lundi, avril 6, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 15

Bertoua : La délégation des PME évalue le 8ème Salon régional de l’artisanat de l’Est

0

Outre la proclamation des résultats sans mention de la filière par certains délégués départementaux, le rapport déplore également une faible couverture médiatique de cette activité.

Du 11 au 13 novembre 2025, l’esplanade de la délégation régionale du ministère des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) dans la ville de Bertoua, a abrité le Salon régional de l’artisanat de l’Est (Sarae). Dans le but de s’améliorer pour la prochaine édition, une réunion d’évaluation a récemment été organisée par les responsables locaux afin d’évaluer cette 8ème édition du Sarae.

De cette évaluation faite au niveau régional il en ressort entre autres que certains membres du jury ont fait preuve de légèreté et des programmes de cérémonies non conformes ont été constatés au niveau de certains salons départementaux.

Le rapport déplore également une couverture médiatique insuffisante outre la proclamation des résultats sans mention de la filière par certains délégués départementaux du fait de la mauvaise organisation des acteurs, outre les frais de transport non prévus pour les artisans, parce que non prévus dans le budget.

« Certains délégués départementaux ont peur devant leur préfet à qui ils ne disent pas certaines vérités par peur ou manque d’arguments techniques pour convaincre » déplore le rapport. Afin de remédier à cette situation, certaines résolutions ont été prises.

« Etant donné que les Salons régionaux sont biennaux des années impaires, nous nous proposons de continuer à ménager notre monture d’abord pour le Siarc (Salon international de l’artisanat du Cameroun Ndlr) 2026. Ceci en organisant au moins deux réunions préparatoires avec les 35 lauréats, en vue de les coacher pour l’amélioration de l’image de leurs œuvres et les activités à mener avant, pendant et après le Siarc en vue » explique le rapport.

Ce dernier prévoit également la rémunération pour le transport des artisans et leurs œuvres afin de se rendre aux expositions départementales et au salon régional. L’initiative va aussi travailler pour que les crédits alloués à l’organisation soient disponibles en région avant la fin du 1er trimestre entre autres.

« Nous nous attèlerons à continuer avec la sensibilisation et l’identification de routine des artisans pour leur enregistrement aux registres commerciaux. Nous entamerons également la signature des cartes d’adhésion des artisans (si possible), conformément aux instructions de la hiérarchie. Nous continuerons à préparer les artisans pour le salon artisanal 2027 car les vraies œuvres artisanales ne se confectionnent pas en un temps record. Le dialogue et le renforcement des capacités des maires en la matière ne seront pas du reste » rassure le rapport.

Le Minfi annonce la saisie de drogues d’une valeur de 50 milliards de francs CFA

0

Le Ministre des Finances, Louis Paul Motazé, a rendu public, le 20 février 2026, un communiqué officiel annonçant la saisie de six cargaisons majeures de stupéfiants illicites à l’aéroport international de Douala. L’opération, coordonnée par le Service principal de la surveillance des Douanes sur la base de renseignements ciblés de haut niveau, a permis d’intercepter environ 2 491 kilogrammes de substances prohibées.

Dans le détail, la cargaison se compose de 1 057 kg de cocaïne en provenance d’Allemagne et de 1 434 kg de tramadol expédiés depuis l’Inde et le Soudan du Sud. Selon les précisions du communiqué, les expéditions ont transité respectivement par une compagnie aérienne européenne et une compagnie aérienne africaine, et avaient été faussement déclarées comme « fournitures médicales » afin de contourner les contrôles frontaliers.

La valeur marchande estimée des substances saisies s’élève à environ 90 millions de dollars US, soit près de 50 milliards de francs CFA, indique le ministredes Finances, qui ajoute que « cette opération empêche notamment la mise en circulation d’environ 27 millions de comprimés de tramadol sur le territoire national », un volume susceptible d’alimenter massivement les réseaux de distribution illicites et d’aggraver les ravages sanitaires et sociaux liés à l’abus de drogues.

