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BGFIBank Cameroun porte son capital de 20 à 50 milliards FCFA

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Le Conseil d’administration de BGFIBank Cameroun s’est réuni le 27 février 2026 à Douala, dans la capitale économique. Lors des travaux, les administrateurs ont validé une augmentation significative du capital social de la filiale, qui passe de 20 à 50 milliards de FCFA, soit une hausse de 150%. Les administrateurs justifient cette décision par les résultats exceptionnels enregistrés au titre de l’exercice écoulé. « BGFIBank Cameroun a présenté des performances financières exceptionnelles, largement supérieures aux objectifs fixés pour l’exercice écoulé, pour une progression de 18% du Résultat Net. Ces performances traduisent la solidité du modèle économique, la rigueur de la gestion et l’engagement constant des équipes », indique le texte publié à l’issue de la réunion.

L’instance dirigeante a tenu à saluer la qualité du travail accompli par l’ensemble du personnel. « Le Conseil d’Administration a tenu à adresser ses félicitations à l’ensemble du personnel pour son professionnalisme et son engagement, saluant également la qualité du leadership porté par Monsieur Abakal Mahamat, Administrateur Directeur Général », peut-on lire dans le communiqué.

Cette augmentation de capital intervient alors que l’établissement célèbre ses quinze années de présence sur le territoire national. Le texte précise que ces quinze années ont été « marquées par une contribution active au financement de l’économie, au développement des entreprises et à l’inclusion financière ». La maison mère affiche clairement ses ambitions pour sa filiale camerounaise. « Le Cameroun demeure un pôle stratégique de croissance pour le Groupe BGFIBank, qui nourrit de grandes ambitions pour cette filiale appelée à jouer un rôle majeur dans son expansion régionale », souligne le communiqué.

Un appui renforcé aux projets structurants en 2025

L’année 2025 a été particulièrement dense pour la banque sur le front des financements productifs. BGFIBank Cameroun a été mandatée pour mobiliser près de 120 milliards de FCFA destinés à la construction d’une raffinerie de pétrole dans la zone industrialo-portuaire de Kribi. La banque assure également le rôle de banque agent et la gestion administrative et financière des fonds.

L’industrie manufacturière a également bénéficié de l’accompagnement de la banque. Le 12 septembre 2025, BGFIBank Cameroun a pris part à la signature des conventions de financement de l’usine PROALU du groupe Prometal. Ce projet industriel, évalué à 88 milliards de FCFA, vise à transformer localement l’aluminium issu d’ALUCAM. La banque y intervient comme co-arrangeur et banque agent, avec une participation d’environ 15,55 milliards de FCFA.

Les petites et moyennes entreprises ont également constitué un axe majeur du développement de la banque en 2025. Les 12 et 13 juin 2025, deux conventions de partenariat ont été signées avec Stricam Sarl et Africa Processing Company. L’expansion commerciale s’est poursuivie avec l’ouverture de trois nouvelles agences le 20 novembre à Douala. Baptisées Cornaline, Amazonite et Malachite, elles sont implantées à Ndokoti, au marché central au carrefour Gazon et au marché Congo rue Gallieni. Ces implantations ciblent des zones à forte densité commerciale et artisanale dans les arrondissements de Douala 3e, 2e et 1er, avec pour objectif de capter une clientèle de commerçants, d’artisans et de PME.

Un engagement sociétal déployé sur l’ensemble du territoire

Parallèlement à ses activités bancaires, l’établissement a multiplié les initiatives sociales en 2025. Dans le cadre du BGFIDay, la banque a financé le 9 décembre des travaux de réhabilitation et un don d’équipements médicaux à l’Hôpital régional d’Edéa. La banque a procédé à la réhabilitation de salles de classe, à la fourniture d’eau potable et à des dons d’équipements scolaires dans différents établissements. L’enseignement supérieur a également bénéficié de cet engagement. Le 3 juin 2025, la Fondation BGFIBank a procédé à la rétrocession d’un laboratoire de développement et de contrôle qualité agro-alimentaire à l’Université de Douala.

Sur le plan de la conformité, BGFIBank Cameroun a renouvelé le 25 juin 2025 sa certification AML 30000 délivrée à la Bourse de Paris Euronext par Coficert, attestant de ses standards en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

L’exercice 2024 avait déjà placé la filiale sur une trajectoire ascendante. Le conseil d’administration tenu le 20 mars 2025 à Douala avait acté la distribution de 10 milliards de FCFA de dividendes à ses actionnaires. Les données publiées à l’époque faisaient état d’une progression continue des résultats depuis l’implantation de la banque en 2011. Le résultat net était ainsi passé de 3 milliards de FCFA en 2019 à 11 milliards en 2023.

