité dans le pays, les autorités affichent leur volonté de promouvoir l’exploitation industrielle, jugée plus facile à contrôler et plus contributive aux finances publiques.

Des discussions sont également engagées avec des partenaires privés afin de canaliser l’or dès les sites de production. Cette approche vise à améliorer la maîtrise des volumes extraits et à renforcer la collecte à la source de l’impôt synthétique de 25 pour cent et de la taxe à l’exportation de 5 pour cent, sur la base de la production réelle.

Le gouvernement appelle enfin l’ensemble des acteurs du secteur à se conformer strictement à ces nouvelles règles. Il les présente comme un levier essentiel pour protéger l’environnement, renforcer la traçabilité de l’or et maximiser les retombées économiques du secteur minier au bénéfice de l’État.

Fécavolley : Bello Bourdane smache ses adversaires

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L’assemblée générale de la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley) a reconduit Bello Bourdanne à sa présidence, ce 7 février 2026 à Yaoundé. 61 voix sur les 68 suffrages valablement exprimés ont ainsi permis au président sortant de bénéficier de quatre nouvelles années de confiance à la tête de la Fécavolley. « Le volleyball camerounais est une famille. Nous manquons de ressources et les divisions ne servent à rien », a lancé le président réélu. Regrettant que l’ancien exécutif dirigé par Julien Serge Abouem continue d’entretenir polémiques et divisions au sein du volleyball camerounais. Bénéficiant du soutien de certaines autorités administratives. Et le processus électoral a été émaillé de fortes perturbations. Les autorités administratives ayant très souvent empêché la tenue des assemblées générales électives aux niveaux régionaux. Et même cette dernière étape ne s’est tenue que grâce à une feinte organisée contre ces autres adversaires coiffées de la casquette de l’administration, pourtant chargée de veiller à la bonne tenue des manifestations, et non à prendre position dans des conflits internes aux organisations. Aboubakar Garba le sous-préfet de Yaoundé II, avait signé un arrêté interdisant la tenue de cette assemblée générale élective, évoquant un défaut de déclaration préalable et des risques de troubles à l’ordre public. Les travaux se sont tenus finalement au siège du Conseil économique et social.

Liste complète des nouveaux dirigeants de la Fécavolley

C’était sans compter avec la détermination d’un Bello Bourdanne déjà habitué à ces interdictions des manifestations organisées par la Fécavolley. Avec l’aval de la Confédération africaine de volley-ball (Cavb). L’instance continentale de gestion du volleyball avait envoyé ses émissaires superviser les travaux. Une équipe dirigée par le Zimbabwéen Ringisai Hilaro Mapondera, président de la commission juridique de la Cavb, qu’accompagnait le Libérien Moiffie Kanneh, membre de la même commission juridique de la Cavb. Mais loin d’une bravade de l’autorité administrative, la Fécavolley suit la ligne directrice de la tutelle, le ministère des Sports et de l’éducation physique. « La seule autorité compétente en matière de sport, c’est le ministère des Sports, et en matière olympique, c’est le Comité national olympique et sportif », a rappelé Bello Bourdanne. Et d’ailleurs, le Minsep était représenté aux travaux, par Gaston Ndjoume.

Réconciliation

Bello Bourdanne a été élu la première fois en janvier 2023, pour un mandat transitoire, dans un contexte de crise interne à la Fédération. L’ancien premier vice-président qui s’était brouillé avec sa hiérarchie, aura été exclu de l’exécutif, autant que d’autres cadres de la Fécavolley. Alors que la crise s’enlisait et que la famille du volleyball se divisait, l’homme a été propulsé à la tête de la Fécavolley en janvier 2023. Son ambition déclarée était la ‘réconciliation » de la famille du volleyball. Il butera contre un ancien président résolument déterminé à ne pas céder son fauteuil. Aujourd’hui, le volleyball vit une division de fait, et Julien Serge Abouem continue de se considérer comme le président de la fédération, soutenu en cela par certaines autorités de la République, malgré la reconnaissance de son successeur par les instances continentales et mondiales du volleyball. Abouem, lui, a opté pour les tribunaux civils, plutôt les juridictions sportives où il a essuyé un échec face à la Fédération internationale de volley-ball (Fivb) devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Infrastructures routières : Le relèvement du réseau routier, priorité du MINTP en 2026