Les marchandises ont été immédiatement placées sous scellés et remises aux autorités compétentes pour la poursuite des enquêtes, révèle le communiqué de M. Motaze. S’agissant du tramadol, le Service des Douanes travaille en étroite collaboration avec les autorités régionales afin de garantir la destruction immédiate et sécurisée de ces produits prohibés.

Cette saisie spectaculaire s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des contrôles et de démantèlement des réseaux criminels transnationaux. Ces dernières années, les Douanes camerounaises ont multiplié les coups de filet d’envergure, tant dans les aéroports que dans les ports et aux frontières terrestres. Des cargaisons importantes de tramadol, de cocaïne et d’autres substances psychotropes ont ainsi été interceptées dans les aéroports camerounais et ailleurs sur le territoire, de même que des conteneurs dissimulant des produits pharmaceutiques contrefaits et des marchandises prohibées. Chaque opération a mis en lumière l’ingéniosité des trafiquants, mais aussi la capacité croissante des services douaniers à exploiter le renseignement, les techniques de profilage et la coopération interservices.

Au-delà de la dimension répressive, ces actions traduisent un enjeu stratégique majeur : protéger la santé publique, préserver l’ordre social et consolider la sécurité nationale. Le trafic de stupéfiants constitue en effet une menace transversale, alimentant la criminalité organisée, le blanchiment de capitaux et parfois le financement d’activités déstabilisatrices.

Dans son communiqué, le Ministre des Finances « félicite les agents des Douanes pour leur sens du devoir, leur vigilance et leur professionnalisme ». Conformément aux Hautes Directives du Chef de l’État, la Douane camerounaise demeure un pilier essentiel du dispositif de défense économique et de sécurité nationale.

Sous la conduite du Minfi, l’administration douanière affiche des résultats probants, conjuguant modernisation des outils de contrôle, exploitation accrue du renseignement et coordination renforcée avec les partenaires nationaux et internationaux. L’efficacité démontrée à travers cette saisie record illustre la détermination des pouvoirs publics à faire du territoire camerounais un espace de tolérance zéro face aux trafics illicites.

Créances : 778 milliards FCFA à recouvrer par l’État

0

Dans une interview publiée dans le magazine officiel du ministère des Finances (2024/2025), Marie Rose Messi, directrice générale de la Société de recouvrement des créances, a dressé un état des lieux précis du portefeuille résiduel de créances à recouvrer. « Au 31 décembre 2024, le portefeuille résiduel des créances à recouvrer en matière bancaire et commercial est de FCFA 584 milliards.

En ce qui concerne les créances issues des condamnations pécuniaires au profit de l’Etat et de ses démembrements, le solde restant à recouvrer pour les décisions de justice exécutées est de FCFA 194 milliards », at-elle déclaré. Marie Rose Messi affiche néanmoins sa confiance dans la capacité de l’entreprise qu’elle dirige à relever ce défi colossal. « Nous restons convaincus que, grâce au déploiement de la SRC, dotée de ses nouveaux attributs, adossée à sa réorganisation telle que voulue par le Chef de l’État et avec l’accompagnement des autorités publiques, le taux de recouvrement sera significativement amélioré », a-t-elle assuré.

Mais le rapport 2024 de la Commission nationale anti-corruption (Conac) sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun tempère cet optimisme. Sur un total de 90,7 milliards de FCFA de condamnations pécuniaires prononcées en faveur de l’État, la SRC n’a encaissé que 5,2 milliards de FCFA, soit un taux de recouvrement limité à 5,8 %.

Près de 85,4 milliards de FCFA restent ainsi à récupérer, correspondant à 19 décisions de justice rendues par le Tribunal criminel spécial et la Cour suprême. Dans la même veine, le dernier rapport de la Chambre des comptes couvrant la période 2018- 2022 met en évidence des anomalies dans le circuit de reversement des fonds collectés.

 La juridiction financière relève que la société n’a pas systématiquement transféré au Trésor public les sommes perçues pour le compte de l’État. Le document précise qu’au 31 décembre 2022, la SRC détenait encore 14,121 milliards de FCFA correspondant à des fonds recouvrés dans le cadre de conventions signées avec le ministère des Finances.

