lundi, avril 6, 2026
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Marché des titres publics: Le Cameroun veut lever 574 milliards FCFA entre février et mars 2026

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Obligation du trésor : plus de 175 milliards mobilisés.

Le Cameroun prévoit de mobiliser 574,031 milliards de FCFA sur le marché des titres publics entre février et mars 2026. Le montant ressort du calendrier prévisionnel révisé des émissions du premier trimestre 2026 publié par le ministère des Finances et signé le 27 janvier 2026 à Yaoundé. Dans le détail, le mois de février concentre à lui seul 349,031 milliards de FCFA d’émissions.

 Le programme démarre le 2 février avec une adjudication de bons du Trésor assimilables à 52 semaines pour 10 milliards de FCFA, suivie le même jour d’une opération de titrisation d’une maturité de trois ans d’un montant de 19,031 milliards de FCFA. Le 9 février, une nouvelle émission de BTA à 52 semaines doit permettre de lever 20 milliards de FCFA. Une semaine plus tard, le 16 février, le Trésor prévoit une adjudication de BTA à 26 semaines pour 10 milliards de FCFA ainsi qu’une opération de syndication portant sur une enveloppe de 250 milliards de FCFA avec des maturités comprises entre un et cinq ans, pour des échéances allant de 2027 à 2032. 

Le 23 février, deux opérations figurent au programme, des BTA à 26 semaines pour 20 milliards de FCFA et des obligations du Trésor assimilables d’une maturité comprise entre un et cinq ans pour 20 milliards de FCFA, avec une échéance fixée au 25 février 2031. Enfin, une émission de BTA à 52 semaines de 20 milliards de FCFA est programmée le 2 mars, pour une date de valeur au 4 mars 2026 et une échéance au 3 mars 2027. Le mois de mars affiche un volume prévisionnel de 225 milliards de FCFA. Les opérations débutent le 2 mars avec des BTA à 26 semaines pour 20 milliards de FCFA et des OTA d’une maturité de trois à dix ans pour 60 milliards de FCFA, dont les échéances s’étalent entre 2029 et 2036.

 Le 9 mars, le Trésor prévoit une émission de BTA à 52 semaines pour 10 milliards de FCFA et une nouvelle titrisation sur trois ans pour 10 milliards de FCFA. Le 16 mars, une adjudication de BTA à 26 semaines de 15 milliards de FCFA est inscrite au calendrier, en même temps qu’une émission d’OTA de trois à dix ans pour 40 milliards de FCFA. 

Le programme du mois s’achève le 30 mars avec deux opérations, une émission d’OTA de trois à dix ans pour 40 milliards de FCFA et des BTA à 26 semaines pour 10 milliards de FCFA, avec date de valeur au 1er avril 2026. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre du marché des valeurs du Trésor de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, organisé et régulé par la Banque des États de l’Afrique centrale. 

D’après les programmes annuels d’émissions rendus publics par la BEAC, le Cameroun ambitionne de lever 1 165 milliards de FCFA sur l’ensemble de l’année 2026.

Le Cameroun remporte à nouveau l’Africa PachiPanda Challenge en Afrique du Sud

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Le Cameroun confirme sa dynamique dans l’innovation technologique à impact environnemental. Le 10 février 2026, à Johannesburg en Afrique du Sud, l’équipe camerounaise a été sacrée championne de l’Africa PachiPanda Challenge, un concours panafricain lancé par le MTN Group en partenariat avec le World Wide Fund for Nature.

Le Cameroun a décroché la première place grâce au projet nTron STEM Kit porté par Arnaud Njita. Cette solution entend transformer l’apprentissage des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques en mettant à la disposition des élèves des outils pédagogiques innovants adaptés au contexte local.

La compétition s’est articulée en deux phases. Une sélection nationale dans chaque pays participant, puis une finale continentale où les meilleurs projets ont été présentés devant un jury composé d’experts en finance et en développement durable.

Le pays s’est également illustré avec une troisième place remportée par Bill Agha pour son projet AgriCheck. La solution vise à optimiser la gestion agricole et à renforcer la sécurité alimentaire, un enjeu central pour les économies africaines.

Les lauréats camerounais ont respectivement reçu 3 millions et 1,5 million de francs CFA. À ces dotations financières s’ajoutent des formations, des équipements de connectivité et un accompagnement stratégique. Les porteurs de projets bénéficieront d’un appui destiné à faciliter le déploiement de leurs solutions à l’échelle du continent grâce au réseau panafricain de MTN et à ses partenaires. Des opportunités de visibilité, de mentorat et d’accès à des investisseurs sont également prévues.

Ce doublé, première et troisième places, n’est pas inédit. Lors de la toute première édition tenue également à Johannesburg l’an dernier, les représentants camerounais avaient déjà occupé ces deux positions. Cette nouvelle performance consécutive traduit la montée en puissance de l’écosystème local de l’innovation verte.

Le programme soutient les jeunes Africains âgés de 18 à 35 ans dans le développement de solutions entrepreneuriales et technologiques capables de répondre aux grands défis environnementaux du continent, en particulier ceux liés au nexus alimentation, énergie et eau.

À travers cette initiative, MTN Cameroon et WWF Cameroon affirment leur engagement en faveur de l’innovation durable. Melvin Akam, General Manager Regulatory and Corporate Affairs de MTN Cameroon, souligne que l’entreprise mise sur la jeunesse et l’innovation pour transformer les communautés et accompagner l’émergence de solutions technologiques durables.

Avec cette nouvelle consécration continentale, le Cameroun confirme la vitalité de sa jeunesse et sa capacité à proposer des réponses concrètes aux défis environnementaux et alimentaires de l’Afrique.

La Banque africaine de l’énergie, un espoir encore fragile pour financer les ambitions du Cameroun

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Le Cameroun recherche des financements massifs pour transformer son secteur énergétique, entre modernisation du réseau électrique et réhabilitation de sa raffinerie nationale. Dans cette équation, la Banque africaine de l’énergie (BAE), dont le siège a été inauguré le 3 février 2026 à Abuja, au Nigeria, apparaît comme un nouvel instrument africain susceptible, à terme, de soutenir ce type de projets stratégiques.