Les chiffres communiqués à l’issue de ce conseil faisaient également apparaître un encours de crédits de 425 milliards de FCFA en 2023, en augmentation de 20% par rapport à 2022. Les dépôts, de leur côté, étaient passés de 278 milliards de FCFA en 2022 à 303 milliards en 2023.

Criminalité financière : le Cameroun et le FMI unis contre le blanchiment d’argent

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Depuis le 23 février 2026, Yaoundé abrite un atelier de formation destiné aux membres de la Commission nationale consultative sur le gel administratif (CNCGA). Cette institution, encore récente, est au cœur du dispositif national visant à mettre en œuvre les exigences du Groupe d’action financière (GAFI) et à permettre au pays de sortir de la liste grise. Face à la complexité technique du sujet, le gouvernement a fait appel à l’expertise du Fonds monétaire international.

Selon la CNCGA, cette session de travail a pour objectif de rendre pleinement opérationnel le dispositif national de mise en œuvre des sanctions financières ciblées contre le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. L’atelier vise ainsi à corriger l’une des insuffisances majeures identifiées par le GAFI, qui avait jugé le Cameroun non conforme à sa recommandation n° 6.

UN DISPOSITIF ENCORE À RENDRE PLEINEMENT OPÉRATIONNEL

« L’atelier qui s’ouvre ce jour s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action conclu avec le GAFI pour corriger les insuffisances de notre dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme pour permettre au Cameroun de sortir de la liste grise. En effet, au terme de l’évaluation de notre dispositif, le Cameroun avait été jugé non conforme à la Recommandation 6, qui traite des sanctions financières ciblées. De manière générale, il était reproché à notre pays de ne pas disposer d’un mécanisme opérationnel de mise en œuvre de ces sanctions.

 Face à cette insuffisance, et à d’autres identifiées, le Cameroun a élaboré un plan d’action sur la base duquel les experts du GAFI ont formulé l’action recommandée suivante, spécifique : « démontrer la mise en œuvre efficace du régime des sanctions financières ciblant le financement du terrorisme et de la prolifération » », a déclaré Benoît Placide Mevoa, le président de la CNCGA.

Le président de la Commission a également détaillé les avancées déjà enregistrées, notamment l’adoption d’un nouveau règlement par la CEMAC et la mise en place d’une plateforme de diffusion des listes de personnes sanctionnées. « Pour avancer dans cette dynamique, quatre actions essentielles ont déjà été réalisées : Premièrement, l’adoption par le Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC) du Règlement n° 04/24/CEMAC/UMAC/CM du 20 décembre 2024, qui détermine le régime de mise en œuvre des sanctions financières ciblées. Ce texte institue, dans chaque pays de la CEMAC, une Commission nationale consultative sur le gel administratif. Deuxièmement, en application de ce règlement, le gouvernement, à travers le ministère des Finances, a pris, le 1er juillet 2025, l’arrêté constatant la composition des membres de la Commission. Troisièmement, les membres de la CNCGA ont été officiellement installés lors d’une réunion de prise de contact tenue le 31 juillet 2025. Quatrièmement, une plateforme de communication et de diffusion des listes des personnes désignées, ainsi que des activités de la CNCGA, a été mise en place. Elle est accessible à l’adresse suivante : www.cncga.cm », a-t-il ajouté.

FORMER POUR ACCÉLÉRER LA SORTIE DE LA LISTE GRISE

 Le représentant du FMI présent à l’atelier a insisté sur le fait que la formation doit fournir aux membres de la Commission des outils concrets pour identifier les cibles, constituer les dossiers et appliquer sans délai les gels d’avoirs.

« Cet atelier poursuit un objectif clair et concret : renforcer l’efficacité opérationnelle du dispositif de sanctions financières ciblées, en mettant notamment l’accent sur l’application sans délai des sanctions des Nations Unies, l’identification et la désignation des personnes et entités concernées, le gel de leurs avoirs, ainsi que la coordination entre les institutions nationales et les acteurs des secteurs financier et non financier. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement du Cameroun pour la mise en œuvre des nouveaux régimes de sanctions prévus par la réglementation régionale de la CEMAC, en alignement avec les normes du GAFI», a déclaré le représentant du FMI.