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Plusieurs axes routiers du réseau national connaissent actuellement des dégradations importantes qu’il importe de contenir. Notamment Yaoundé-Douala ; Bekoko-Pont du Nkam-Bandjoun ; Yaoundé-Ayos-Bonis ; Bertoua-Garoua-Boulaï ; Edéa-Kribi et Bekoko-Limbe-Idénau. Aussi, comme l’a annoncé Emmanuel Nganou Djoumessi, le ministre des Travaux publics, à l’ouverture de la conférence semestrielle des services centraux et déconcentrés du ministère des Travaux publics, l’action de son département ministériel visera tout au long de l’année 2026, à privilégier des interventions d’urgence sur ces axes prioritaires, tant en ce qui concerne les actions immédiates liées à l’amélioration de leur praticabilité que pour leur reconstruction avec le concours des partenaires techniques et financiers. Néanmoins, du bilan fait le Mintp, au 31 décembre 2025, 2 442 km de nouvelles routes ont été livrées sur un objectif intermédiaire de 3 600 km dans le cadre de la SND30, soit un linéaire de 1 158 km restant à bitumer.

 Parmi les axes achevés figurent Batchenga-Ntui-Yoko-Lena–Tibati-Ngatt ; Olama-Bingambo ; Sangmélima-Bikoula-Djoum ; Maroua-Mora ; Mintom-Lele-Ntam ; Maroua-Bogo et Grand-Zambi-Kribi. Par ailleurs, 832,54 km de routes bitumées ont été réhabilités sur un objectif intermédiaire de 1 800 km, laissant un écart de 967 km à rattraper. Des sections telles que Yaoundé-Bafoussam-Babadjou-Bamenda figurent parmi les axes livrés. Des travaux sont en cours sur des corridors stratégiques comme Mora-Dabanga-Kousseri et Ngaoundéré-Garoua.

LES MATÉRIAUX LOCAUX POUR RÉDUIRE LES COÛTS DES TRAVAUX ROUTIERS

La nécessité de l’utilisation des matériaux locaux dans l’entretien routier également était également l’un des sujets abordés au cours de la conférence semestrielle des services centraux et déconcentrés du Mintp. De l’exposé du Pr Joseph Yéné Atangana, chef de la Division d’appui aux études techniques au Mintp, l’on a appris que l’utilisation des matériaux locaux dans l’entretien routier est à la fois économique et technique, mais apporte également une réponse aux exigences environnementales actuelles.

En effet, précise-t-on, la réduction des coûts de construction et d’entretien passe par un choix adapté des matériaux et par un dimensionnement optimal des structures de chaussée. Le pays regorge en effet de ressources naturelles locales, meubles ou rocheuses, pouvant être utilisées dans les différentes couches des chaussées selon le trafic et les conditions climatiques. Mais, dans le but d’améliorer les performances mécaniques des matériaux locaux, on recommande de recourir à des techniques de stabilisation, notamment par les liants hydrauliques, la chaux, la litho-stabilisation, les produits stabilisants ou encore les géosynthétiques.

Ces matériaux ne servent pas uniquement pour les chaussées bitumineuses ; ils sont également utilisés dans les chaussées en béton, notamment en dalles, en béton armé continu ou en béton compacté au rouleau. Pour optimiser l’usage des matériaux locaux dans la construction et l’entretien du réseau routier national, l’on apprend qu’il est essentiel d’approfondir les connaissances sur ces ressources, d’actualiser le catalogue des structures de chaussées, de renforcer les capacités techniques des acteurs et de développer la recherche appliquée. Des programmes de recherche-développement, menés en partenariat avec les parties prenantes, permettront de tester et d’adapter les formulations de stabilisation aux réalités des matériaux disponibles au Cameroun.