L’institution est une initiative conjointe de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) et de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Le secrétaire général de l’APPO, Farid Ghezali, a d’ailleurs souligné, lors de cette inauguration, que la banque aidera en priorité à mobiliser des capitaux pour l’exploration, la production et les infrastructures énergétiques dans les États membres, à savoir l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Tchad, le Congo, la RDC, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Ghana, la Libye, la Namibie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et l’Afrique du Sud. 

Le Cameroun a adopté en 2025 un Compact énergétique national (CEN) qui vise à transformer durablement le secteur de l’électricité d’ici 2030. L’enveloppe globale atteint 12,5 milliards de dollars (environ 7 750 milliards de FCFA), combinant financements publics, prêts concessionnels et capitaux privés. Yaoundé entend mobiliser à lui seul 6,5 milliards de dollars d’investissements privés, soit près de la moitié du total, afin de renforcer la production, le transport et la distribution, tout en accélérant le déploiement des énergies renouvelables. 

Dans le secteur pétrolier, la Sonara poursuit le Plan d’accélération des mesures de restructuration et de réhabilitation pour la reprise du raffinage sous 24 mois (Parras 24). Le coût du projet a été révisé de 300 à 291,9 milliards de FCFA. C’est dans ce contexte que la mise en place de la Banque africaine de l’énergie prend une résonance particulière pour le Cameroun. Elle vise à financer des projets pétroliers et gaziers en amont, au milieu et en aval, au moment où de nombreux bailleurs internationaux réduisent leur exposition aux hydrocarbures

 LES CONTRAINTES FINANCIÈRES LEVÉES ? 

Mais si l’institution prend forme sur le plan institutionnel, sa solidité financière demeure encore limitée. En novembre 2024, lors de la 46e session de l’APPO tenue à Yaoundé, les pays membres de la BAE indiquaient que le capital initial visé était de 5 milliards de dollars (environ 3 124 milliards de FCFA), avec une souscription théorique de 83,33 millions de dollars par pays. Cependant, en octobre 2025, des informations provenant de sources fiables soulignaient que la mobilisation du capital restait bloquée autour de 44 à 45 % du total requis. Selon les données communiquées, 99,953 millions de dollars avaient été mobilisés à l’époque grâce à trois pays pionniers : l’Angola (10 millions), le Ghana (20,83 millions) et le Nigeria (69,12 millions). Faute de réunir rapidement les 5 milliards, un seuil de démarrage de 500 millions de dollars avait été retenu. Omar Farouk Ibrahim, secrétaire général de l’APPO, indiquait qu’environ la moitié de cette enveloppe minimale serait sécurisée. 

Le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, évoquait quant à lui 40 % du budget de démarrage déjà mobilisé et appelait à un effort collectif des 18 membres. Denys Denya, premier vice-président exécutif d’Afreximbank, affirmait que des discussions se poursuivent avec plusieurs États et investisseurs institutionnels pour compléter le tour de table. Mais les contraintes budgétaires nationales, les priorités économiques internes et le contexte mondial de réduction du financement des hydrocarbures pèsent sur la dynamique. 

Une promesse plus qu’un guichet 

Pour le Cameroun, la BAE représente donc moins une solution immédiate qu’une option stratégique en construction. L’institution existe désormais physiquement et politiquement. Mais tant que sa base en capital ne sera pas consolidée, sa capacité à financer massivement des projets comme le Compact énergétique national ou la réhabilitation de la Sonara restera limitée. La banque prend forme. Sa crédibilité financière, elle, reste à bâtir. Même si, lors de l’inauguration, le ministre d’État nigérian aux Ressources pétrolières (Pétrole), Heineken Lokpobiri, a indiqué, sans plus de précisions, que « les retards antérieurs sont désormais levés ».  

Soutien à l’entrepreneuriat : L’Etat finance 1000 projets jeunes

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La reconnaissance a pris une forme concrète pour 1 000 jeunes Camerounais le vendredi 6 février dernier à Yaoundé. Dans une salle attentive, des parcours souvent discrets se sont retrouvés, le temps d’une cérémonie, au centre d’un choix public assumé investir directement dans le capital humain. À travers le Projet Filets Sociaux Adaptatifs et d’Inclusion Économique déployé depuis 2023, l’État camerounais veut faire de la jeunesse non plus un enjeu social à gérer, mais un moteur de transformation économique et de résilience.

 La cérémonie de remise des chèques aux premiers bénéficiaires des programmes Inclusion Économique des Jeunes et Concours des Plans d’Affaires s’est tenue sous la présidence de Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire. À ses côtés se trouvaient Mounouna Foutsou, ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Achille Bassilekin III, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, ainsi que Cheik Fantamady Kante, Directeur de division de la Banque mondiale pour le Cameroun. 

À travers le sous-programme d’Inclusion économique des jeunes, l’action publique descend au plus près du terrain. Elle cible des travailleurs de 18 à 35 ans, souvent absents des statistiques mais omniprésents dans la vie économique quotidienne, notamment dans le secteur informel. Dans le prolongement, le Concours des Plans d’Affaires structure un appui plus ambitieux à l’entrepreneuriat. Il s’adresse à des promoteurs de micro, petites et moyennes entreprises, actifs dans le formel comme dans l’informel, dont les activités, âgées d’un à trois ans, ont dépassé la simple survie pour entrer dans une phase de structuration. 

Au total, 2 000 porteurs de projets sont concernés, répartis en deux vagues de 1 000 initiatives. Les subventions individuelles varient entre 5,5 et 11 millions de FCFA. Le premier groupe, composé à 42 pour cent de femmes, prévoit d’investir dans des filières considérées comme stratégiques, parmi lesquelles l’agro-industrie, l’élevage, le numérique, le textile, l’artisanat, la chimie pharmaceutique, le commerce, l’hôtellerie restauration et la filière forêt bois. L’objectif affiché est la création d’au moins trois emplois par projet et une contribution tangible à la diversification du tissu productif national. Prenant la parole, Alamine Ousmane Mey a insisté sur la portée symbolique de l’initiative.

 Au-delà du soutien financier, la cérémonie incarne, selon lui, un message de confiance adressé à une jeunesse entreprenante. La sélection des bénéficiaires vient reconnaître l’engagement, la résilience et la capacité à créer de la valeur. Les ressources mobilisées doivent, at-il précisé, accélérer la croissance des entreprises et leur permettre de changer d’échelle, avec l’ambition de voir émerger de véritables champions nationaux. 