 À ce montant s’ajoutaient 107,127 millions de FCFA issus de condamnations pécuniaires, également conservés par la société.

MINETTE LIBOM LI LIKENG, Minpostel : « Instaurer un cadre de gouvernance de l’IA pour garantir l’efficacité des actions publiques »

0

Pour nos administrations, l’intelligence artificielle représente ainsi une opportunité majeure de modernisation dans la mesure où ses usages induisent : simplification des procédures, lutte contre la fraude, amélioration de la planification publique, renforcement de la transparence et pilotage stratégique fondé sur les données. Dans un contexte où les technologies évoluent plus rapidement que les cadres juridiques, les États sont appelés à trouver un équilibre délicat : encourager l’innovation sans compromettre les principes fondamentaux de l’État de droit. Et pour le Cameroun, l’enjeu est double : – d’une part, ne pas rester en marge de cette transformation mondiale ; – d’autre part, s’assurer que l’adoption de l’intelligence artificielle s’inscrive dans une démarche souveraine, maîtrisée et conforme à nos valeurs.

 Conscient de ces enjeux, le Gouvernement du Cameroun, à travers le Ministère des Postes et Télécommunications, a engagé dès 2024, un processus inclusif et structurant de réflexion nationale, matérialisé par l’organisation des Concertations Nationales sur l’Intelligence Artificielle (CONIA).

La première édition des CONIA, tenue en 2024, a permis de poser les bases d’un cadre de réflexion national et identifié les priorités sectorielles stratégiques. La seconde édition des Concertations Nationales sur l’Intelligence Artificielle, organisée en 2025, a donné lieu à l’approfondissement des travaux engagés et à la consolidation du consensus national autour d’une recommandation majeure, à la fois structurante et stratégique, à savoir : l’élaboration d’une Stratégie Nationale de l’Intelligence Artificielle, assortie d’un plan d’action gouvernemental clair, opérationnel et doté d’un calendrier précis de mise en œuvre.

UNE STRATÉGIE NATIONALE DE L’IA ADAPTÉE AUX RÉALITÉS DU PAYS

Cette orientation traduit la volonté collective de passer du stade de la réflexion à celui de l’action coordonnée, en dotant notre pays d’un cadre cohérent, capable d’encadrer le développement et l’usage de l’intelligence artificielle dans tous les secteurs d’activité. À l’évidence, le Cameroun ne pouvait rester en marge de la dynamique mondiale en cours.

C’est dans ce contexte que le Gouvernement, sous l’impulsion du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a engagé ce processus structurant visant à doter notre pays d’une Stratégie Nationale de l’Intelligence Artificielle, adaptée à nos réalités, à nos priorités et à nos ambitions de développement.

Cette démarche s’inscrit en droite ligne de la Très Haute Vision du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, qui soulignait, dans son ouvrage Pour le libéralisme communautaire. Une pensée dynamique à la mesure des temps présents, paru aux éditions Favre en 2024, (et je cite) :« Le pari de l’Intelligence Artificielle est à la mesure des défis actuels et à venir : l’intelligence artificielle est un démultiplicateur de développement, de croissance et de démocratisation, à condition que son usage soit éthique. » (Fin de citation).

À l’heure où les systèmes d’intelligence artificielle connaissent un essor sans précédent, il serait illusoire de ne voir en eux qu’un formidable accélérateur de performance et d’innovation. Car cette même puissance technologique, par sa capacité créatrice, prédictive et décisionnelle, peut également engendrer des dérives profondes si elle n’est pas encadrée avec rigueur.

En effet, nous assistons aujourd’hui à la multiplication de contenus synthétiques difficiles à distinguer du réel, à la manipulation automatisée de l’information, à la reproduction et parfois à l’amplification de biais sociaux à travers les algorithmes, ainsi qu’à l’automatisation de décisions susceptibles d’affecter directement la vie des citoyens qu’il s’agisse d’accès aux services publics, de crédit, d’emploi ou de prestations sociales.