 AMÉLIORER LES PERFORMANCES DANS LA RÉALISATION DES PROJETS ROUTIERS

De l’exposé du Conseiller technique No2, le Pr Corine Esse sur le thème, amélioration des performances dans la réalisation des projets routiers : méthodes et outils de pilotage, inventivité et bonne gouvernance, l’on apprendra que les méthodes améliorées de suivi et de pilotage des projets routiers mettent en évidence, le renouvellement des paradigmes et des connaissances liés au suivi des projets. Elles allient les outils modernes de suivi, les outils numériques, le renouvellement des compétences, la gestion des risques et le monitoring en temps réel, dans le but d’optimiser les délais et les coûts. Lesdites méthodes incluent le contrôle qualité strict, la gestion de la valeur acquise et la prise en compte des indicateurs de performance.

 Le Pr Corine Esse a également insisté sur l’inventivité pour amener les collaborateurs à être inventifs et créatifs pour une réalisation réussie des projets routiers. Comment rester inventif dans un environnement complexe ? Pour le Conseiller technique No2 au Mintp, l’inventivité consiste précisément à faire bouger les lignes face à la complexité et les contraintes d’un projet. Elle se traduit par des solutions créatives dans la résolution des problèmes, la gestion intelligente des équipes et l’optimisation des impacts techniques, financiers, environnementaux et sociaux du projet. En conclusion, l’appel à l’inventivité, la créativité et l’amélioration permanente des outils de pilotage efficaces et de gouvernance des projets s’imposent comme un impératif dans la réalisation des projets routiers.

Une approche intégrée qui combine des méthodes et outils de pilotage des projets, une culture d’inventivité, une maîtrise des compétences clés liés au génie-civil et une bonne gouvernance s’avère aujourd’hui indispensable pour la réussite des projets routiers. En adoptant ces pratiques, il est possible de surmonter les défis associés aux projets routiers et de garantir les infrastructures de qualité qui répondent aux besoins des populations et soutiennent le développement économique de notre pays S’agissant de la bonne gouvernance des projets routiers, l’autre point évoqué dans l’exposé du Pr Corine Esse, elle repose sur les principes et outils qui participent à leur bonne réalisation. Il s’agit entre autres de la transparence ; la responsabilité ; la participation des parties prenantes ; l’efficacité dans la gestion des ressources en termes de principes et le compte rendu ; la fluidité du circuit de décision ; l’amélioration des conditions de travail et le suivi-évaluation s’agissant des outils.

UN BUDGET 2025 REVU À LA BAISSE

De l’exposé du Directeur des Affaires générales, Joseph Abanda, sur la problématique de l’exécution budgétaire, l’on apprendra qu’à la suite de l’ordonnance du 11 juillet 2025 modifiant la loi de finances, le budget du Mintp est passé de 638,576 milliards de FCFA à 611,488 milliards FCFA, soit une baisse de 4,42 %. Toutefois, cette réduction, qui a concerné uniquement les ressources externes, n’a pas eu d’incidence majeure sur la mise en œuvre des activités.

Ainsi, le budget définitif comprenait 110,736 milliards FCFA pour le fonctionnement, dont 50 milliards de FCFA de provision au Fonds Routier et 44 milliards de FCFA pour les loyers des projets PPP, tandis que l’investissement public s’élevait à 500,752 milliards FCFA, répartis entre ressources internes et externes. Et au 31 décembre 2025, les ressources internes à gestion centrale ont été engagées à hauteur de 235 milliards FCFA sur une dotation de 235,7 milliards, soit un taux d’exécution de 99,7%, ce qui traduit une bonne maîtrise des procédures.