De son côté, le directeur général de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), Hubert Nde Sambone, a précisé le périmètre d’action de la Commission. «Cette institution a notamment pour rôle de centraliser et de diffuser les listes établies par le Comité des sanctions des Nations unies visant les organisations terroristes. Elle doit également élaborer des listes nationales recensant les organisations ainsi que les personnes physiques ou morales impliquées dans le financement ou le soutien au terrorisme dans le pays. En dehors des procédures judiciaires, elle peut recommander l’application de sanctions administratives à l’encontre de ces personnes ou organisations. À terme, il s’agit aussi d’actualiser ces listes, soit en y inscrivant de nouveaux individus ou entités, soit en retirant ceux qui ne représentent plus une menace pour la sécurité nationale et internationale », a expliqué Hubert Nde Sambone.

Cette formation intervient dans un contexte de course contre la montre. Le Cameroun, inscrit sur la liste grise du GAFI depuis 2023, doit encore valider plusieurs des 24 actions recommandées. Selon les informations rapportées en octobre 2025, seules huit actions avaient été largement exécutées. Le pays s’est donné jusqu’à fin 2026 pour sortir de cette surveillance renforcée, un objectif que le directeur de l’ANIF avait rappelé fermement il y a quelques mois.

Dans une interview accordée à Cameroon Tribune le 24 octobre 2025, Hubert Ndé Sambone avait déjà reconnu les retards accumulés dans la mise en œuvre du plan adopté en 2023. « Nous nous fixons nous-mêmes comme date butoir la fin 2026. Nous allons nous battre pour que le Cameroun sorte de cette liste à cette date », avait-il affirmé dans ce quotidien public.

Les transporteurs routiers sollicitent des réformes pour sauver leur secteur

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Présentant les difficultés auxquelles ils font face sur les corridors, les responsables de la plateforme Alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier au Cameroun appellent le gouvernement à agir afin d’éviter une hausse des coûts de transport et un ralentissement des échanges commerciaux.

Réunis à Douala le 18 février 2026, les responsables de la plateforme « Alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier au Cameroun » (ASDETRO) dressent un tableau sombre de leur secteur d’activité.  Pour eux, le nombre croissant de camions stationnés le long des axes routiers et des corridors témoigne aujourd’hui du mal être de ce secteur.Ces arrêts involontaires se justifient principalement par des pannes mécaniques alors que les transporteurs peinent à en assurer la maintenance à cause du coût élevé des pièces de rechange et de leur endettement.

À cette situation s’ajoutent «les contrôles routiers jugés excessifs et tracassiers, la double revalorisation des prix des carburants à la pompe, ainsi que la concurrence qualifiée de déloyale des producteurs, marqueteurs et autres bailleurs de fret, la revalorisation du niveau des taxes fiscales, les difficultés d’accès au fret en transit », énumère Ibrahima Yaya, président du Groupement des Transporteurs Terrestres du Cameroun lors d’un point de presse à Douala. 

 Le reversement des cotisations syndicales au seul Syndicat National des Transporteurs Routiers du Cameroun est aussi au centre des préoccupations. Pour les acteurs, le mode opératoire actuel qui prévoit le paiement de 14 000 FCFA, en sus des frais de la Lettre de Voiture Internationale exigée à tout transporteur, quelle que soit son appartenance syndicale génère des tensions sociales. Les membres de la plateforme estiment que la persistance de cette pratique porte atteinte au principe de liberté syndicale et appellent les autorités compétentes à rétablir la justice et l’équité.

De manière plus globale, ces transporteurs sollicitent du gouvernement la mise en place d’un cadre réglementaire adapté aux réalités du secteur mais surtout trois principales mesures structurelles : le reversement des cotisations syndicales par le Bureau de Gestion du Fret Terrestre (BGFT) ;  la réactivation du bon de chargement indispensable à la sécurisation des prix du transport et au respect des quotas de fret prévus par les conventions bilatérales Cameroun Tchad et Cameroun RCA ; la mise en œuvre effective de la lettre de voiture obligatoire pour les marchandises circulant à l’intérieur du territoire national. La production systématique de ce document permettrait selon eux de mieux contrôler les quotas de transport et de lutter contre la concurrence déloyale exercée par certains grands groupes opérant dans le « transport pour compte propre ».

Dans l’ensemble, la plateforme alerte les pouvoirs publics sur la fragilité du secteur du transport terrestre et les risques sur l’économie. Si rien n’est fait selon eux, on pourrait assister entre autres à la hausse des coûts du transport, l’aggravation des tensions sociales et un ralentissement des échanges commerciaux etc.

