lundi, avril 6, 2026
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Miss Cameroun 2025: Josiane Harangada déchue de sa couronne

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« Le Comité d’Organisation de Miss Cameroun informe l’opinion publique nationale et internationale qu’après un examen attentif et minutieux de la conduite de Madame Harangada Golonga Josiane, élue Miss Cameroun 2025 en juillet dernier, il a été décidé de prononcer sa destitution immédiate de ses fonctions ». C’est la substance d’un communiqué du Comité d’organisation du concours Miss Cameroun (Comica), rendu public ce 25 février 2026. Ça y est ! Josiane Harangada Golonga n’est donc plus la Miss Cameroun 2025. Le Comica lui reproche « l’absence injustifiée à plusieurs événements officiels d’importance, la tenue de propos et attitudes irrespectueux envers l’institution et ses membres, la cessation unilatérale des activités liées à son mandat et le recours à un manager personnel en violation des clauses contractuelles».

C’est une décision qui était attendue, tant les rapports s’étaient tendues à l’extrême ces dernières semaines, entre le Comica et la reine de beauté camerounaise 2025. Alors que la miss élue en juillet dernier avait pris ses distances avec le Comica, des membres de la communauté Massa dont elle est originaire, sont montés au créneau pour dénoncer une campagne médiatique contre la leur. De son côté, le Comica avait donné un ultimatum de cinq jours à la Josiane Harangada de faire amende honorable, au risque d’être destituée de ses fonctions de Miss Cameroun 2025. Le délai a expiré depuis trois jours et celle qui s’est muée dans le silence, n’a pas changé d’attitude, et est restée invisible. Le Comica a ainsi mis à exécution ses menaces. « Cette décision prend effet à compter du 25 Février 2026, date de sa notification à l’intéressée. La première dauphine est appelée à assurer la continuité de la fonction et à préserver l’image de l’institution», précise le communiqué du Comica.

L’on apprend qu’une équipe d’avocats constitués par Josiane Golonga, prépare une communication, pour indiquer les suites à donner à l’affaire. Une action en justice est annoncée. Les prochains jours s’annoncent donc riches en rebondissements dans cette chronique. Entre temps, « la communauté Massa a déjà pris des dispositions pour restituer le véhicule réclamé à sa fille, ainsi que de l’argent», apprend-on d’une source crédible. Ici, « l’image et la dignité de cette fille comptent plus que tout ».

Diplomatie pontificale : Léon XIV sera en visite au Cameroun du 15 au 18 avril 2026

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L’annonce officielle est tombée ce mercredi avec la précision de l’horloge romaine. Répondant à l’invitation des chefs d’État et des autorités ecclésiastiques, le Pape Léon XIV entamera le 13 avril prochain une tournée diplomatique et pastorale qui le conduira successivement en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée Équatoriale. Si le souverain pontife américain a choisi le continent africain pour sa première grande sortie internationale, c’est au Cameroun qu’il passera le plus de temps, avec un séjour dense prévu du 15 au 18 avril.


Un triangle stratégique : Yaoundé, Bamenda, Douala
Le choix des étapes camerounaises n’est pas anodin et dessine une géographie de la réconciliation. En plus de Yaoundé, siège des institutions, et de Douala, poumon économique, le Pape se rendra à Bamenda.
Pour les observateurs de la scène politique, cette escale dans le chef-lieu de la région du Nord-Ouest est le signal fort d’une volonté de médiation. Dans un pays marqué par la crise socio-politique dans les zones anglophones, la présence du successeur de Pierre est perçue comme un plaidoyer en faveur du dialogue national.