De même, la Direction des Affaires Générales dit avoir reçu 164 projets de contrats pour un montant global de 164,79 milliards FCFA ; parmi eux, 133 contrats ont obtenu le visa budgétaire pour 156,95 milliards FCFA, alors que 31 contrats, d’un montant de 7,84 milliards FCFA, sont restés sans visa. Dans le même temps, les décomptes en attente d’engagement sur le budget 2026 s’élèvent à 83,76 milliards FCFA, ce qui appelle une gestion rigoureuse des priorités.

Finances publiques : Priorité à la trésorerie et à la dette intérieure

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Dès les premières heures de la matinée, le Palais des Congrès s’est rempli de responsables venus de toutes les régions du pays et des représentations à l’étranger. Une scène désormais familière pour le ministère des Finances, qui tient là l’un de ses rendez-vous institutionnels majeurs. L’édition 2026 de la conférence annuelle des services centraux, déconcentrés et extérieurs s’est ouverte sous la présidence de Louis Paul Motaze, entouré du ministre délégué Yaouba Abdoulaye, en présence du ministre de l’Économie Alamine Ousmane Mey et du ministre délégué à la Présidence chargé des Marchés publics Ibrahim Talba Malla.

Au fil des années, cette conférence s’est imposée comme un temps fort de la vie administrative. Plus qu’une simple rencontre entre collaborateurs, elle est un moment d’arrêt, de bilan et de projection. On y évalue l’action passée, on confronte les pratiques et on trace les lignes directrices de l’année. Cette fois, le thème donne le ton. La gestion optimale de la trésorerie de l’État s’invite au centre des débats. Dans un environnement international marqué par l’incertitude économique, les tensions commerciales et les mutations rapides des circuits financiers, le ministère des Finances affiche sa volonté de revoir ses méthodes et d’affiner ses outils.

Derrière cette orientation, une préoccupation simple et tangible. S’assurer que l’État dispose, à tout moment, des liquidités nécessaires pour fonctionner. La trésorerie n’est plus présentée comme une affaire de comptables. Elle est décrite comme la respiration même de l’action publique. Quand elle est maîtrisée, les dépenses sont payées à temps, les projets avancent et la confiance se maintient. Lorsqu’elle se tend, les retards apparaissent, les Restes à payer s’accumulent et la machine administrative ralentit. Pour structurer la réflexion, les travaux de la conférence s’articulent autour de trois axes. Le premier dresse l’état des lieux des finances publiques du Cameroun. Il s’agit de regarder la situation en face, d’identifier les marges de manœuvre mais aussi les fragilités qui pèsent sur l’équilibre budgétaire.

Le deuxième axe s’intéresse aux réformes budgétaires et à leur impact sur la gestion de la trésorerie, avec l’objectif de rendre les flux financiers plus prévisibles et les paiements plus fluides. Le troisième aborde de manière frontale la question des crises de liquidité, leurs causes et les pistes de solutions. Ces échanges se veulent pratiques. Ils cherchent à renforcer la capacité de l’État à absorber les chocs, qu’ils soient internes ou externes, tout en préservant la continuité du service public et la crédibilité financière du pays. L’enjeu est d’autant plus important que le budget de l’État pour l’exercice 2026 est arrêté à 8 816,4 milliards de FCFA.

À ce niveau, chaque décalage de trésorerie a des répercussions immédiates sur les investissements, la croissance et, à terme, les conditions de vie des populations. La maîtrise des flux financiers devient alors un levier central du pilotage économique.

 Les débats sont nourris par trois exposés thématiques, modérés par le secrétaire général du ministère Gilbert Didier Edoa. Le premier, consacré à l’état des finances publiques, est présenté par Gabriel Ngakoumda. Le deuxième, dédié à la réforme budgétaire et à sa contribution à l’amélioration de la trésorerie, est porté par Sophie Boumsong. Le troisième, centré sur la crise de liquidité, ses raisons et ses solutions, est exposé par Samuel Tela.