La puissance créatrice de ces systèmes, capables de générer textes, images, voix et simulations avec un degré de réalisme inédit, pose également la question de la désinformation, de l’usurpation d’identité, de l’atteinte à la réputation et de la fragilisation de la confiance publique. Plus encore, l’opacité de certains modèles algorithmiques peut créer un déséquilibre dans la relation entre l’administration et l’administré, si les décisions deviennent incompréhensibles ou contestables uniquement par des experts techniques.

 UNE TECHNOLOGIE SUBORDONNÉE À L’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Ces dérives déjà redoutables, sont accentuées par la rapidité d’évolution des technologies d’intelligence artificielle et par leur diffusion massive, parfois plus rapide que notre capacité collective à en mesurer toutes les implications juridiques, éthiques et sociales. Et c’est précisément face à ces risques que s’impose une orientation stratégique ferme et assumée de l’action publique.

Car si l’intelligence artificielle peut constituer un puissant levier de modernisation et d’efficacité, elle ne saurait, en aucun cas, devenir un facteur d’instabilité institutionnelle, d’inégalités accrues ou d’érosion de la confiance citoyenne. Notre conviction est qu’elle doit demeurer un instrument au service du progrès collectif, encadré par l’autorité publique et guidé par les valeurs fondamentales de notre République, afin que la technologie reste subordonnée à l’intérêt général et à la primauté de la personne humaine.

UN CADRE NATIONAL DE GOUVERNANCE DE L’IA REPOSANT SUR TROIS PILIERS

L’intelligence artificielle nous place aujourd’hui face à une responsabilité collective majeure. Si la protection du citoyen demeure une exigence fondamentale, l’enjeu dépasse désormais la seule dimension individuelle. Il est systémique.

Il s’agit d’organiser, à l’échelle nationale, une gouvernance cohérente, structurée et anticipative de l’intelligence artificielle. Mettre en place un cadre national de gouvernance de l’IA constitue à cet égard une priorité stratégique. Ce cadre devra reposer sur trois piliers essentiels.

Premièrement, une coordination interministérielle renforcée. L’intelligence artificielle irrigue l’ensemble des politiques publiques : santé, éducation, finances, sécurité, agriculture, justice. Elle ne peut être pensée ni régulée de manière sectorielle et cloisonnée. Une approche concertée et transversale s’impose pour garantir cohérence et efficacité dans l’action publique.

Deuxièmement, une cohérence réglementaire, afin d’éviter les contradictions normatives, les vides juridiques ou les chevauchements de compétences. Notre ambition est de bâtir un environnement clair, stable et prévisible, propice à l’innovation tout en assurant la protection des droits et libertés fondamentaux.

Troisièmement, l’anticipation des risques technologiques. Gouverner à l’ère de l’intelligence artificielle, ce n’est pas seulement réagir aux dérives constatées ; c’est prévoir les évolutions, évaluer les impacts potentiels et adapter en permanence nos instruments juridiques et institutionnels.

Dans cette perspective, et conformément aux orientations formulées dans la Stratégie Nationale de l’Intelligence Artificielle actuellement en cours de finalisation, la création d’un mécanisme institutionnel dédié à la gouvernance de l’IA s’impose comme une nécessité. Ce mécanisme aura vocation à assurer la coordination interministérielle, à harmoniser les initiatives sectorielles, à veiller à la conformité des usages aux principes éthiques et juridiques retenus, et à garantir un suivi régulier de la mise en œuvre du plan d’action gouvernemental.

Il constituera un cadre permanent d’échange, d’expertise et de veille stratégique, permettant d’anticiper les évolutions technologiques, d’identifier les risques émergents et d’adapter en conséquence nos instruments de régulation. Par cette démarche, il s’agira d’ancrer durablement la gouvernance de l’intelligence artificielle dans une architecture institutionnelle claire, stable et cohérente, au service de l’intérêt général.»

Le Minpostel engage les administrations publiques sur la voie d’une IA responsable

0

La rencontre qui nous réunit ce jour revêt un caractère essentiellement technique et opérationnel. Elle constitue avant tout un cadre de travail et d’échanges entre administrations, destiné à favoriser une compréhension commune des enjeux pratiques posés par l’intégration progressive des outils numériques avancés dans nos procédures administratives », a déclaré Mohamadou Saoudi, Secrétaire général du Minpostel. C’était le 17 février 2026 dans le cadre de l’atelier consacré à l’intelligence artificielle responsable au Cameroun.