Une tournée africaine de haute volée
Avant de fouler le sol camerounais, Léon XIV débutera son périple par l’Algérie (Alger et Annaba), un symbole de dialogue interreligieux. Après le Cameroun, il s’envolera pour l’Angola (18-21 avril), où il visitera notamment le sanctuaire marial de Muxima, avant de clore son voyage en Guinée Équatoriale (21-23 avril) entre Malabo, Mongomo et la ville continentale de Bata.
Les attentes d’un « Pape du Sud »

Élu en mai dernier, Robert Francis Prevost, devenu Léon XIV, suscite une immense attente. Premier Pape originaire du continent américain, sa lecture des enjeux de développement et de justice sociale résonne particulièrement avec les défis actuels du Cameroun.
Le programme détaillé des rencontres, notamment l’éventualité d’un tête-à-tête avec les acteurs de la société civile et les leaders politiques, sera communiqué dans les prochaines semaines par le Saint-Siège. Mais une chose est sûre : en avril prochain, Yaoundé sera la capitale spirituelle du monde.

L’arrivée de Léon XIV s’inscrit dans une tradition historique de liens étroits entre le Vatican et Yaoundé, le Cameroun ayant déjà accueilli un souverain pontife à trois reprises. Jean-Paul II fut le pionnier de cette relation avec deux visites marquantes : une première en août 1985, où il avait parcouru Yaoundé, Douala, Bamenda et Garoua, suivie d’un second passage en septembre 1995 pour signer l’Exhortation apostolique Ecclesia in Africa. Ces voyages avaient alors galvanisé la ferveur des fidèles et renforcé le poids diplomatique de l’Église locale.

Plus récemment, en mars 2009, c’est le Pape Benoît XVI qui avait choisi le Cameroun pour son premier déplacement sur le continent africain. Durant ce séjour mémorable, il avait remis aux évêques de toute l’Afrique l’Instrumentum Laboris du deuxième Synode pour l’Afrique, soulignant le rôle du pays comme « Afrique en miniature ». Avec l’annonce de la venue de Léon XIV, le Cameroun s’apprête ainsi à devenir l’un des pays les plus visités par la papauté au sud du Sahara, confirmant son statut de terre stratégique pour le Saint-Siège.

Déforestation et agriculture : plus de 33 milliards FCFA mobilisés pour la transition écologique

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Le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey a officiellement lancé Le 20 février 2026 à Yaoundé, les quatre projets pilotes du partenariat entre le Cameroun et la CAFI, une initiative qui vise à contribuer à la mise en œuvre de la SND30 et des ODD 30 en abordant les défis du changement climatique, de la déforestation et de la dégradation des terres.

« Notre pays s’est engagé sur une voie ambitieuse, celle d’une économie verte, inclusive et compétitive, respectueuse de nos forêts et de nos écosystèmes », a déclaré le Minepat devant les partenaires techniques et financiers réunis à Yaoundé. Rendre les chaînes de valeur agricoles, forestières et minières compétitives sur les marchés internationaux, tout en réduisant significativement la déforestation et en renforçant la sécurité alimentaire.

UNE INGÉNIERIE INSTITUTIONNELLE À QUATRE PILIERS

La phase de démarrage 2025–2028 s’appuie sur quatre projets complémentaires dotés d’un financement global d’environ 33,2 milliards de FCFA, soit près de 60 millions de dollars.

 Le premier, le Projet d’appui à la coordination intersectorielle et multi-niveaux, (PCIM), constitue l’ossature institutionnelle du dispositif. Mis en œuvre conjointement par le Programme des Nations Unies pour le Développement et la GIZ, il bénéficie d’une enveloppe de 9,5 milliards FCFA soit 17,26 millions de dollars pour la période 2025– 2028. Sa mission consiste à harmoniser l’action des administrations, structurer le dialogue entre ministères et assurer la cohérence stratégique de l’ensemble du partenariat.

 Le deuxième projet, le Projet pilote d’appui à l’intensification durable de l’agriculture et à la transition agroécologique (Paidata), est porté par le Fonds International de Développement Agricole (Fida). Doté d’un budget d’environ 12 milliards FCFA (21,9 millions de dollars), il est déployé depuis 2024 et s’étendra jusqu’en 2027. L’intervention cible directement les exploitations agricoles afin de promouvoir des pratiques plus productives et moins consommatrices d’espaces forestiers. L’agriculture extensive étant responsable de plus de 60% de la déforestation nationale, la modernisation des systèmes de production s’impose comme un levier à la fois économique et environnemental.