Dans la même veine, Cheik Fantamady Kante a réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale aux côtés du gouvernement en faveur de l’inclusion économique des jeunes. Il a appelé les bénéficiaires à faire preuve de discipline, de persévérance et d’esprit d’innovation, estimant que la réussite de leurs projets conditionne non seulement la création d’emplois durables, mais aussi l’émergence de modèles capables d’inspirer d’autres jeunes. 

Au nom des bénéficiaires, Erica Akwafe et Boris Djeumou ont exprimé leur reconnaissance envers les pouvoirs publics et les partenaires techniques et financiers, tout en saluant le leadership du Chef de l’État Paul Biya. Ils ont décrit le programme comme une opportunité réelle de rupture avec les mécanismes de reproduction de la pauvreté et comme un point de bascule pour repositionner durablement la jeunesse en acteur économique à part entière.

 En retour, ils se sont engagés à une gestion rigoureuse, responsable et transparente des ressources reçues, convaincus que ces appuis constituent un tremplin vers un entrepreneuriat jeune, innovant et créateur de richesses.

Paul Biya : « je ne cesserai d’encourager l’esprit d’entreprise chez les jeunes»

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Mes chers jeunes compatriotes,

La célébration de cette soixantième édition de la Fête de la Jeunesse m’offre, une fois de plus, l’agréable opportunité de m’adresser à vous, pour évoquer les problématiques nombreuses, qui vous préoccupent.

Elles ont trait, je le sais, à votre présent, mais aussi et surtout, à votre avenir. Elles concernent vos difficultés, vos frustrations, vos peurs et vos angoisses. Mais elles concernent également vos espoirs, vos attentes et vos légitimes aspirations.

Mes chers jeunes compatriotes,

Ces problématiques qui vous préoccupent, je les connais. Je les connais d’autant plus que sous mon Autorité, les pouvoirs publics déploient inlassablement, des efforts méritoires, pour y apporter des solutions appropriées.

A cela, rien d’étonnant. Je n’ai en effet jamais cessé, et je ne cesserai jamais, de me soucier de vous. 

Mes chers jeunes compatriotes,

M’adressant à vous ce soir, quelques mois à peine, après ma réélection au poste de Président de la République, je ne puis manquer, de vous exprimer toute ma satisfaction, pour la part que vous avez prise à cette élection et surtout de vous remercier du fond du cœur, pour votre précieux soutien, sans lequel rien n’aurait été possible.

J’en suis conscient, ce qui aura sans doute été déterminant dans cette élection particulièrement disputée, c’est l’adhésion incontestable d’une grande majorité de jeunes au programme de société dont je suis porteur, mais aussi votre appréciation du bilan que j’ai présenté. C’est également, je le pense bien sincèrement, la confiance et l’attachement dont vous ne cessez de m’honorer depuis mon accession à la magistrature suprême de notre pays. Je vous en suis profondément reconnaissant.

Mes chers jeunes compatriotes, 

Lors de ma prestation de serment, j’ai pris un engagement solennel devant vous et devant la nation tout entière. C’est celui de consacrer toutes mes forces à l’avènement d’un Cameroun stable, uni et prospère.

Cet engagement, j’entends l’honorer, quels que soient les difficultés et les obstacles suscités par un environnement international de plus en plus contraignant. Je suis persuadé que nous parviendrons, ensemble, à cet objectif. Ma détermination sans faille, votre courage et vos multiples talents, en sont l’assurance.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je sais que certains d’entre vous se sentent désemparés, face aux difficultés qu’ils éprouvent à trouver un emploi ou à réaliser leurs projets. Ils sont, dès lors, enclins à douter de l’avenir et tentés de se résigner, de renoncer à leurs rêves ou de se lancer dans n’importe quelle aventure périlleuse.

Cela ne saurait, en aucun cas, être la solution. Je les encourage plutôt à persévérer. Je les encourage à continuer d’avoir confiance en leurs capacités. Je les encourage à continuer d’entreprendre et d’avancer, quelles que soient les difficultés et les obstacles. C’est le secret de la réussite.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je vous ai promis, lors de mes récentes prises de parole, que votre insertion dans le marché du travail, serait l’un des principaux chantiers de ce septennat.

Tel est le sens du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes que j’ai récemment annoncé. Des dispositifs incitatifs y afférents ont d’ores et déjà été élaborés par le gouvernement. L’objectif en étant de bâtir une véritable synergie entre l’Etat, le secteur privé et le reste de la société, en matière de création d’emplois, en faveur des jeunes.

Je voudrais à cet égard citer, entre autres, les exemptions fiscales accordées aux entreprises qui recrutent des jeunes diplômés, la dotation de 50 milliards de Francs CFA prévue par la loi des finances, pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, le relèvement de la subvention du Fonds National de l’Emploi, et les mesures prises pour l’insertion des jeunes dans la réalisation des travaux à haute intensité de main-d’œuvre, financés par l’Etat.

Tous ces efforts, chers jeunes compatriotes, sont un début de concrétisation des engagements, que j’ai pris récemment, à votre égard.

Mes chers jeunes compatriotes,

Les pouvoirs publics, sous mon Autorité, continueront, par ailleurs, à consentir d’importants moyens au renforcement et à l’amélioration de notre système éducatif.

Mon objectif est d’offrir au plus grand nombre d’entre vous, la possibilité d’accéder à une formation de qualité, vous permettant, par la suite, non seulement de trouver des emplois, mais également d’en créer.

Ainsi que vous le savez, les recrutements dans le secteur public ou les entreprises ne peuvent, à eux seuls, résorber totalement l’épineux problème du chômage des jeunes. C’est la raison pour laquelle, je ne cesserai d’encourager l’esprit d’entreprise chez les jeunes et de veiller à ce qu’ils puissent bénéficier d’un encadrement adéquat des pouvoirs publics à cette fin.

Je me réjouis de constater, à cet égard que malgré un contexte difficile, nombre d’entre vous excellent dans le secteur de la transformation agricole, de la construction, des services et du numérique, et y créent, au quotidien, des entreprises et des emplois. Chaque jour qui passe, vous vous illustrez, avec audace et compétence, dans tous les secteurs de la vie de la nation.