Organisée par le ministère des Postes et Télécommunications, la rencontre sous le thème « Intelligence artificielle responsable au Cameroun: protéger le citoyen, encadrer les usages et bâtir la confiance numérique ». Pendant deux jours, les personnels de l’administration publique ont échangé sur l’intégration progressive de l’IA dans le fonctionnement des appareils étatiques.

« La rencontre qui nous réunit ce 17 février revêt un caractère essentiellement technique et opérationnel. Elle constitue avant tout un cadre de travail et d’échanges entre administrations, destiné à favoriser une compréhension commune des enjeux pratiques posés par l’intégration progressive des outils numériques avancés dans nos procédures administratives », a indiqué le Secrétaire général du Minpostel.

Il s’est agi durant ces travaux, d’examiner de manière concrète les réalités auxquelles nos services sont déjà confrontés, d’identifier les difficultés rencontrées et de partager les expériences respectives, afin d’aboutir à une meilleure coordination de l’action administrative en la matière.

« L’objectif recherché n’est donc pas un débat théorique, mais la production d’éléments précis, utiles et opérationnels, susceptibles d’orienter l’organisation administrative et de faciliter la prise de décisions ultérieures », a insisté Mohamadou Saoudi.

L’atelier est structuré sur deux jours. La première journée était consacrée au cadrage stratégique, à la gouvernance et aux enjeux nationaux. Elle était meublée des présentations sur les dynamiques mondiales et la gouvernance numérique, suivies de sessions sur l’encadrement responsable de l’IA, les enjeux éthiques et juridiques, la protection contre la désinformation et la falsification de contenus, ainsi que sur les données et la souveraineté numérique, notamment la gouvernance des données publiques, les dépendances technologiques, les infrastructures critiques et les conditions d’hébergement sécurisé.

La deuxième journée portait notamment sur les usages et les perspectives opérationnelles. Elle comprend un rappel des acquis, des échanges sur les applications responsables dans des secteurs prioritaires comme la santé et l’éducation, puis une session dédiée à l’innovation locale avec la participation de l’écosystème national, PME et startups comprises.

A l’issue de l’atelier, chaque département est invité à identifier les usages existants, à recenser les difficultés rencontrées en matière de protection des informations, de fiabilité des résultats, de traçabilité des décisions et de gestion des responsabilités, puis à formuler des propositions portant sur l’encadrement juridique, les exigences techniques minimales, les mécanismes de coordination et les besoins en formation.

Le SG du Minpostel a rappelé que la numérisation s’est accélérée ces dernières années. Dématérialisation des procédures, plateformes électroniques, outils d’analyse de données et automatisation font désormais partie du fonctionnement courant. De nouveaux mécanismes d’aide à la décision sont déjà utilisés pour le traitement des dossiers, le renforcement des contrôles, la planification ou l’orientation des usagers.

Mais ces évolutions soulèvent des contraintes organisationnelles, juridiques et techniques. « Les initiatives se développent parfois de manière isolée, selon les besoins propres à chaque structure, sans toujours disposer de référentiels communs, ni d’orientations harmonisées ». Il évoque des risques d’interopérabilité limitée, des incertitudes sur la responsabilité administrative en cas de dysfonctionnement et des interrogations liées à la sécurité et à la gestion des données.

Yaoundé : une enseignante retrouvée morte dans un puits

0

Le quartier Nkoabang est agité depuis deux jours par une découverte macabre : celle du corps inerte de Jeannette Tikamda, au fond d’un puits. La dame qui est professeure de lycée, était recherchée depuis la nuit du 16 février dernier.  C’est le corps de l’enseignante d’espagnol qui sera retrouvé le 18 février dans un puits situé dans une ancienne concession familiale. « L’alerte a été donnée après que des riverains ont signalé la présence d’un corps au fond du puits. Les sapeurs-pompiers, assistés des forces de sécurité, ont procédé à l’extraction de la dépouille en présence d’un médecin légiste », renseigne une source proche de la famille. « Les premières constatations font état de blessures importantes, notamment au niveau d’un membre inférieur, ainsi que de lésions qui, selon la légiste, pourraient être antérieures au décès », précise la source.