Troisième pilier, le Projet de gestion intégrée du paysage du Grand Mbam (PGIP-GM), financé à hauteur d’environ 11 milliards FCFA par la Kfw, sera mis en œuvre sur une durée de 48 mois, de 2026 à 2029. À l’échelle de ce territoire, il doit démontrer qu’une gestion intégrée peut concilier production, conservation et développement local, et que l’exploitation durable des ressources naturelles peut générer des revenus tout en stabilisant les écosystèmes.

Enfin, le Projet de renforcement des capacités en matière d’aménagement du territoire (Prcat), mis en œuvre par la GIZ, dispose d’un financement d’à peu près 4 milliards FCFA. Il vise à consolider les outils juridiques et techniques d’aménagement, à accompagner l’élaboration des plans locaux d’affectation des terres et à appuyer le développement de la méthodologie du troisième Inventaire forestier national. « Il sera question de stopper et d’inverser la perte de forêts, de compenser les pertes résiduelles par la régénération naturelle et de préserver les zones humides et tourbières », a souligné le Minepat.

COORDINATION ET PERFORMANCE COMME CONDITION DE SUCCÈS

 Le partenariat repose sur une logique progressive et fondée sur la performance. Les résultats obtenus au cours de cette phase pilote détermineront l’ampleur des financements futurs. L’enjeu dépasse la seule préservation environnementale. Il s’inscrit dans la transformation structurelle de l’économie nationale, conformément à la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, avec pour axes prioritaires la modernisation agricole, la valorisation durable des ressources forestières et le renforcement des capacités institutionnelles.

 L’objectif est de générer de l’emploi rural, d’améliorer les revenus et de réduire la pauvreté dans les territoires forestiers. Le ministre recommande une coordination transparente, engagement des collectivités, investissements responsables du privé, et vigilance proactive de la société civile et des chercheurs. « Avec CAFI et nos partenaires, nous ferons de la forêt du Bassin du Congo un bien commun mondial dont l’exploitation responsable contribuera à la stabilité écologique de la planète », a conclu le Minepat en déclarant officiellement lancée la phase de démarrage.

Anicet Ekane: Une  »mort naturelle »

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Çà y est ! Le rapport d’enquête prescrit par l’Etat camerounais sur la mort d’Anicet Ekane est clair: le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) est mort d’une  »mort naturelle’‘. Dans un communiqué signé du chef de la division de la communication, le ministère de la Défense écrit qu »’ilIl en ressort une absence totale de lésion traumatique, et l’existence de graves pathologies ayant emporté un patient présentant de lourds antécédents médicaux. Ledit rapport a conclu à une mort naturelle  ».

En clair , les enquêtes n’ont pas trouvé de grain à moudre sur le retrait de l’extracteur d’oxygène d’Anicet Ekane plusieurs jours, comme le laissait croire une certaine opinion. Les circonstances de détention de celui dont la santé était très intimement liée à cet appareil, n’ont donc pas affecté sa situation de malade.

Cela survient au lendemain du retrait des scellés sur la dépouille du président du Manidem. 85 jours après sa mort dans des circonstances floues, le 1er décembre 2025. L’opposant avait soutenu le candidat Issa Tchiroma, après que son parrainage accordé à Maurice Kamto ait été invalidé par Elecam et le conseil constitutionnel.

Digitalisation : Quand l’IA bouscule l’administration camerounaise

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En 2026, le Cameroun se trouve à un tournant décisif de sa modernisation administrative. Longtemps freinée par des procédures lourdes et fragmentées, la digitalisation de l’État s’impose désormais comme une urgence politique et économique.

L’atelier d’imprégnation des administrations publiques sur les enjeux de l’intelligence artificielle au Cameroun organisé du 17 au 18 février 2026 à Yaoundé, les concertations nationales sur l’intelligence artificielle (CONIA) organisées en 2024 et 2025, ainsi que le salon E-Gov’A, prévue en mai 2026 autour du thème « IA et e-gouvernance », en fournissent des illustrations claires.