Je voudrais saluer à cet égard votre précieuse contribution au sein de nos Forces de défense et de sécurité en vue de notre protection commune. Je voudrais vous rendre hommage, à vous tous, jeunes du secteur informel, qui avez choisi de tourner le dos aux activités criminelles et délictuelles, et de vous battre au quotidien pour nourrir vos familles. Sachez qu’à mon sens, il n’y a pas – et il ne saurait y avoir –  de petit métier. Vous êtes tous utiles à la construction et au progrès de notre cher et beau pays.

C’est pourquoi j’entends veiller, à ce qu’un plus grand nombre d’entre vous, hommes comme femmes, se voient progressivement confier des responsabilités élevées, dans la gestion des affaires publiques.

Diverses opportunités me viennent à l’esprit à cet égard : le renouvellement, en préparation, des dirigeants des sociétés d’Etat, la formation du prochain gouvernement qui, je le sais, est très attendue, mais aussi la tenue des élections législatives et municipales. Même si le calendrier afférent à ces dernières devrait, au vu de certaines contraintes impérieuses, connaître un léger réajustement, dans le respect des dispositions pertinentes de nos lois, et tout particulièrement de la Loi fondamentale.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je voudrais également vous rappeler, ce soir, que vous avez certes des droits, mais également des devoirs, à l’égard de vos parents et de la communauté nationale. J’en appelle tout particulièrement à votre sens des responsabilités. L’avenir de notre cher et beau pays, le Cameroun, repose entre vos mains. Vous devez en être conscients. Vous devez donc résolument tourner le dos aux excès, dans lesquels certains d’entre vous ont malheureusement tendance à se perdre ces temps derniers : la délinquance, l’abus d’alcool, l’usage des stupéfiants, la dépravation des mœurs, l’usage excessif et abusif des réseaux sociaux, etc.

J’en appelle également au sens des responsabilités de vos parents et de vos éducateurs. Ils doivent jouer pleinement leur rôle auprès de vous et s’abstenir de tolérer, de faciliter ou d’encourager vos dérives. J’ai à cet égard, donné des instructions fermes aux administrations compétentes, pour une meilleure protection, en milieu scolaire, familial ou professionnel, des jeunes filles, qui sont trop souvent victimes de harcèlements et d’abus de toutes sortes.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je voudrais vous réitérer mon engagement à ne ménager aucun effort, pour créer les conditions les plus favorables à votre épanouissement.  C’est le sens des instructions que j’ai données au gouvernement pour une action plus efficace de celui-ci. C’est le sens des réformes que j’entends engager prochainement en vue d’un meilleur fonctionnement de l’Etat. C’est également le sens de la lutte acharnée que j’entends mener contre la corruption et les détournements de deniers publics.

Mes chers jeunes compatriotes,

Au moment où vous vous apprêtez à célébrer les 60 ans de la fête qui vous est dédiée, je voudrais saluer la maturité dont vous faites si souvent preuve, en toutes circonstances. Je voudrais, une fois de plus, saluer votre contribution déterminante à l’édification de notre grande et belle nation.

Je vous engage à continuer d’œuvrer à la préservation de nos précieux acquis que sont la paix, l’unité nationale et la stabilité de nos institutions.

Bonne Fête de la Jeunesse à chacun de vous !

Vive le Cameroun !

Discours à la jeunesse : Biya renouvelle des promesses non tenues

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Ce 10 février 2026, Paul Biya est resté constant sur un aspect qui revient dans ses discours à la jeunesse : « les problématiques nombreuses, qui préoccupent » les jeunes. « Elles ont trait, je le sais, à votre présent, mais aussi et surtout, à votre avenir. Elles concernent vos difficultés, vos frustrations, vos peurs et vos angoisses. Mais elles concernent également vos espoirs, vos attentes et vos légitimes aspirations», souligne-t-il. A propos, « je sais que certains d’entre vous se sentent désemparés, face aux difficultés qu’ils éprouvent à trouver un emploi ou à réaliser leurs projets. Ils sont, dès lors, enclins à douter de l’avenir et de tenter de se résigner, de renoncer à leurs rêves ou de se lancer dans n’importe quelle aventure périlleuse », relève-t-il.

A l’occasion, le président de la République énumère les différents programmes gouvernementaux allant dans le sens de la lutte contre le chômage. Programmes qui visiblement n’ont pas toujours changé la face de ses jeunes. Ses difficultés, Paul Biya les rangent dans le registre d’« un environnement international de plus en plus contraignant ». En revanche, « je suis persuadé que nous [y] parviendrons, ensemble ».

L’homme ne pouvait ignorer sa réélection : «ce qui aura sans doute été déterminant cette élection particulièrement disputée, c’est l’adhésion incontestable d’une grande majorité de jeunes au programme de société dont je suis porteur, mais aussi votre appréciation du bilan que j’ai présenté. C’est également, je le pense bien sincèrement, la confiance et l’attachement dont vous ne cessez de m’honorer depuis mon accession à la magistrature suprême de notre pays. Je vous en suis profondément reconnaissant ». Trois mois après avoir promis «plus de responsabilités aux jeunes et aux femmes  », Paul Biya ne s’est pas encore bougé. Si le remaniement ministériel qu’il a lui-même annoncé  »dans les prochains jours  » tarde à arriver, les élections régionales qui ont été le premier rendez-vous politique post-présidentielle, n’a accordé aucune place à ces deux couches sociales marginalisées sous le magistère de l’homme du 6 novembre 1982. Mais Paul Biya a renouvelé sa promesse de faire plus de places aux jeunes et aux femmes.

Défense et sécurité

Mais l’homme a choisi d’ignorer ces autres jeunes tombés sous les balles des forces de défense et de sécurité du fait d’une crise post-électorale, parfois dans des bavures pour lesquelles l’Etat n’a jamais officiellement témoigné sa préoccupation.
Pour ce nouveau bail, Paul Biya réitère ses engagements traditionnels : « lors de ma prestation de serment, j’ai pris l’engagement devant vous et devant la nation toute entière. C’est celui de consacrer toutes mes forces à l’avènement d’un Cameroun stable, uni et prospère ». Mais le pays sombre dans la violence et l’insécurité, de tous ses côtés. Outre les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où des séparatistes règnent en maîtres dans certaines localités, la région de l’Extrême-Nord retrouve progressivement ce cercle : depuis le 6 février dernier, Darak se vide de ses populations du fait des attaques de Boko Haram. S’ajoutant à beaucoup d’autres localités de cette région, meurtrie depuis une quinzaine d’années par ces attaques terroristes.