Douala : la SABC offre du matériel médical à l’hôpital de district de New Bell

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La Société Anonyme des Boissons du Cameroun (SABC) a procédé le 18 février dernier à la remise de matériel médical à l’Hôpital de District de New Bell dans le deuxième arrondissement de Douala.  Ce don destiné à renforcer les capacités de prise en charge des patients était constitué de matériels essentiels pour le bon fonctionnement du laboratoire. Il s’agit entre autres d’un autoclave ; d’un Centrifrigue électronique de Paillasse ventilée 8 tubes ; d’un spectrophotomètre 300 à 900 mm URIT 880 ; d’une chaine Elisa complète avec lecteur URIT 660 imprimante ; d’un incubateur 30L etc.

Cette action en faveur de l’hôpital de District de New Bell va permettre la réalisation des diagnostics fiables ; d’améliorer les conditions de travail du personnel soignant, de renforcer la qualité des soins, et de répondre plus efficacement aux besoins des patients.  « Cette initiative s’inscrit dans la volonté de Boissons du Cameroun d’accompagner durablement les structures sanitaires locales et de soutenir les communautés. À travers ce don, Boissons du Cameroun réaffirme son engagement en faveur de la santé publique, pilier essentiel du développement social et économique », écrit Boissons du Cameroun.

Par cette action ; c’est une importante communauté qui sera impactée. Car, l’hôpital de district de New Bell est situé au centre d’un grand quartier populaire et populeux et offre divers services : la médecine générale, la chirurgie, la pédiatrie, la maternité, l’imagerie médicale et la morgue. « Ce don arrive à un moment clé et contribuera significativement à l’amélioration de la prise en charge des patients. Nous remercions Boissons du Cameroun pour ce geste fort », a commenté Dr Emilien Fouda, Directeur de cette formation sanitaire construit depuis les années 50.

 Classée première entreprise citoyenne et responsable du Cameroun, la SABC place la santé parmi les piliers majeurs de son engagement sociétal.  « La santé est un enjeu fondamental pour le développement des communautés. À travers cette action, Boissons du Cameroun souhaite apporter une contribution utile, durable et porteuse d’impact », a rappelé Aline Ngo Tjesngui, Directeur Marketing et Communication de Boissons du Cameroun.

 Un pool d’entreprises pour promouvoir le travail décent dans les projets d’infrastructures

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Ces entreprises mobilisées au cours d’un atelier organisé par le BIT au Gecam à Douala vont miser sur l’approche HIMO et seront recommandés dans les projets mis en œuvre par le gouvernement et les partenaires financiers.

 Des entreprises membres du Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) sont engagées à promouvoir l’approche Haute Intensité de Main d’œuvre (Himo) dans le secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP). Elles ont été sensibilisées sur cette question à l’occasion d’un atelier organisé par le Bureau de l’Organisation International du Travail (BIT) au siège du GECAM à Douala.

 « En fait, le programme Himo est un programme de l’Organisation internationale du travail qui assure la promotion du travail décent dans le développement des infrastructures. Ce programme a beaucoup de retombées pour la construction des infrastructures à des prix compétitifs et aussi pour lutter contre le chômage et le sous-emploi des jeunes au niveau national. En fait, l’Organisation internationale de travail a déjà collaboré avec les ministères techniques et les ministères en charge du travail au Cameroun depuis 20 ans et pendant tout ce temps, il y a la stratégie Himo qui a déjà été élaborée », explique Holi Ramiarintsoa, spécialiste technique HIMO au BIT.

L’atelier a permis de renforcer l’appropriation de l’approche HIMO par les entreprises du BTP. Elles ont notamment été édifiées sur les principes fondamentaux, les objectifs et la valeur ajoutée de l’approche HIMO dans le contexte des politiques publiques et des investissements ; le rôle de l’approche dans la mise en œuvre des principes du travail décent. Concrètement, il est question de veiller sur « les horaires de travail ; les permissions ou les congés. Et aussi essayer de voir si le travailleur avec celui qui l’emploi, un contrat ; voir s’il a tous les équipements requis pour faire le travail dont le matériel de protection ; est ce qu’il a une sécurité sociale ? donc tous ces éléments qui font le cadrage du travail décent », détaille Etienne Tayong , coordinateur national du programme Himo.