En ce qui concerne E-Gov’A, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Le a rappelé que l’enjeu qui est de moderniser l’administration, c’est « simplifier, dématérialiser » et tourner la page des pratiques archaïques pour bâtir une administration sans papier. Pourtant, sur le terrain, de nombreux services publics restent en marge de cette transition, freinant efficacité, transparence et qualité du service public rendu aux citoyens.

Face à ce constat, le gouvernement tente d’accélérer la cadence. Avec par exemple l’appui d’un financement sud-coréen de 4,6 milliards FCFA, trois institutions stratégiques — l’ENAM, SUP’PTIC et l’ISMP — doivent accueillir des centres de formation dédiés aux compétences numériques. L’objectif est clair est de doter l’administration d’agents capables d’opérer la bascule digitale et d’accompagner l’intégration de l’intelligence artificielle.

Parallèlement, plusieurs réformes concrètes montrent que le chantier est lancé. La plateforme d’e-visa a déjà permis de traiter des centaines de milliers de demandes, réduisant les délais et renforçant la traçabilité aux frontières, un enjeu majeur pour la sécurité nationale. La dématérialisation des procédures douanières, à travers le guichet unique, limite les files d’attente, sécurise les recettes publiques et réduit les risques de corruption dans le commerce extérieur.

De son côté, la Caisse nationale de prévoyance sociale expérimente l’intelligence artificielle via la reconnaissance biométrique et l’automatisation du traitement des pensions, améliorant la fiabilité des données et la lutte contre les fraudes.

Ces initiatives touchent des secteurs sensibles — contrôle des frontières, finances publiques, protection sociale — et démontrent que la digitalisation n’est pas un luxe technologique mais un levier de souveraineté et d’efficacité de l’État.

Reste que l’irruption rapide de l’intelligence artificielle change l’échelle du défi. Lors d’un atelier national en février 2026, les autorités ont insisté sur la nécessité d’une IA responsable, capable de protéger les citoyens tout en renforçant la performance administrative. Pour Joseph Le, l’IA doit devenir un outil central de traçabilité et de transparence. Elle permettra d’aller « beaucoup plus loin » dans la modernisation des services publics.

L’enjeu dépasse désormais la simple numérisation des procédures. Il s’agit pour le Cameroun de ne pas manquer le virage combiné de la troisième et de la quatrième révolution industrielle. Faute d’une accélération franche — formation massive, interconnexion des administrations, déploiement sécurisé de l’IA — le risque est réel de voir persister une administration à deux vitesses, où quelques services modernisés côtoient encore des poches de bureaucratie analogique.

La transformation numérique de l’État n’est donc plus une option. Elle constitue la condition pour bâtir un véritable État 4.0, efficace, transparent et capable de répondre aux exigences d’une économie et d’une société désormais guidées par la donnée et l’intelligence artificielle.

Garoua adopte le paiement MoMo pour ses frais universitaires

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L’Université de Garoua a signé, le 24 février 2026 une convention de partenariat avec Mobile Money Corporation pour faire de la plateforme MoMo l’outil de référence pour le paiement des droits universitaires et des frais d’examens.

 La signature du document par le recteur, le Pr Boubakari Oumarou, et le directeur général de Mobile Money Corporation, Alain Claude Nono, acte le lancement officiel des paiements digitalisés au sein de l’université.

Avec cette intégration, les étudiants peuvent désormais régler leurs frais de préinscription, leurs droits universitaires ainsi que des paiements partiels ou complets en ligne. La procédure passe par le site web de l’université, la saisie du matricule, le choix du paiement puis la validation via MoMo. Un reçu numérique certifié est généré immédiatement et peut servir pour toutes les démarches administratives internes.

Pour les autorités universitaires, le dispositif doit renforcer la transparence des opérations financières, améliorer la traçabilité et le suivi en temps réel des paiements, limiter les risques liés aux manipulations manuelles et accroître l’efficacité dans la gestion budgétaire.