Pris ensemble, ces exposés composent un même diagnostic. Celui d’une trésorerie qui ne peut plus être gérée au jour le jour, mais qui doit être anticipée, coordonnée et sécurisée. Le message qui se dégage de cette ouverture est sans détour. La performance financière de l’État repose sur une responsabilité collective.

 De la qualité de cette gestion dépend la stabilité sociale, la confiance des investisseurs et la transformation structurelle de l’économie. Pour le MINFI, la conférence annuelle 2026 s’annonce ainsi comme un moment charnière, où la trésorerie cesse d’être un sujet technique pour devenir un enjeu politique au sens noble du terme.

Management : À Yaoundé, un loyer de 540 millions FCFA par an plombe les finances de la SRC

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Au Cameroun, la Société de recouvrement des créances (SRC), entreprise publique détenue à 100 % par l’État, se retrouve au cœur d’un sévère constat dressé par la Chambre des comptes de la Cour suprême. Dans un rapport couvrant la période 2018-2022, la juridiction financière épingle une charge locative « disproportionnée » qui pèse lourdement sur les finances de cette structure stratégique, pourtant chargée de sécuriser des recouvrements au profit du Trésor public.

Selon les magistrats, la SRC loue pour ses services centraux un immeuble situé dans le quartier huppé de Bastos, à Yaoundé, pour un loyer mensuel de 45 millions de FCFA. Sur la durée du bail, fixée à cinq ans, le coût total atteint 2,7 milliards de FCFA. Un niveau de dépense jugé excessif au regard des moyens réels de l’entreprise.

La Chambre des comptes souligne que le contrat est d’autant plus défavorable qu’il ne prévoit pas de possibilité de résiliation anticipée sans pénalités jugées « excessives ». En clair, la SRC est enfermée dans une dépense rigide, difficilement compressible en cas de tension budgétaire, ce qui accroît sa vulnérabilité financière.

Une charge qui absorbe près d’un tiers des revenus

L’impact de ce bail sur les comptes de la SRqc est évalué à 540 millions de FCFA par an, la charge locative absorbe près du tiers du produit global d’exploitation de l’entreprise, qui s’élevait à 1,82 milliard de FCFA en 2022. Pour la Chambre des comptes, le coût de la location est jugé « disproportionné par rapport aux besoins réels et aux moyens financiers de la SRC ».

Cette pression sur les ressources se traduit par des pertes qualifiées de « considérables ». Le rapport fait état de déficits financiers importants, dont un déficit de plus de 1,06 milliard de FCFA en 2022, malgré des pratiques comptables contestées. Les magistrats relèvent en effet des « reports irréguliers des charges de fonctionnement » sur les comptes de liquidation, une méthode qui permettrait de différer artificiellement certaines dépenses, sans pour autant redresser la situation de fond.

Au total, sur les exercices 2018, 2020 et 2022, la SRC affiche un déficit cumulé de plus de 2 milliards de FCFA, une trajectoire jugée préoccupante pour une entité publique dont la mission est précisément de renforcer les recettes de l’État.

Un choix immobilier vivement critiqué

Au-delà des chiffres, la Chambre des comptes s’attarde sur la logique ayant conduit la SRC à s’installer dans un immeuble loué à un coût aussi élevé. Le rapport rappelle que l’entreprise occupait auparavant un bâtiment situé en centre-ville, appartenant à l’État camerounais. Pour les magistrats, ce départ ne se justifiait pas dans les conditions observées.

« La SRC n’aurait dû libérer l’immeuble, propriété de l’État, qui abritait ses services, que pour s’installer dans un bâtiment dont elle est propriétaire », estime la juridiction. En optant pour la location d’un immeuble de plusieurs niveaux dans un quartier huppé, les organes dirigeants auraient, selon les termes du rapport, entraîné l’entreprise « dans une opération manifestement ruineuse ». Cette décision immobilière est ainsi présentée comme l’un des facteurs structurants de la dégradation financière de la SRC, dans un contexte où chaque charge pèse directement sur sa capacité à remplir sa mission de recouvrement.