La rencontre a par ailleurs permis de constituer un pool d’entreprises spécialisées dans l’approche Himo, qui seront recommandées dans les projets mis en œuvre par le gouvernement et les bailleurs. « Le groupement des entreprises du Cameroun a saisi cette opportunité pour renforcer les capacités de ses membres sur cette approche haute intensité de main d’œuvre qui permet justement aux entreprises principalement dans le secteur du bâtiment des travaux publics de se positionner et d’être en cohérence avec les politiques publiques. Donc il s’agit d’un atelier pour les sensibiliser sur tous les défis, tous les défis, les opportunités que représente l’approche Himo, partager les stratégies, les bonnes pratiques en la matière », souligne Aline Valérie Mbono, vice-présidente du Gécam.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts nationaux visant à réduire le chômage et à renforcer le rôle du secteur privé dans la conduite du développement durable par le biais d’investissements à forte intensité de main-d’œuvre.

Dépôts et Consignations : les cautions des abonnés MTN Cameroon désormais reversées à la CDEC

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 Plus de 400 millions FCFA. Le montant peut paraitre modeste au regard du chiffre d’affaires global du secteur des télécoms. Mais, il revêt une portée symbolique importante : l’effectivité du rôle de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDEC) comme dépositaire des fonds consignés. Mais aussi, la montée en puissance progressive de cette institution dans l’écosystème financier national. Le partenariat entre MTN Cameroon et la CDEC, formalisé, le 25 février 2026 à Yaoundé, a en effet été marqué par le transfert effectif d’un montant de 400 millions de FCFA, représentant les cautions versées par les abonnés et partenaires de MTN Cameroon,  dans le cadre de ses activités. Pour la CDEC, chaque opération de ce type contribue à renforcer sa capacité d’intervention à moyen et long termes. Les ressources collectées pouvant être mobilisées, conformément à son mandat, pour soutenir des investissements structurants ou sécuriser certains engagements publics.

En application stricte de la Loi de 2008 et du décret de décembre 2023, MTN Cameroon devient ainsi l’un des premiers grands acteurs privés à transférer la gestion des cautions et dépôts de garantie de ses abonnés vers cette institution publique de confiance. Ce transfert de fonds ne se limite pas à une mise en conformité réglementaire ; il s’agit d’une avancée concrète vers une transparence totale et une sécurisation accrue des avoirs des usagers. Pour MTN, cet engagement renforce sa réputation de bon citoyen corporate, tandis que pour la CDEC, cet accord confirme son rôle de pivot dans la collecte et la protection des ressources financières dévolues à l’État. En garantissant une traçabilité sans faille, cette convention pose les jalons d’une nouvelle ère de gouvernance financière où la protection de l’épargne et des garanties devient un moteur de confiance pour l’économie numérique nationale.

Une évolution dans la gouvernance des opérateurs télécoms

Pour les opérateurs des télécoms, cette dynamique marque un tournant en matière de gouvernance financière. Les cautions, autrefois conservées en interne, sont désormais soumises à un cadre plus strict, réduisant les risques liés à leur gestion et améliorant la transparence vis-à-vis des régulateurs et des partenaires. Dans un contexte où la régulation du secteur des télécommunications se renforce, notamment en matière de protection des consommateurs et de sécurisation des transactions, ce transfert apparaît comme une étape logique dans la normalisation des pratiques.

La question reste désormais de savoir si d’autres acteurs du marché suivront le même chemin. Si tel est le cas, la CDEC pourrait voir croître significativement les volumes de fonds consignés provenant du secteur privé, notamment des télécoms, de l’énergie ou encore des services financiers. Au-delà du montant transféré, l’enjeu est institutionnel : il s’agit d’asseoir durablement la centralisation des cautions et dépôts réglementés dans un circuit formel et sécurisé, contribuant à la crédibilité du système financier camerounais.

En rappel, la CDEC a pour mission de recevoir, conserver et sécuriser les fonds issus des consignations administratives, judiciaires ou contractuelles. Les cautions d’abonnés notamment dans les télécommunications entrent dans ce champ lorsque la réglementation impose leur cantonnement auprès d’un établissement public dédié.

Port de Kribi : la Kribi Port Industrial Zone voit le jour

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C’est un projet qui a connu plusieurs reports. Initialement annoncé pour juillet 2025, le lancement de Kribi Port Industrial Zone (KPIZ), a été retardé par des négociations jugées complexes entre partenaires. Le marocain Tanger Med Special Agency (TMSA), par exemple qui devait initialement faire partie du projet, s’est retiré du consortium. Mais, finalement, la KPIZ, la société de projet chargée de développer la future zone industrielle intégrée adossée au port en eau profonde de Kribi a officiellement enfin vu le jour. La gestion du projet est confiée à un consortium regroupant le Port autonome de Kribi (PAK), Africa Global Logistics (AGL), Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP) et Belmont Investments. Cette alliance structure le cadre opérationnel de la zone qui s’étend sur une réserve foncière de 4 000 hectares.