Le lancement intervient après une phase de tests techniques menée conjointement par les équipes de l’université et celles de Mobile Money Corporation. Les travaux ont porté sur l’intégration de la plateforme universitaire, l’harmonisation des données, la simulation des parcours de paiement, la validation des reçus numériques ainsi que la formation des personnels administratifs et de scolarité afin d’assurer la conformité du système aux standards opérationnels actuels.

Lors de la cérémonie, Alain Nono a rappelé que cette solution traduit « la volonté de l’entreprise de contribuer au développement du secteur éducatif en intégrant des outils digitaux accessibles, fiables et sécurisés ». Il a ajouté que Mobile Money Corporation « offre aux étudiants un moyen simple, inclusif et sécurisé pour gérer leurs obligations académiques ».

Le recteur de l’Université de Garoua a salué pour sa part la qualité du partenariat et a déclaré que « la digitalisation du paiement des droits universitaires est un pas décisif vers une université plus moderne, plus transparente et plus proche de ses étudiants ». Il a insisté sur la réduction des files d’attente, la diminution des déplacements, la sécurisation des paiements et l’importance d’une adoption rapide du système par les étudiants.

Pensée pour faciliter les démarches, la solution garantit des paiements instantanés et vérifiables, réduit les erreurs et contestations et permet davantage de flexibilité grâce au paiement partiel.

Au-delà de la gestion quotidienne des frais académiques, l’Université de Garoua voit dans ce projet un levier pour améliorer sa gouvernance financière interne et accompagner la stratégie nationale de transformation digitale engagée dans l’enseignement supérieur.

Edition: où sont passés les numéros ISBN?

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Le marché du livre est sinistré

C’est une sacrée gifle pour le pays de Mongo Beti. L’information ne fait pourtant pas grand bruit. Les professionnels du livre en parlent sous le boisseau. Pourtant, ils peinent. Depuis plus de six mois, ils n’arrivent plus à obtenir les codes Isbn (International Standard Book Number, Ndlr) pour éditer leurs livres. Pour cause? Le Cameroun tout entier a été déconné d’accès à la numérotation internationale. Faute de paiement. Plusieurs semaines déjà après la mise en exécution du nouveau budget, le ministère des Arts et de la culture (Minac) demeure dans le flou. On ne sait pas à quand la situation sera remédiée. C’est un cuisant échec pour la politique du livre au Cameroun. Dans les couloirs de la direction du livre au Minac, on perd les mots. Aucune réaction officielle donnée jusqu’ici. «Mais ça se murmure dans la maison», indique un agent. Les maisons d’édition locales sont touchées par cette grave crise qui détermine la pratique de leur profession et la mise sur le marché international des ouvrages qu’ils produisent. Le site international qui génère ces numéros est présentement indisponible. Selon une source interne du Minac qui a requis l’anonymat, «c’est à travers ce site que l’on attribue des Isbn aux éditeurs nationaux et l’agence internationale l’a momentanément bloquée». Elle poursuit en disant que « le Minac est conscient du préjudice que cela peut causer aux professionnels du secteur du livre». Martin M. éditeur dans la ville de Douala, s’est renseigné : « Selon nos informations et nos recoupements, il semble en effet que le Cameroun n’a pas payé ses redevances auprès de l’agence internationale qui délivre ces numéros aux pays. Raison de l’arrêt de l’octroi de ces numéros. Cette situation dure depuis plus de six mois selon nos informations», confie-t-il.