L’audit ne se limite pas à la question du loyer. La Chambre des comptes relève de nombreuses irrégularités dans la gestion de l’entreprise sous la direction de Marie-Rose Messi, en poste depuis 2013. Le rapport évoque notamment l’octroi d’avantages indus à des dirigeants, le non-reversement intégral à l’État des sommes effectivement recouvrées, ainsi qu’une surévaluation du montant des créances à récupérer.

Pris ensemble, ces éléments renforcent le constat d’une gouvernance jugée défaillante, alors même que la SRC joue un rôle sensible dans l’architecture financière de l’État camerounais. Pour la juridiction, cette situation est « de nature à entraîner des risques budgétaires pour l’État », dans un contexte où la maîtrise des finances publiques demeure un enjeu central.

Construire ou acheter, plutôt que louer


Face à ce diagnostic, la Chambre des comptes formule une recommandation claire. Dans sa recommandation n°9, elle invite les organes dirigeants à « envisager la construction ou l’acquisition d’un immeuble siège de la SRC ». L’objectif est de mettre fin à une charge locative jugée insoutenable à moyen terme et de doter l’entreprise d’un actif immobilier plus cohérent avec sa situation financière.

Study Scholarships in China: China For Education Supports Cameroonian Youth for the 2026 Academic Year

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As the September 2026 academic intake approaches, many young Cameroonians are considering pursuing higher education in China. In this context, the partner network China For Education stands out as a strategic support structure facilitating access to study scholarships offered by the Chinese government.

With offices in several Cameroonian cities, including Yaoundé, Douala, Bafoussam and Maroua, and a permanent representation in China, notably in Nanjing, China For Education ensures both local guidance and international follow-up. This dual presence allows for close monitoring of applications and smooth integration of Cameroonian students into Chinese universities.

China For Education’s main objective is to make studying in China accessible to a wide range of young people. Through personalized support, candidates are guided toward the various scholarship programs available, particularly the Chinese Government Scholarship. These programs generally cover all essential study-related costs, including tuition fees, university accommodation, medical insurance and a monthly allowance.

The network primarily targets motivated and determined young people willing to turn their academic ambitions into reality. Students, recent graduates and professionals seeking career transitions benefit from a reliable framework to understand procedures, prepare strong application files and meet the deadlines set by universities and Chinese authorities.

For the 2026 academic year, China For Education supports applicants in accessing several funding opportunities, including government scholarships, university-based scholarships and programs specifically designed for African and French-speaking students. Special attention is given to application deadlines in order to maximize candidates’ chances of success.

In a context where questions often arise regarding the credibility of agencies facilitating studies in China, China For Education emphasizes transparency, proximity and experience to reassure both applicants and their families. Its institutional anchoring and network of partners serve as strong indicators of reliability in a field sometimes affected by misinformation.

By promoting access to quality international education, China For Education actively contributes to the academic openness of Cameroonian youth and to the training of future skilled professionals. As the September 2026 academic year approaches, the network positions itself as a key reference for anyone seeking to study in China under secure and financially accessible conditions.

Lutte contre la corruption : Face à l’afflux des plaintes, la Conac prépare la loi anticorruption

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« Nous retenons du bilan réalisé que 89,99% des dossiers reçus ont fait l’objet d’un traitement dans nos divisions et nos services. » D’emblée, le ton est donné par le président de la Commission nationale anticorruption (Conac), le Révérend docteur Dieudonné Massi Gams, le 2 février 2026 à Yaoundé, lors de la cérémonie de présentation des vœux du personnel et des institutions partenaires.