Le développement de cette zone industrielle repose sur un investissement total estimé à environ 521,5 milliards de FCFA. Le financement de la première phase, d’un montant de 262,4 milliards de FCFA, bénéficie du soutien de bailleurs de fonds internationaux tels que la Banque africaine de développement (BAD) et l’Union européenne, via le programme Global Gateway. La KPIZ, informe-t-on, a pour mission de favoriser la transformation locale des matières premières, afin de capter une plus grande valeur ajoutée avant exportation. Le projet cible plusieurs secteurs, notamment : l’agro-industrie pour le traitement des récoltes locales, la filière bois pour la production de produits finis, l’industrie des matériaux de construction, le pôle logistique pour le soutien aux flux régionaux. Sur son impact social, ce projet prévoit la création de 150 000 emplois directs et indirects.

Rééquilibrer la balance commerciale

L’infrastructure doit permettre de réduire la dépendance du pays aux importations, tout en diversifiant les revenus de l’État par l’augmentation des recettes fiscales et douanières. Le projet intervient dans un contexte de mutation du commerce international. L’accord entre l’Afrique et la Chine, prévoyant la suppression des droits de douane dès mai 2026 pour la quasi-totalité des pays africains, offre un débouché aux produits manufacturés dans la zone. En déplaçant le curseur de l’exportation de produits bruts vers des produits à haute valeur ajoutée, le Cameroun cherche à stabiliser sa balance commerciale. La KPIZ fait donc office de catalyseur pour intégrer les chaînes de valeur mondiales et renforcer l’autonomie stratégique de l’économie nationale face aux fluctuations des cours des matières premières. Ce projet s’inscrit dans la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) et vise à transformer le port en eau profonde de Kribi en un pôle économique pour l’Afrique centrale.

Mis en service en 2018, le port de Kribi s’est progressivement imposé comme la principale plateforme maritime du pays et un point de transit stratégique pour des États enclavés d’Afrique centrale, notamment le Tchad et la République centrafricaine. Mais l’essentiel des flux qui y transitent reste constitué de matières premières exportées à l’état brut. Avec la KPIZ, les autorités entendent changer d’échelle : faire du port, un pôle de production industrielle, et non plus seulement un hub logistique. Entre 2018 et 2025, près de 400 milliards FCFA y ont déjà été investis par des entreprises industrielles actives dans des secteurs variés, comme le cacao, le ciment, la minoterie ou encore la logistique.

La zone industrielle du port de Kribi s’étend sur 4 000 hectares. Son développement se fera par phases, selon une approche fondée sur des clusters sectoriels : des zones spécifiques pour les industries lourdes et moyennes, les industries agroalimentaires, ainsi que des activités de recherche et développement. L’organisation vise à créer des synergies entre entreprises, optimiser les chaînes de valeur et encourager l’innovation.

MOH SYLVESTER TANGONGHO : « Nous nous endettons dans une trajectoire maîtrisée et transparente »

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MOH SYLVESTER TANGONGHO, Directeur Général du Trésor et de la Coopération Financière et Monétaire

Défis Actuels : Certains observateurs estiment que l’État multiplie les emprunts sans visibilité sur le remboursement. La dette est-elle réellement soutenable ?

MOH SYLVESTER TANGONGHO : Il est essentiel de dissiper cette perception. L’endettement du Cameroun ne se fait ni dans l’improvisation ni dans l’opacité. Chaque opération s’inscrit dans une stratégie d’endettement à moyen terme, annexée systématiquement à la loi de finances et transmise au Parlement. Cela signifie que la trajectoire de la dette est planifiée, modélisée et suivie selon des indicateurs précis de soutenabilité. Notre approche repose sur un principe clair : ne pas transférer aux générations futures une dette dont le remboursement serait insoutenable. Lorsque nous mobilisons des ressources, nous avons une visibilité sur l’échéancier, le coût et l’impact budgétaire. Prenons le cas du prêt de 400 milliards récemment contracté sur le marché international. Il s’agit d’un emprunt sur sept ans, avec un remboursement étalé sur cinq ans, à hauteur d’environ 80 milliards par an. Ce n’est donc pas un choc budgétaire brutal concentré sur une seule année. Ce type de structuration permet d’intégrer la charge dans la programmation budgétaire sans déséquilibrer les finances publiques. La soutenabilité n’est pas un slogan : c’est un cadre technique, validé par des analyses macroéconomiques, qui guide toutes nos décisions.