Coup de massue

Le pays de Mongo Beti, Hemley Boum ou encore Djaïli Amadou Amal est coupé du monde du marché du livre. Faute d’accès aux numéros Isbn. Depuis près de six mois, elles peinent à obtenir les numéros Isbn, le numéro unique à 13 chiffres leur permettant d’idenfier spécifiquement chaque édition de libre imprimé ou numérique. C’est une sorte de carte d’identité d’un livre. C’est ce numéro permet d’intégrer le marché du livre, les circuits de vente et les différentes plateformes. Le dossier serait sur la table du secrétaire général du Minac qui lui aussi attend désespérément l’ordre de la hiérarchie. Il attendrait visiblement l’ordre de paiement pour ramener les choses dans l’ordre. Cette spéculation administrative a des conséquences colossales. Les éditeurs camerounais reçoivent cela comme un coup de massue. Un séisme dans un contexte économique pour l’édition. L’arrêt d’accès de l’agence internationale remet sèchement à l’ordre l’administration camerounaise qui accumulerait plusieurs années d’arriérés de paiement face à ces institutions.

Péril sur la mémoire

Du côté des éditeurs, les langues peinent à se délier. Mais le choc est présent. Personne ne veut dénoncer la situation à mots ouverts. «C’est une fâcheuse situation qui met en péril l’industrie du livre dans notre pays. Imaginez que sur ces derniers mois, aucun nouveau livre de nouveaux éditeurs n’a été publié du fait de l’absence des numéros Isbn. Ce qui est publié pour l’instant émane d’anciens stocks de numéros Isbn des éditeurs qui l’avaient acquis avant la crise que nous vivons actuellement. C’est donc toute une chaîne du livre qui est pénalisée», explique Martin M. Il est bloqué depuis plusieurs mois. « J’ai déjà fini mes ouvrages, mais je ne peux pas éditer. J’ai déjà raté plusieurs invitations à cause de cette situation», dénonce-t-il. Dans un contexte où les éditeurs tirent quasiment tous le diable par la queue, cette crise les fragilise encore plus. Martin M. a une explication au silence observé également chez les professionnels du livre : «Les éditeurs semblent encore frileux à dénoncer cette situation parce que beaucoup produisent sur le stock obtenu auparavant. Mais à court terme, c’est une situation qui signe l’arrêt de mort de l’industrie du livre au Cameroun», ajoute-il.

Les conséquences ne se vivent pas seulement chez les éditeurs ; les lecteurs et chercheurs sont également concernés. Adrien Mengou, abonné des plateformes digitales du livre, est encore plus vert dans sa colère. Il s’est vu refuser l’accès à un ouvrage qu’il attendait en ligne depuis fort longtemps, pour ses travaux de recherches et ses cours à l’université. Pour recevoir l’ouvrage, il a fait recours aux amis dans d’autres pays, pour entrer en possession de l’ouvrage.

Avec une telle catastrophe, le pays déjà connu pour ses ‘’censures’’ et sa maltraitance vis-à-vis des artistes, livre un nouveau chapitre de ses prouesses du mépris envers la création artistique et culturelle. Les responsables du Minac mettent en péril la mémoire d’un pays par les livres, la diffusion des savoirs et participe sans doute, à l’effondrement des chaînes de valeur sociétales que les auteurs défendent à travers la création littéraire. Pour le moment, on ne sait à quand la fin de cette crise. Toujours est-il que les spéculations sur la période de paiement des frais exigibles à l’international continuent à la direction du Livre.
Eyangi Boka (correspondance particulière)

Enko Education lève 25,5 milliards FCFA pour étendre son réseau en Afrique

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Enko Education, filiale dédiée à l’éducation du gestionnaire d’actifs Enko Capital, a annoncé le 17 février 2026 le bouclage d’une levée de fonds d’environ 25,5 milliards de FCFA. Le groupe précise que ces ressources financeront l’expansion de son réseau d’écoles internationales en Afrique subsaharienne. L’opération inclut un prêt de 12 milliards FCFA accordé par Standard Bank, établissement sud-africain. Enko Education indique que ce financement doit accélérer l’extension du réseau et soutenir une trajectoire de croissance présentée comme ambitieuse.