Ce chiffre, en léger recul par rapport aux 92,5 % enregistrés un an plus tôt, n’en constitue pas moins un indicateur de performance, au regard du contexte. Le nombre de plaintes a fortement augmenté en 2025, alors même que les effectifs de la Commission ont diminué. « Ce taux demeure satisfaisant », insiste le président, soulignant une capacité de résistance institutionnelle dans un environnement de contraintes accrues. Sur le terrain, cette résilience s’est traduite par une activité soutenue. Des équipes ont été déployées à travers le pays pour conduire 30 actions d’intervention rapide (AIR), neuf enquêtes approfondies et deux Cliniques anticorruption. Une présence opérationnelle qui confirme le positionnement de la Conac comme un acteur central de la régulation de la gouvernance publique, au-delà du simple traitement administratif des dénonciations.

Dans le détail, 8 148 dénonciations ont été enregistrées en 2025, par courrier postal et électronique, via le numéro vert 1517 et la ligne WhatsApp de l’institution. Ces flux traduisent à la fois une montée de la vigilance citoyenne et une pression croissante sur les capacités de traitement de la Commission. Pour le président de la CONAC, l’étape suivante est clairement identifiée. « Nous poursuivrons les démarches entreprises en vue du renforcement du cadre juridique de la lutte contre la corruption au Cameroun », affirme-t-il, évoquant explicitement l’instauration attendue d’une loi anticorruption. L’objectif est de consolider l’action opérationnelle par un verrou juridique plus robuste et d’améliorer le suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption.

Les priorités arrêtées pour 2026 s’inscrivent dans cette logique. La multiplication des enquêtes fondées sur les plaintes reçues, l’intensification des campagnes de sensibilisation sur l’importance de l’intégrité et le renforcement du mécanisme d’intervention rapide figurent au cœur de la feuille de route. À cela s’ajoute une dimension diplomatique et institutionnelle, avec l’organisation annoncée de la 16ᵉ Conférence régionale du Commonwealth des chefs des agences anticorruption d’Afrique. Sur le plan organisationnel, la Commission entend également lever certains goulots d’étranglement. Un terrain d’environ 3 000 mètres carrés a été acquis pour la construction d’un siège, et des véhicules de service ont été achetés et livrés afin de renouveler un parc automobile devenu obsolète. Des investissements jugés nécessaires pour soutenir l’action de terrain et améliorer la mobilité des équipes.

La crédibilité de l’institution passe aussi par l’exemplarité interne. Trois agents de la CONAC ont été sanctionnés pour leur implication dans des pratiques liées à la corruption. « Avec une collaboration et une synergie accrues, nous pouvons faire davantage et dépasser les performances enregistrées », soutient le Révérend docteur Dieudonné Massi Gams, inscrivant cette exigence dans la droite ligne de l’engagement du président de la République, Paul Biya, en faveur d’une intensification de la lutte contre la corruption.

L’appui des forces de sécurité a par ailleurs été salué, notamment pour le déploiement d’éléments ayant facilité les interventions rapides et les enquêtes approfondies. Autant de leviers que la Conac entend actionner de manière coordonnée en 2026, avec l’ambition de transformer des résultats opérationnels solides en un dispositif juridique et institutionnel durable.

CEMAC : La Commission suspend ses activités face à une crise financière historique

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Choc au cœur de l’intégration régionale en Afrique centrale. La Commission de la CEMAC a annoncé la suspension provisoire de la quasi-totalité de ses activités, faute de liquidités suffisantes. Une situation qui met en lumière les fragilités structurelles du financement communautaire.

Une note circulaire qui sonne l’alarme

Le 5 février 2026, le Président de la Commission de la CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o, a signé une note circulaire qui agit comme un électrochoc. Le document, rendu public à l’ensemble des services de l’institution, dénonce une situation financière critique, au point de « mettre en asphyxie le fonctionnement régulier des Institutions ». Cette note ordonne la suspension provisoire de presque toutes les activités de la Commission, un tournant historique pour l’organe central de l’intégration régionale en Afrique centrale.