Sans jamais être allé sur un quelconque des fronts, Paul Biya réitère son engagement, en saluant le concours des jeunes qui sont engagés majoritairement sur les différents fronts pour la défense du territoire et de ses frontières. Sans s’incliner sur leur mémoire tout de même. Toujours est-il que « je n’ai jamais cessé, et je ne cesserai jamais de me soucier de vous », a-t-il redit.

« Un plus grand nombre de jeunes se verront progressivement confier des responsabilités élevées »

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Mes chers jeunes compatriotes,

La célébration de cette soixantième édition de la Fête de la Jeunesse m’offre, une fois de plus, l’agréable opportunité de m’adresser à vous, pour évoquer les problématiques nombreuses, qui vous préoccupent.

Elles ont trait, je le sais, à votre présent, mais aussi et surtout, à votre avenir. Elles concernent vos difficultés, vos frustrations, vos peurs et vos angoisses. Mais elles concernent également vos espoirs, vos attentes et vos légitimes aspirations.

Mes chers jeunes compatriotes,

Ces problématiques qui vous préoccupent, je les connais. Je les connais d’autant plus que sous mon Autorité, les pouvoirs publics déploient inlassablement, des efforts méritoires, pour y apporter des solutions appropriées.

A cela, rien d’étonnant. Je n’ai en effet jamais cessé, et je ne cesserai jamais, de me soucier de vous. 

Mes chers jeunes compatriotes,

M’adressant à vous ce soir, quelques mois à peine, après ma réélection au poste de Président de la République, je ne puis manquer, de vous exprimer toute ma satisfaction, pour la part que vous avez prise à cette élection et surtout de vous remercier du fond du cœur, pour votre précieux soutien, sans lequel rien n’aurait été possible.

J’en suis conscient, ce qui aura sans doute été déterminant dans cette élection particulièrement disputée, c’est l’adhésion incontestable d’une grande majorité de jeunes au programme de société dont je suis porteur, mais aussi votre appréciation du bilan que j’ai présenté. C’est également, je le pense bien sincèrement, la confiance et l’attachement dont vous ne cessez de m’honorer depuis mon accession à la magistrature suprême de notre pays. Je vous en suis profondément reconnaissant.

Mes chers jeunes compatriotes, 

Lors de ma prestation de serment, j’ai pris un engagement solennel devant vous et devant la nation tout entière. C’est celui de consacrer toutes mes forces à l’avènement d’un Cameroun stable, uni et prospère.

Cet engagement, j’entends l’honorer, quels que soient les difficultés et les obstacles suscités par un environnement international de plus en plus contraignant. Je suis persuadé que nous parviendrons, ensemble, à cet objectif. Ma détermination sans faille, votre courage et vos multiples talents, en sont l’assurance.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je sais que certains d’entre vous se sentent désemparés, face aux difficultés qu’ils éprouvent à trouver un emploi ou à réaliser leurs projets. Ils sont, dès lors, enclins à douter de l’avenir et tentés de se résigner, de renoncer à leurs rêves ou de se lancer dans n’importe quelle aventure périlleuse.

Cela ne saurait, en aucun cas, être la solution. Je les encourage plutôt à persévérer. Je les encourage à continuer d’avoir confiance en leurs capacités. Je les encourage à continuer d’entreprendre et d’avancer, quelles que soient les difficultés et les obstacles. C’est le secret de la réussite.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je vous ai promis, lors de mes récentes prises de parole, que votre insertion dans le marché du travail, serait l’un des principaux chantiers de ce septennat.

Tel est le sens du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes que j’ai récemment annoncé. Des dispositifs incitatifs y afférents ont d’ores et déjà été élaborés par le gouvernement. L’objectif en étant de bâtir une véritable synergie entre l’Etat, le secteur privé et le reste de la société, en matière de création d’emplois, en faveur des jeunes.

Je voudrais à cet égard citer, entre autres, les exemptions fiscales accordées aux entreprises qui recrutent des jeunes diplômés, la dotation de 50 milliards de Francs CFA prévue par la loi des finances, pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, le relèvement de la subvention du Fonds National de l’Emploi, et les mesures prises pour l’insertion des jeunes dans la réalisation des travaux à haute intensité de main-d’œuvre, financés par l’Etat.

Tous ces efforts, chers jeunes compatriotes, sont un début de concrétisation des engagements, que j’ai pris récemment, à votre égard.

Mes chers jeunes compatriotes,

Les pouvoirs publics, sous mon Autorité, continueront, par ailleurs, à consentir d’importants moyens au renforcement et à l’amélioration de notre système éducatif.

Mon objectif est d’offrir au plus grand nombre d’entre vous, la possibilité d’accéder à une formation de qualité, vous permettant, par la suite, non seulement de trouver des emplois, mais également d’en créer.

Ainsi que vous le savez, les recrutements dans le secteur public ou les entreprises ne peuvent, à eux seuls, résorber totalement l’épineux problème du chômage des jeunes. C’est la raison pour laquelle, je ne cesserai d’encourager l’esprit d’entreprise chez les jeunes et de veiller à ce qu’ils puissent bénéficier d’un encadrement adéquat des pouvoirs publics à cette fin.

Je me réjouis de constater, à cet égard que malgré un contexte difficile, nombre d’entre vous excellent dans le secteur de la transformation agricole, de la construction, des services et du numérique, et y créent, au quotidien, des entreprises et des emplois. Chaque jour qui passe, vous vous illustrez, avec audace et compétence, dans tous les secteurs de la vie de la nation.

Je voudrais saluer à cet égard votre précieuse contribution au sein de nos Forces de défense et de sécurité en vue de notre protection commune. Je voudrais vous rendre hommage, à vous tous, jeunes du secteur informel, qui avez choisi de tourner le dos aux activités criminelles et délictuelles, et de vous battre au quotidien pour nourrir vos familles. Sachez qu’à mon sens, il n’y a pas – et il ne saurait y avoir –  de petit métier. Vous êtes tous utiles à la construction et au progrès de notre cher et beau pays.

C’est pourquoi j’entends veiller, à ce qu’un plus grand nombre d’entre vous, hommes comme femmes, se voient progressivement confier des responsabilités élevées, dans la gestion des affaires publiques.