L’objectif est, apprend-on de tripler le nombre d’élèves pour atteindre 20 000 apprenants d’ici 2029. « Enko Education est le partenaire idéal pour les propriétaires d’écoles qui souhaitent transmettre leur établissement à un groupe qui respecte leur vision et leur héritage, tout en leur offrant les ressources nécessaires pour se développer et prospérer », affirme Cyrille Nkontchou.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie de consolidation continentale portée par des capitaux d’origine camerounaise. Cofondateurs d’Enko Capital, Alain et Cyrille Nkontchou ont progressivement structuré un groupe présent dans 16 écoles réparties aujourd’hui dans 10 pays d’Afrique subsaharienne, dont le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Togo, la Zambie, le Botswana, le Mozambique et l’Afrique du Sud.

Au Cameroun, le réseau cite notamment le complexe scolaire La Gaité de Yaoundé. Cette implantation locale donne une dimension concrète à une ambition continentale. Elle place également le marché camerounais de l’éducation privée haut de gamme face à un acteur structuré, doté de financements internationaux et d’un modèle académique standardisé.

Dans une interview accordée au Magazine Forbes en juin 2025, Cyrille Nkontchou détaillait la philosophie du groupe. « Enko Education accompagne les étudiants dans leur admission aux meilleures universités à travers le monde, tout en promouvant des parcours alignés avec les besoins du marché local. Chez Enko Education, nous offrons un enseignement de qualité, aligné sur les besoins du marché. Nous avons créé un réseau d’écoles internationales en Afrique proposant des programmes reconnus mondialement, financièrement accessibles, et qui mettent l’accent sur les compétences analytiques, la résolution de problèmes, l’apprentissage autonome. Autant d’éléments essentiels dans un marché du travail globalisé et compétitif. Nous intégrons dans nos cursus », déclare-t-il.

Le groupe met en avant un programme préparant au International Baccalaureate. Ce positionnement académique vise à faciliter l’accès aux universités internationales. Enko Education affirme que plus de 80% de ses diplômés ont intégré plus de 600 universités à travers le monde, parmi lesquelles Sciences Po, University of Toronto, University of Cape Town et Hong Kong Polytechnic University.

La levée annoncée en février 2026 s’inscrit dans une séquence de financement plus large. En janvier 2025, Enko Education avait déjà obtenu un investissement en actions de 24 millions de dollars auprès de Africa Capitalworks et de l’investisseur historique Adiwale Fund I.

Dénouement : Yaoundé libère enfin la dépouille d’Anicet Ekanè

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Par un courrier daté de ce 23 février 2026, Me Meli Hyppolite, conseil d’Anicet Ekanè saisit l’hôpital central de Yaoundé aux fins de l’informer qu’à compter de « ce jour », Jeanne Sogue la veuve du défunt prend en charge désormais la responsabilité sur cette dépouille. Le conseil informait par le fait l’établissement hospitalier que le commissaire du gouvernement a levé les scellés sur cette dépouille qui y séjourne depuis le 1er décembre 2025, date de son décès. Après exactement 85 jours de scellés.

Le commissaire du gouvernement libère cette dépouille deux jours après que le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) ait sommé l’Etat du Cameroun de restituer la dépouille du président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem). « Cette rétention de la dépouille d’un citoyen, de surcroît dirigeant d’un parti politique, dont les éléments connus, indiquent que sa mort fut orchestrée, est incompréhensible, si ce n’est qu’elle renforce l’argument d’un assassinat politique », peut-on lire dans le communiqué signé de Maurice Kamto. « Nous dénonçons vivement ces pratiques barbares et inhumaines, dignes des dictatures les plus obscurantistes », enfonce le communiqué.    

Le courrier de Me Méli Hippolite

Anicet Ekanè a été interpellé à Douala le 24 octobre 2025 à son domicile, puis déporté manu militari à Yaoundé, où il sera incarcéré au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed), sans l’assistance d’un conseil, avant que cette exigence légale ne soit respectée à son égard. En revanche sera privé de son extracteur d’oxygène. Malgré la demande écrite formulée par son conseil, Anicet Ekane ne recevra pas son appareil « qui le maintenait en vie», souligne le communiqué de Maurice Kamto. L’homme mourra le 1er décembre dans des conditions jusqu’ici inconnues. Le commissaire du gouvernement justifiera les scellés posés sur la dépouille par le souci de faire la lumière sur les circonstances du décès, à travers une enquête. A ce jour, rien n’en a filtré. Mais désormais la famille peut organiser les obsèques.