Défis Actuels : La diaspora représente un gisement financier considérable. Pourquoi cet axe devient-il prioritaire ?

MOH SYLVESTER TANGONGHO : Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2025, les transferts de la diaspora ont atteint environ 650 milliards de FCFA. Sur les cinq dernières années, la moyenne annuelle se situe autour de 450 milliards. C’est un volume supérieur à certaines lignes de financement classiques. Cependant, ces fonds sont majoritairement orientés vers la consommation ou l’assistance sociale : frais médicaux, soutien familial, scolarité, dépenses courantes. Ce sont des flux utiles, mais qui n’alimentent pas suffisamment l’investissement structurant. Notre réflexion consiste à canaliser une partie de ces ressources vers des instruments dédiés, comme les Diaspora Bonds. Des pays africains comme le Sénégal ou l’Éthiopie ont démontré qu’il existe une forte disposition des ressortissants à investir dans leur pays d’origine, à condition que les mécanismes soient clairs, transparents et attractifs. L’intérêt est double : pour la diaspora, il s’agit d’un placement sécurisé et patriotique ; pour l’État, c’est une diversification des sources de financement, moins dépendante des marchés traditionnels.

Défis Actuels : La question de la double nationalité a été présentée comme un frein. Comment comptez-vous lever cet obstacle ?

MOH SYLVESTER TANGONGHO : La préoccupation a été soulevée à plusieurs reprises durant les échanges. Certains membres de la diaspora estiment que l’absence de reconnaissance formelle de la double nationalité crée une forme d’incertitude symbolique ou juridique. En tant qu’administration financière, notre rôle est de remonter ces préoccupations à la hiérarchie. La question dépasse le seul cadre du Trésor : elle touche à des considérations institutionnelles et politiques plus larges. Cela dit, il est important d’apporter une précision technique : l’investissement financier ne dépend pas nécessairement de la nationalité. Si un Camerounais de la diaspora souscrit à un emprunt via une structure juridique ou un intermédiaire financier, la question de sa double nationalité n’est pas déterminante. Par ailleurs, les conditions d’entrée et de séjour au Cameroun sont facilitées, notamment via les visas et les cartes de séjour. Ce sont des solutions transitoires, certes, mais qui permettent déjà de sécuriser le suivi des projets d’investissement.

Défis Actuels : Vous évoquez une saturation du marché des titres publics. Quelle en est la cause structurelle ?

MOH SYLVESTER TANGONGHO : Aujourd’hui, les émissions de titres sont essentiellement absorbées par un nombre limité d’acteurs : les Spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), quelques banques et certains investisseurs institutionnels. Or, au 30 septembre 2025, environ 65 % des titres publics étaient conservés par les banques. Ces établissements sont soumis à des plafonds réglementaires fixés par la COBAC.

Lorsqu’ils atteignent ces limites, leur capacité d’achat diminue mécaniquement, d’où l’impression de saturation. Le problème n’est donc pas l’absence d’appétit, mais la concentration des détenteurs. C’est pourquoi le développement du marché secondaire est crucial. Les banques ne doivent pas conserver les titres jusqu’à maturité ; elles doivent les céder à d’autres investisseurs — entreprises, particuliers, fonds — afin de libérer de la capacité pour de nouvelles souscriptions. Un marché secondaire dynamique fluidifie la liquidité et améliore la profondeur financière.

Défis Actuels : La digitalisation et les financements durables peuvent-ils transformer la structure du financement public ?

MOH SYLVESTER TANGONGHO : Absolument. La digitalisation permet d’élargir considérablement la base des investisseurs. Aujourd’hui, la souscription aux titres publics demeure perçue comme réservée à de grandes institutions. Nous voulons ouvrir l’accès aux petits épargnants, y compris via des plateformes Fintech. Imaginez que l’on permette à chaque citoyen de souscrire à partir de 1 000 FCFA.

Si un million de personnes participent, cela représente déjà un milliard mobilisé. Ce changement d’échelle est stratégique : au lieu de dépendre de dix institutions majeures, nous pouvons compter sur des centaines de milliers de contributeurs. Nous réfléchissons également à des emprunts ciblés par projet. Par exemple, lancer une émission dédiée à la construction d’un pont ou d’une infrastructure locale.

Les populations concernées pourraient souscrire en sachant précisément à quoi leur contribution est affectée. Cela renforce l’adhésion et la transparence. Concernant les financements durables — Green Bonds, Blue Bonds — l’enjeu principal est leur articulation avec la loi de finances, qui est annuelle. Or ces instruments exigent une préparation technique, environnementale et documentaire approfondie.