Diverses opportunités me viennent à l’esprit à cet égard : le renouvellement, en préparation, des dirigeants des sociétés d’Etat, la formation du prochain gouvernement qui, je le sais, est très attendue, mais aussi la tenue des élections législatives et municipales. Même si le calendrier afférent à ces dernières devrait, au vu de certaines contraintes impérieuses, connaître un léger réajustement, dans le respect des dispositions pertinentes de nos lois, et tout particulièrement de la Loi fondamentale.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je voudrais également vous rappeler, ce soir, que vous avez certes des droits, mais également des devoirs, à l’égard de vos parents et de la communauté nationale. J’en appelle tout particulièrement à votre sens des responsabilités. L’avenir de notre cher et beau pays, le Cameroun, repose entre vos mains. Vous devez en être conscients. Vous devez donc résolument tourner le dos aux excès, dans lesquels certains d’entre vous ont malheureusement tendance à se perdre ces temps derniers : la délinquance, l’abus d’alcool, l’usage des stupéfiants, la dépravation des mœurs, l’usage excessif et abusif des réseaux sociaux, etc.

J’en appelle également au sens des responsabilités de vos parents et de vos éducateurs. Ils doivent jouer pleinement leur rôle auprès de vous et s’abstenir de tolérer, de faciliter ou d’encourager vos dérives. J’ai à cet égard, donné des instructions fermes aux administrations compétentes, pour une meilleure protection, en milieu scolaire, familial ou professionnel, des jeunes filles, qui sont trop souvent victimes de harcèlements et d’abus de toutes sortes.

Mes chers jeunes compatriotes,

Je voudrais vous réitérer mon engagement à ne ménager aucun effort, pour créer les conditions les plus favorables à votre épanouissement.  C’est le sens des instructions que j’ai données au gouvernement pour une action plus efficace de celui-ci. C’est le sens des réformes que j’entends engager prochainement en vue d’un meilleur fonctionnement de l’Etat. C’est également le sens de la lutte acharnée que j’entends mener contre la corruption et les détournements de deniers publics.

Mes chers jeunes compatriotes,

Au moment où vous vous apprêtez à célébrer les 60 ans de la fête qui vous est dédiée, je voudrais saluer la maturité dont vous faites si souvent preuve, en toutes circonstances. Je voudrais, une fois de plus, saluer votre contribution déterminante à l’édification de notre grande et belle nation.

Je vous engage à continuer d’œuvrer à la préservation de nos précieux acquis que sont la paix, l’unité nationale et la stabilité de nos institutions.

Bonne Fête de la Jeunesse à chacun de vous !

Vive le Cameroun !

Paul Biya promet plus de jeunes aux commandes de l’État

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Le 10 février 2026, lors de son traditionnel discours à la jeunesse, Paul Biya a repris un engagement déjà formulé à plusieurs reprises au cours des derniers mois. Cette fois, le propos se voulait plus direct, presque programmatique. « Vous êtes tous utiles à la construction et au progrès de notre cher et beau pays. C’est pourquoi j’entends veiller, à ce qu’un plus grand nombre d’entre vous, hommes comme femmes, se voient progressivement confier des responsabilités élevées, dans la gestion des affaires publiques. Diverses opportunités me viennent à l’esprit à cet égard : le renouvellement, en préparation, des dirigeants des sociétés d’Etat, la formation du prochain gouvernement qui, je le sais, est très attendue».

Cette insistance n’est pas nouvelle. Le 31 décembre 2025, dans son message de fin d’année, Paul Biya affirmait déjà : « Je veillerai également à l’application des mesures visant à améliorer la promotion des femmes et à garantir une plus grande participation des jeunes dans la gestion des affaires publiques. ». Quelques semaines plus tôt, lors de sa prestation de serment à Yaoundé le 6 novembre, après sa réélection pour un huitième mandat consécutif, le président camerounais avait placé cette question au cœur de son nouveau septennat. « La situation des jeunes et des femmes sera au cœur de mon action tout au long de ce septennat et  l’un des principaux objectifs que je me suis fixé à cet égard, est de promouvoir une meilleure responsabilisation des jeunes », déclarait-il.

Les jeunes encore marginaux dans l’appareil gouvernemental

Dans les faits, la représentation des jeunes au sommet de l’appareil d’État demeure limitée. L’un des exemples régulièrement cité est celui du ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie. Âgé de 52 ans, il figure parmi les plus jeunes membres du gouvernement depuis sa nomination le 4 janvier 2019. Cette relative exception met en lumière la faible présence des générations intermédiaires dans les cercles décisionnels.

Le contraste est d’autant plus observé que le Cameroun présente une démographie majoritairement jeune. Pourtant, plusieurs postes stratégiques sont occupés par des responsables dont la longévité institutionnelle est remarquable. Dans la sphère civile, Marcel Niat Njifendji, 91 ans, a été réélu à la présidence du Sénat. Cavaye Yeguie Djibril, 85 ans, préside l’Assemblée nationale depuis 1992. Adolphe Moudiki, 86 ans, dirige la Société nationale des hydrocarbures depuis la même année.

Au sein des institutions judiciaire et diplomatique, ainsi que dans divers postes ministériels et parlementaires, on retrouve Laurent Esso, 82 ans, Clément Atangana, 84 ans, Laurentine Koa Mfegue, 88 ans, ou encore Madeleine Tchuente, 76 ans, toujours en fonction. L’armée n’échappe pas à cette configuration. Les nominations intervenues en juillet 2025 ont confirmé la reconduction de figures âgées telles que Martin Mbarga Nguelé, 93 ans, René Claude Méka, 89 ans, et Emmanuel Amougou, 73 ans.

À 93 ans en février 2026, Paul Biya incarne lui-même cette longévité au sommet de l’État. Au pouvoir depuis 1982, il continue de gouverner entouré d’un cercle restreint de collaborateurs dont plusieurs cumulent des décennies à des postes clés.

Dans ce contexte, les engagements répétés en faveur d’une plus grande implication des jeunes prennent une résonance particulière. Au-delà de la dimension symbolique, ils interrogent l’évolution de la gouvernance publique et la capacité des institutions à intégrer progressivement une nouvelle génération de décideurs.

Les prochains mois offriront des indicateurs concrets. La composition du gouvernement en préparation et les choix opérés à la tête des sociétés d’État permettront d’apprécier la traduction effective des orientations exprimées.