Soutien à Issa Tchiroma

En rappel, Anicet Ekanè avait parrainé la candidature de Maurice Kamto à la dernière élection présidentielle, avant qu’Elecam et le conseil constitutionnel n’invalident ce parrainage, pour investitures multiples. Dieudonné Hebga, ancien président du Manidem, étant sorti du bois pour revendiquer la présidence d’un parti qu’il avait déjà officiellement abandonné, dans un contexte où les informations sur le site internet du ministère de l’Administration territoriale ont été modifiées nuitamment pour les besoins de la cause. Dieudonné Hebga en revendiquera l’acte. Dans cette situation, Anicet Ekanè qui avait déjà participé à l’Union pour le changement en 1992, portant la candidature de Ni John Fru Ndi à l’élection présidentielle, réhabilitera cette instance unitaire pour soutenir la candidature d’Issa Tchiroma à l’élection du 12 octobre 2025. Malgré les pressions subies, l’homme qui a longtemps œuvré pour une candidature unique de l’opposition, maintiendra son soutien au ministre démissionnaire dont il revendiqua la victoire. Il subira toutes les pressions, autant que Djeukam Tchameni, qui demeure aujourd’hui en détention.

Entretien Routier : Les premiers engins du programme de parc d’engins communal arrivent en avril

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Un premier lot de 40 engins de génie civil de dernière génération doit arriver au port de Douala au cours du mois d’avril 2026. Cette information a été officialisée le 20 février 2026 à Yaoundé, à l’issue de la 45e session extraordinaire du conseil d’administration du Fonds Spécial d’Equipement et d’Intervention Intercommunale (FEICOM). Cette livraison constitue la première phase d’un programme plus vaste portant sur l’acquisition de 263 équipements destinés aux communes camerounaises.

Selon le communiqué final publié à l’issue de la réunion présidée par Georges ELANGA OBAM, ministre de la Décentralisation et du Développement Local, le calendrier d’acheminement prévoit une deuxième cargaison de 150 engins en juillet 2026, suivie de 68 unités en août de la même année. Cinq concasseurs mobiles compléteront cette dotation en juin 2027. Le projet trouve son origine dans une initiative des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC) remontant à 2013.

 Il vise à doter les collectivités territoriales décentralisées des moyens nécessaires à l’exercice de leurs compétences en matière de création et d’entretien des routes, d’aménagement des voiries et d’approvisionnement en eau potable. Comme l’a souligné Augustin Balla, président des CVUC, lors de la signature de la convention de financement, « c’est un avancement significatif pour la décentralisation ».

 Le montage financier du projet repose sur une architecture complexe associant prêts internationaux et contributions nationales. Le financement global s’élève à 97,2 milliards de FCFA. Il comprend deux emprunts contractés auprès de la Standard Chartered Bank New-York USA et de Private Export Funding Corporation (Pefco) pour un total de 55 milliards de FCFA, garantis par US EXIMBANK.

L’État camerounais contribue à hauteur de 21,6 milliards de FCFA, tandis que le FEICOM et les communes apportent 20,6 milliards de FCFA supplémentaires. Les équipements, fournis par l’entreprise américaine Hofmann Equipment, seront répartis sur cinq bases zonales couvrant l’ensemble des zones agro-écologiques du pays : Tiko pour les régions du Littoral et du Sud-Ouest, Mfou pour le Centre et le Sud, Mandjou pour l’Est et l’Adamaoua, Koutaba pour l’Ouest et le Nord-Ouest, et Maroua pour le Nord et l’Extrême-Nord.

Au-delà de la fourniture des matériels, le programme inclut la formation du personnel technique des communes à l’utilisation et à la maintenance des équipements, ainsi que la création d’une société d’économie mixte chargée de la gestion du parc intercommunal.

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