Un paradoxe budgétaire mortifère

À première vue, les projections budgétaires pour 2026 semblaient prometteuses. Le budget adopté fin 2025 s’élevait à 85,92 milliards de FCFA, en légère hausse de 2,4 %. Mais cette augmentation n’était que théorique. Selon les services comptables, la Commission subit depuis plusieurs années une « dégradation continue » de ses finances. Le décalage entre ambitions budgétaires et réalité financière met en évidence un paradoxe. Sur le papier, les chiffres étaient rassurants, mais la trésorerie reste insuffisante pour assurer le fonctionnement quotidien.

Le financement au cœur de la crise

Le problème est structurel. La Commission dépend essentiellement de la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI), prélevée à hauteur de 1 % sur les importations hors zone. Le Président de la Commission a dénoncé publiquement le faible taux de reversement de cette taxe par les pays membres. Une mission de haut niveau, menée par le Vice-Président de la Commission dans les six États membres, devait sécuriser ces fonds. Quatre pays ont été visités, mais les résultats escomptés tardent à se matérialiser. Sans ces ressources, la Commission ne dispose que d’un très faible niveau de trésorerie disponible, compromettant ses opérations quotidiennes.

Une institution à l’arrêt

Les mesures d’urgence prises par la Commission sont radicales. La suspension de toutes les missions a été décidée, seules celles jugées d’importance hautement stratégique sont maintenues. Le suivi du plan CAP 2025 et les réformes institutionnelles prévues sont bloqués. Cette paralysie intervient alors que la région subit une chute importante de ses réserves de change, avec une perte estimée à 1 300 milliards de FCFA fin 2025, exposant la zone à un risque de choc monétaire. Cette situation met en lumière une crise de crédibilité majeure pour la Commission et pour l’intégration régionale.

Vers une faillite annoncée ?

Le mot faillite n’est plus tabou. Si la Commission ne parvient pas à sécuriser le reversement de la TCI, son existence même comme moteur de l’intégration régionale pourrait être compromise. L’institution se retrouve incapable d’honorer ses engagements et dépend entièrement des bailleurs de fonds internationaux pour le financement des grands projets d’infrastructure.

Un sursaut politique nécessaire

La Commission de la CEMAC se trouve aujourd’hui dans une impasse. La sortie de cette asphyxie passe par un sursaut politique immédiat des chefs d’État membres lors du prochain sommet extraordinaire, afin que les promesses budgétaires se traduisent enfin en liquidités réelles.

Qualité de la dépense publique : chaque franc soit être dépensé utilement selon le ministre Motazé

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À l’ouverture de la conférence annuelle du ministère des Finances, le ministre Louis Paul Motazé a insisté sur l’importance cruciale de la qualité de la dépense publique dans le contexte actuel. « Face à des ressources limitées, chaque franc mobilisé doit être utilisé de manière optimale, pour soutenir les secteurs prioritaires et renforcer la résilience économique du pays », a-t-il déclaré.

Selon le ministre, il ne s’agit plus seulement de mobiliser des fonds, mais de s’assurer que chaque dépense ait un impact tangible et durable sur l’économie et la société. Cette approche concerne en particulier les investissements dans l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures, qui doivent être soigneusement ciblés pour générer un retour significatif.

Louis Paul Motazé a également souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de suivi et d’évaluation. La digitalisation de la gestion budgétaire et l’utilisation d’outils de traçabilité permettront de suivre l’exécution des dépenses en temps réel, de détecter les gaspillages et d’améliorer la transparence.

Le ministre a rappelé que cette stratégie est aussi un signal fort pour les partenaires internationaux et les investisseurs, montrant que le Cameroun maîtrise l’usage de ses ressources et s’engage dans une gestion responsable et efficace de ses finances publiques. « Une dépense bien ciblée est un levier de développement : chaque franc investi correctement peut générer un retour multiplié sous forme de croissance économique, de création d’emplois et de réduction des inégalités », a-t-il ajouté.

Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires, le message du ministre est clair : chaque franc dépensé doit compter et produire un effet concret pour le développement du pays. La qualité de la dépense devient ainsi un instrument stratégique, essentiel pour maintenir la stabilité économique et renforcer la confiance des citoyens et des partenaires.

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