Cimencam : Rachid Yousry prend fonction comme nouveau DG

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Cimenteries du Cameroun (Cimencam), filiale du groupe Lafarge-Holcim Maroc Afrique annonce la prise de service effective de son nouveau Directeur Général. Rachid Yousry avait en effet été désigné à l’issue du Conseil d’Administration de décembre 2025 pour succéder à Xavier Legrand, qui a dirigé Cimencam au cours des trois dernières années.

Dans un communiqué de presse publié le 6 février dernier, Cimencam évoque les attentes liées à cette nouvelle ressource humaine. « Cette nomination s’inscrit dans une nouvelle phase stratégique pour l’entreprise, dans un contexte de marché marqué par une concurrence accrue et des exigences croissantes en matière de performance, de service client et d’excellence opérationnelle », écrit l’entreprise.

Pour cette mission, Rachid Yousry va faire valoir sa riche expérience de plus de 35 années d’expérience accumulée à travers le monde. Analyste en informatique de formation et titulaire d’un MBA de l’École des Ponts Business School de Paris. Il a notamment occupé des fonctions de direction et de leadership stratégique en Afrique et au Moyen-Orient. On lui reconnaît une expertise avérée en développement commercial, supply chain et logistique, ainsi que dans la conduite de transformations organisationnelles dans des environnements industriels exigeants. Avant sa nomination à la tête de Cimencam, il occupait depuis juin 2021 le poste de Directeur Général de LafargeHolcim Côte d’ivoire.

Cimencam est présente sur le marché des matériaux de construction au Cameroun depuis plus de 60 ans. L’entreprise qui emploie plus de 380 personnes aujourd’hui, exploite quatre unités industrielles à savoir deux stations de broyage, une cimenterie intégrée et une usine de mortiers, à travers ses filiales Cimencam Figuil et QuarryCam. Cette industrie s’est relevée après une hausse vertigineuse des coûts du clinker et autres matières premières qui entrent dans le processus de fabrication du ciment. Cette situation liée à la crise russo-ukrainienne avait occasionné une augmentation de près de 1.200 francs CFA du prix de revient du sac de ciment, avec des pertes mensuelles estimées à un peu plus de 2 milliards de Francs CFA.

Métallurgie : Prometal, une industrie industrialisante au cœur de la transformation économique du Cameroun

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Dans le paysage industriel camerounais, peu d’acteurs peuvent revendiquer un impact qui dépasse largement leur seul champ d’activité. PROMETAL s’impose comme l’un de ces piliers discrets mais essentiels de l’économie nationale, donc l’impact irradie sur l’ensemble de l’écosystème économique. Considérée par les experts comme une « industrie industrialisante », l’entreprise sidérurgique qui maîtrise désormais à la perfection la production de l’acier et toutes ses déclinaisons, s’impose dans un rôle structurant, en parfaite cohérence avec la politique d’industrialisation du Cameroun et les objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

 En tant qu’industrie lourde, PROMETAL contribue par des investissements conséquents à la transformation de l’ensemble de l’appareil productif national. Ainsi, l’entreprise produit des biens d’équipements et des intrants indispensables à d’autres secteurs industriels et aux grandes infrastructures, créant ainsi un puissant effet d’entraînement sur l’économie. Cette dynamique irrigue aussi bien les grandes entreprises que les petites et moyennes unités de transformation. 

LA SIDÉRURGIE COMME FONDEMENT DE LA SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE

 La production de structures métalliques illustre pleinement cette logique. Elle permet aux industries qui s’installent au Cameroun de s’approvisionner localement pour la construction de leurs hangars et infrastructures à base d’acier. Ce choix réduit la dépendance aux importations, améliore les délais de réalisation des projets et renforce la compétitivité des investissements industriels. Dans le même temps, le fil machine produit localement constitue une matière première essentielle pour de nombreuses PME, notamment celles spécialisées dans la fabrication de pointes et de produits dérivés, favorisant l’émergence d’un tissu industriel de proximité. Les citernes, cuves de stockage, silos, ainsi que les activités de chantier naval et de réparation industrielle, trouvent également leur matière première auprès de PROMETAL. 

Le secteur du BTP bénéficie directement de cette production locale tant pour les constructions courantes que pour les grands travaux d’infrastructures structurants tels que les barrages, les ponts ou les complexes sportifs. À travers les poutrelles et les tôles, le fer à béton, l’acier produit localement devient un élément central de la modernisation du pays. 

UNE INDUSTRIE LOURDE QUI STRUCTURE L’APPAREIL PRODUCTIF

 Au-delà des infrastructures, PROMETAL intervient aussi sur des segments à fort impact social. La production de bouteilles de gaz domestique au Cameroun a permis d’améliorer sensiblement la disponibilité de ce produit stratégique fortement sollicité par les ménages et indispensable à la paix sociale. Pour les marketeurs, cette capacité industrielle nationale garantit une meilleure couverture du territoire et une plus grande régularité de l’approvisionnement, contribuant ainsi à la stabilité du marché et au quotidien des ménages.

 Ici, l’unité de production PROMETAL 5 à travers sa marque PROGAZ dédiée à la production de bouteilles de gaz domestique affiche une capacité annuelle de 900000 bouteilles, de quoi anticiper la croissance du marché national, dont le besoin actuel est de 450000 bouteilles. L’impact de PROMETAL se mesure également à travers sa contribution directe à l’économie nationale. Sur les trois dernières années, l’entreprise a versé 45 milliards de francs CFA d’impôts, s’est acquitté de 20 milliards de francs CFA de droits de douane et réglé 21 milliards de francs CFA au titre de l’énergie. À cela s’ajoutent 8 milliards de francs CFA consacrés à l’approvisionnement en gaz, 11 milliards de francs CFA de contributions à l’activité portuaire et 51 milliards de francs CFA payés aux PME et soustraitants locaux.

 Ces montants traduisent une redistribution substantielle de la valeur créée localement. Ils soutiennent les finances publiques, dynamisent l’économie portuaire et renforcent la trésorerie des entreprises locales, participant ainsi à la stabilité de l’écosystème industriel. Ces flux financiers témoignent du rôle central de PROMETAL dans la création de valeur ajoutée locale et le renforcement du contenu local. De nombreuses PME et grandes entreprises trouvent dans le groupe un acteur majeur de leur performance, de leur équilibre financier et de leur potentiel de croissance. 