Le corps découvert ne sera autre que celui de Jeannette Tikamda, jadis habitante des lieux, et épouse Alhadji Abel, secrétaire particulier du ministre Mounouna Foutsou. L’on apprend qu’une autopsie a été recommandée afin d’en savoir plus sur les circonstances du décès. Une option qui divise la famille, apprend-on : « la poursuite des examens médico-légaux ferait l’objet de discussions, et de polémique entre les parties prenantes à l’affaire. Une situation qui alimente les interrogations, alors que les autorités judiciaires ont ouvert une enquête pour établir les faits », souffle notre informateur». En attendant, le corps a été placé sous scellés, à la morgue dans l’attente des suites de la procédure.

Tristesse : Le DG du Chantier naval est mort

0

« C’est avec une profonde consternation que nous avons appri le décès de notre frère, père, grand-père et ami Roland Maxime Aka’a Ndii… »C’est en ces termes que Me Augustin Menkem a annoncé ce matin le décès du directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic). Selon des sources concordantes, le patron du Cnic s’est éteint nuitamment des suites de maladie. Pour Augutin Menkem, « son départ laisse un vide immense au sein de sa famille, de ses proches, mais aussi dans le paysage institutionnel et industriel de notre pays». Saluant un « homme d’engagement, de rigueur et de vision» qui « aura marqué de son empreinte la gouvernance du secteur naval et industriel, contribuant avec détermination au rayonnement et à la modernisation de cet outil stratégique national ».

Roland Maxime Aka’a Ndii dirigeait le Cnic depuis le 26 juin 2020, date à laquelle il avait été nommé à la tête de cette entreprise, en remplacement d’Alfred Forgwei Mbeng, lui aussi décédé en avril 2020 des suites de coronavirus. Celui qui était jusque-là directeur général adjoint depuis 2014, a auparavant été inspecteur des services au ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat. Cet administrateur civil héritait d’une entreprise très mal-en-point depuis le départ de Zacheus Forjindam (en prison pour des faits de malversations financières depuis 17 ans aujourd’hui). Son prédécesseur n’ayant pas pu redresser la barre. Roland Maxime Aka’a Ndii était engagé sur le plan de redressement élaboré par le gouvernement et qui prévoyait le licenciement de 270 employés, entre autres.

L’ange de la mort rôde autour du Cnic depuis quelques années. Après l’ancien DG en juin 2020, la structure a perdu le 4 novembre 2025 son conseiller technique, directeur commercial et de l’exploitation, le Français Jean Alain Dorier, des suites d’une courte maladie.

Savana Finance lance un pont financier pour capter 150 milliards FCFA de la diaspora

0

L’initiative, baptisée Savana Diaspora Connect, entend répondre à un paradoxe récurrent. Les Camerounais de l’étranger, très actifs dans l’économie nationale via des envois de fonds estimés à plusieurs centaines de milliards de FCFA par an, peinent souvent à transformer ces transferts en projets productifs et sécurisés sur le territoire. Pour lever ce frein, l’institution a sillonné l’Europe, de Paris à Genève, en passant par Bruxelles et Dortmund, rencontrant plus d’un millier de membres de la diaspora.

Le constat effectué sur le terrain par Savana Finance se résume en cette maxime : « la volonté d’investir est massive, mais la confiance reste fragile ». Les échanges ont mis en lumière des craintes récurrentes liées à l’insécurité foncière, au manque de transparence ou encore à la difficulté de piloter un projet à distance. Face à ces défis, Savana Finance a structuré une offre qui dépasse le cadre bancaire traditionnel. La plateforme se présente comme un guichet unique, proposant un accompagnement allant de la sécurisation juridique du foncier au suivi opérationnel des activités, en passant par le montage financier.

Pour asseoir cette relation de confiance, l’institution s’appuie sur les principes de la finance islamique, une approche qui exclut les intérêts spéculatifs et exige que chaque investissement soit adossé à des actifs réels et tangibles.

Une ambition progressive mais mesurée


Si l’objectif affiché sur cinq ans est de canaliser entre 100 et 150 milliards de FCFA, les premières étapes se veulent prudentes et pragmatiques. La phase initiale, prévue sur 12 à 24 mois, vise à structurer entre 15 et 30 milliards de FCFA.

« Cette première phase vise à consolider la confiance, démontrer la capacité d’exécution et établir un historique de projets réussis », explique Oumarou Mouctar, administrateur directeur général de Savana Finance. L’idée est de créer un effet d’entraînement au sein des communautés établies en Europe, où le bouche-à-oreille et la recommandation jouent un rôle clé dans les décisions d’investissement.

Les premiers signaux sont encourageants. La tournée européenne a déjà permis d’identifier plus d’une centaine de porteurs de projets ayant manifesté un intérêt formel. Les secteurs les plus prisés sont l’immobilier structuré pour la location ou la résidence, l’agro-business et la transformation agricole, ainsi que les PME de services à fort impact territorial.

Au-delà de la collecte, un catalyseur de valeur


L’ambition affichée par Savana Finance dépasse la simple ingénierie financière. Il s’agit de réorienter une épargne souvent informelle et dispersée vers des circuits traçables et durables.

« À travers cette démarche, notre ambition est de transformer des flux financiers souvent informels et dispersés en investissements productifs, traçables et durables, capables de structurer des chaînes de valeur et de renforcer la résilience économique du Cameroun », insiste Oumarou Mouctar.

En se positionnant comme intermédiaire de confiance, l’institution espère devenir un catalyseur pour des projets structurants, notamment dans l’équipement productif, les services essentiels ou la modernisation agricole. L’enjeu est de démontrer que l’épargne de la diaspora, souvent cantonnée à la consommation ou à l’immobilier de prestige, peut devenir un moteur de croissance pour le tissu économique local, à condition de lui offrir un cadre sécurisé et transparent.

Marché des titres publics : Le plan du Minfi pour lever 400 milliards FCFA

0

Samuel Tela, le directeur de la Trésorerie au ministère des Finances, a exposé dans une interview à la télévision nationale la feuille de route destinée à capter 400 milliards de FCFA sur le marché des titres publics en 2026. Cette opération s’inscrit dans le cadre du décret présidentiel signé le 21 janvier 2026 autorisant le ministre des Finances Louis Paul Motaze à contracter jusqu’à 1 650 milliards de FCFA d’emprunts sur les marchés intérieur et extérieur.

Le texte prévoit que 1 000 milliards soient mobilisés à l’international, 400 milliards via des obligations du Trésor sur le marché domestique et 250 milliards auprès d’organismes privés locaux. Pour réussir cette opération, les autorités veulent d’abord renforcer la relation avec les investisseurs institutionnels.

Samuel Tela annonce qu’une rencontre spécifique doit être organisée pour présenter la trajectoire d’endettement de l’année. « Le ministre des Finances devrait, je crois, le 19 février, rencontrer les investisseurs locaux afin de leur présenter son plan de financement pour l’année. Il s’agira d’exposer la stratégie qui sera mise en place pour mobiliser les 400 milliards sur les marchés financiers, ainsi que les 250 milliards négociés auprès des banques commerciales ».

Le Trésor privilégie aussi un étalement des émissions afin d’éviter une pression excessive sur la liquidité bancaire et d’ajuster les appels de fonds aux besoins budgétaires. « Par ailleurs, sur ces 400 milliards, nous comptons étaler les opérations tout au long de l’année. Nous n’envisageons pas de lever 200 ou 300 milliards d’un seul trait. Les émissions seront réparties dans le temps afin de capter progressivement les ressources au fur et à mesure des besoins et des injections de liquidité ».