Cette interdépendance alimente une dynamique élargie de création d’emplois et de chaînes de valeur, au bénéfice de l’économie nationale. Les capacités industrielles installées confirment cette position structurante. PROMETAL dispose aujourd’hui d’une capacité de production annuelle de 600 000 tonnes, alors que la consommation nationale est estimée à quatre 400 000 tonnes. Ce différentiel traduit non seulement une autosuffisance nationale sur plusieurs segments de l’acier, mais aussi l’existence d’un excédent exportable, ouvrant des perspectives pour le ‘’Made in Cameroon’’ sur les marchés régionaux avec en ligne mire le marché commun de la ZLECAF. 

UNE PLUS-VALUE INDUSTRIELLE DURABLE 

Sur le plan sectoriel, la plus-value apportée par PROMETAL est significative. Aux côtés des autres acteurs, l’entreprise a contribué à la constitution d’un tissu industriel solide dans la transformation de l’acier, garantissant l’autosuffisance nationale et la possibilité d’exportations. Il a également participé à la standardisation et à la normalisation des produits, tout en incitant à l’amélioration continue des pratiques industrielles. 

La diversification de l’offre constitue un autre marqueur fort, avec déjà 52 références d’acier produites localement. Cette dynamique a favorisé la structuration d’un réseau de PME actives dans la transformation artisanale de l’acier et le développement de métiers spécialisés, notamment les soudeurs, artisans et producteurs de pointes. Elle a également contribué à l’amélioration de la balance commerciale sur les produits à base d’acier et à l’amorçage des exportations, en particulier sur les segments des bouteilles de gaz domestique et du fer à béton. 

Comme le souligne un analyste de l’économie camerounaise, PROMETAL a fait le choix de se concentrer sur son cœur de métier, la production, afin de permettre à l’ensemble de l’écosystème industriel de jouer pleinement son rôle. Cette approche explique en grande partie la profondeur de son impact et la solidité de l’écosystème qu’il contribue à structurer. Au final, PROMETAL incarne concrètement le concept d’industrie industrialisante. Une entreprise dont l’activité dépasse la simple production pour devenir un levier de transformation économique, de création d’emplois décents et de montée en compétence de la main-d’œuvre locale.

 Dans un contexte où le Cameroun ambitionne d’accélérer son industrialisation, le parcours du groupe démontre que la souveraineté industrielle se construit aussi par des acteurs capables d’entraîner durablement tout un pan de l’économie nationale. 

Prometal et la souveraineté industrielle en CEMAC : un levier stratégique d’intégration régionale

Dans un contexte mondial marqué par l’instabilité des chaînes d’approvisionnement et la hausse des coûts des importations, la souveraineté industrielle s’impose comme un impératif pour les économies de la CEMAC. La dépendance structurelle aux intrants industriels importés fragilise les projets d’infrastructures et alourdit durablement les balances commerciales des États de la sous-région. Acteur central de la sidérurgie en Afrique centrale, PROMETAL illustre cette capacité à internaliser des fonctions industrielles stratégiques. 

En développant localement la transformation de l’acier, le groupe contribue à sécuriser l’approvisionnement en matériaux essentiels pour le bâtiment, l’énergie, les travaux publics et l’industrie, tout en limitant les sorties de devises liées aux importations. Le positionnement industriel du Cameroun, porté notamment par PROMETAL, dépasse le strict cadre national. Avec des capacités installées supérieures à la consommation locale, l’industrie sidérurgique camerounaise dispose d’un potentiel d’offre excédentaire susceptible d’alimenter les marchés voisins de la CEMAC. 

Cette dynamique ouvre la voie à un renforcement des échanges intra-communautaires, encore insuffisamment exploités au regard des besoins régionaux. Au-delà des volumes produits, l’enjeu est également qualitatif. La normalisation, la standardisation et la régularité de l’offre industrielle constituent des conditions essentielles à l’émergence d’un véritable marché commun des produits sidérurgiques. 

En structurant une offre conforme aux exigences techniques, normatives et règlementaires, PROMETAL participe à la consolidation d’un espace industriel régional plus intégré et plus compétitif. Ainsi, la souveraineté industrielle portée par des entreprises comme PROMETAL s’inscrit dans une logique de développement partagé. Elle ne se limite pas à la satisfaction des besoins nationaux, mais contribue à bâtir les fondations d’une autonomie productive à l’échelle de la CEMAC, condition indispensable à une intégration économique plus profonde et plus résiliente.

Classement COBAC : Prometal, un acteur industriel de référence en zone CEMAC

Le 2 janvier 2025, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) a classé PROMETAL parmi les entreprises de grand standing et d’importance nationale en zone CEMAC. Cette reconnaissance, accordée dans le cadre de l’exercice 2025, repose sur des critères stricts liés à la solidité financière, au volume d’activité, à la gouvernance, à la capacité de remboursement et à l’impact macroéconomique.

 Pour PROMETAL, ce classement constitue un signal fort de crédibilité financière. Il facilite l’accès au financement bancaire, améliore les conditions de crédit et renforce la confiance des partenaires financiers locaux et sous-régionaux. Dans un secteur industriel à forte intensité capitalistique, cette reconnaissance est déterminante pour soutenir les investissements lourds, sécuriser les cycles d’exploitation et accompagner les projets structurants de long terme.

 Sur le plan opérationnel, le statut conféré par la COBAC permet au groupe de structurer durablement ses relations avec les établissements de crédit, tout en bénéficiant d’une lecture plus favorable de son profil de risque. Il conforte également PROMETAL dans son rôle de locomotive industrielle, capable d’entraîner dans son sillage un réseau étendu de PME, de sous-traitants et de prestataires locaux, contribuant ainsi à la création de valeur ajoutée nationale.

 Pour l’État camerounais, ce classement est tout aussi stratégique. Il atteste de l’émergence d’acteurs industriels nationaux suffisamment robustes pour répondre aux standards prudentiels du régulateur bancaire sous-régional. Il renforce la crédibilité économique du pays, améliore l’attractivité du Cameroun auprès des investisseurs et contribue à la stabilité du système financier de la CEMAC. 
Dans une perspective de souveraineté industrielle, la reconnaissance de PROMETAL par la COBAC illustre le rôle central des industries industrialisantes dans la transformation structurelle des économies de la sous-région. Elle confirme que l’industrialisation locale constitue non seulement un levier de production et d’emploi, mais aussi un pilier de stabilité financière, de résilience économique et d’intégration régionale.


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