UN MARCHÉ DES TITRES PUBLICS SOUS FORTE TENSION

Au-delà du calendrier, Yaoundé cherche à élargir le cercle des souscripteurs, y compris à l’international, en lien avec la Banque centrale. « Nous travaillons également avec la Banque centrale pour attirer les investisseurs directs étrangers. Nous avons d’ailleurs connu une très belle expérience en 2025 avec Afreximbank, qui est devenue un partenaire majeur de l’État en matière de financement. Afreximbank a participé à une émission sur le marché domestique pour un montant de 200 millions d’euros, soit environ 200 milliards de FCFA. Vous voyez, c’est significatif.

Cet exemple pourrait être élargi à d’autres partenaires, y compris dans la sous-région. Nous continuons donc à travailler dans ce sens afin que, s’il reste des marges résiduelles, ce type d’opération puisse être dupliqué. »

Cette prudence s’explique par l’évolution récente du marché régional, marqué par une forte montée de l’encours des titres publics. « D’abord, les États ont beaucoup sollicité le marché domestique. Si vous regardez l’encours des titres entre 2020 et 2025, le montant a pratiquement été multiplié par cinq. On est passé d’environ 1 800 milliards en 2020 à près de 9 000 milliards en décembre 2025. Le marché n’a plus la capacité, pour l’ensemble des États, notamment les six pays de la CEMAC qui s’y financent pour la plupart, de répondre à tous nos besoins ».

 Dans ce contexte, lever d’importants montants en une seule opération devient difficile et risqué pour la structure de la dette. « Il devient donc difficile d’y lever 200 ou 300 milliards d’un coup. Et même si une telle opération était possible, il s’agirait le plus souvent d’emprunts de court terme. Sur l’encours global du marché domestique, on observe en effet une forte concentration d’émissions à court terme. Les États s’endettent pour six mois, douze mois, et au mieux pour trois ans. Or, on ne peut pas financer des projets de développement avec des endettements de court terme, sans en dénaturer la logique et compromettre leur soutenabilité ».

Reprise progressive des activités au port de Douala selon le Gecam

0

Les opérations d’inspection des marchandises au port de Douala Bonabéri sont pratiquement rentrées dans l’ordre selon la communauté des affaires. Dans un communiqué du 18 février 2026, le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) parle d’une « normalisation progressive des activités au Port de Douala ».

Le patronat livre ce constat au terme d’une concertation ayant réuni les représentants des principaux acteurs de la place portuaire de Douala, dont le Port Autonome de Douala (PAD), la Société Générale de Surveillance (SGS) ainsi que le Chef Secteur des Douanes du Littoral 1.

En fin de compte, les opérateurs économiques se satisfont de « la mobilisation des parties prenantes qui a permis le retour à la normale des activités sur la place portuaire de Douala, se traduisant par la reprise des opérations de scanning des conteneurs par la SGS depuis le 17 février 2026 mettant ainsi un terme à la situation de double facturation », fait remarquer Célestin Tawamba, président du Gecam. Le patronat souligne aussi que des mesures sont en cours en vue du remboursement aux entreprises des sommes indûment payées durant la période de crise.

Il faut dire que ce dénouement intervient après une menace de la communauté des affaires de suspendre les opérations d’import/export au port de Douala si les autorités ne mettaient pas fin à la double facturation subie par les entreprises du fait de l’existence de deux opérateurs pour le même service.

Alors que cet ultimatum devait être exécuté à compter du 16 février 2026, le 17 février dernier, le Directeur Général du PAD a tranché la situation. Cyrius Ngo’o a en effet suspendu une partie du contrat de Transatlantic D en lui demandant de se limiter « à l’inspection par scanner du reste des flux import/export, marchands et non-marchands, qui ne sont pas opérés par la société SGS S.A. Il s’agit en particulier, d’une part, du trafic vrac solide non-conteneurisé traité dans les autres terminaux et. D’autre part, des véhicules, des conteneurs vides et des conteneurs hors-gabarit débarqués au Terminal à Conteneurs ».

Ce qui permet à SGS de poursuivre sereinement son contrat tel que souhaité par le gouvernement.

- Publicité -
Google search engine