Cela suppose d’anticiper les projets bien avant leur inscription budgétaire. En définitive, le débat a confirmé une chose : la mobilisation des ressources doit être diversifiée, innovante et structurée. Mais elle doit rester arrimée à une exigence centrale — la soutenabilité de la dette et la stabilité macroéconomique. C’est cette ligne que nous entendons maintenir en 2026.

76 projets pour 2 596 km de routes à entretenir par le MINTP en 2026

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Pour cet exercice 2026, le ministère des Travaux publics entend entretenir 2 596,01 km et 882,69 mètres linéaires d’ouvrages en gestion centrale, des projets initiés et à réaliser sous la maîtrise d’ouvrage du MINTP. Ces projets, précise-ton, concernent aussi bien, la poursuite des travaux des projets antérieurs, les projets d’entretien routier à démarrer, l’entretien des bacs de franchissement, les travaux de contrôle, les actions liées à la protection du patrimoine routier et les travaux d’entretien des ouvrages hydrauliques.

 Pour la mise en œuvre de ces projets, des dossiers d’appel d’offres sont élaborés et suivent le processus devant aboutir au lancement des appels d’offres. Il convient en outre de relever que des prestations en Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) sont prévues dans l’exécution de contrats pour l’exercice 2026.

 Répartition géographique des projets Dans la région de l’Adamaoua, par exemple, ces travaux d’entretien à gestion centrale concernent le tronçon de route Ngaoundal (Chemin de fer) – Fébadi (Int N15A) sur la Nationale N6 pour un montant total d’un milliard de FCFA et le traitement d’une fondrière dans le village Dana, au PK1+00 de la route Nationale N6A (InterRN1 Meidougou), dans la commune de Meiganga.

Dans la région du Nord, le MINTP prévoit de réaliser les travaux d’entretien du tronçon de route Gaschiga (IntN1C)-Dembo-Daram (Lim Mayo Louti)-Dourbeye-Goloza (Lim EN) sur un linéaire de près de 100 km.

Il est également prévu dans la région de l’Extrême-Nord, la réalisation des travaux d’entretien du tronçon de route Tokombéré-Méri (11,6km) et bretelle Méri-Col de Méri-Gadoua-Kotrada – Limite Soulédé Roua (15 km).

 Dans la région du Littoral, deux projets nouveaux sont programmés, il s’agit de l’entretien du tronçon de route Yabassi-Loum, avec aménagement des fortes pentes et l’entretien aux produits stabilisants des tronçons de routes Pont Sanaga-Carrefour Song-Mbengué- Inouiya (Fin goudron) (13,7km) et Inouiya-Ngambè (12,2 km) dans le département de la Sanaga Maritime. Le tronçon de route Misaje-Weh-Wum, d’un linéaire de près de 89 km sera également entretenu au courant de l’exercice 2026.

Dans la région de l’Ouest, il est prévu la réalisation des travaux d’entretien des tronçons de routes Bamendjou-Batié (IntN5) (11,5km) et Ecole Publique Badoumla-CETIC Babouantou- Int R0622- Centre Babouantou-Carrefour Manga – Carrefour Basseu (Int N5) (14,2 km) ; l’entretien du tronçon de route Bandja-Fotouni Chefferie et bretelles et la réalisation des travaux d’entretien du tronçon de route Fondjanti (Inter R0601)- Chefferie Fondjanti- Bakotcha (Pont sur la rivière Pillar) y compris la construction de 05 dalots, dans le département du Haut – Nkam.

Dans la région du Sud-ouest, les travaux d’entretien des tronçons de routes Barombi-Nature Village (IntN8)-Pung Pung Quater (5km), Rue RAZEL Junction-Mukete Estate (2 km) et Bonakama Junction – Mukete Estate (0,8 km) sont programmés.

Dans la région du Centre, trois projets nouveaux d’entretien sont prévus, notamment : l’entretien des tronçons de routes Nkolmelen-Obala- Batchenga- Ndjoré (40 km) et Echangeur trompette d’Obala (IntN1)- Efok-Ezezang (Carrefour)-Emana – Ebebda (43,81 km), l’entretien du tronçon de route Ngoro-Serere Yangba-Linte-Matsari et les travaux d’entretien aux produits stabilisants du tronçon de route Obala- Sa’a-Ntui, phase1 : Section Obala-Carrefour Efok-Ecole Publiqued’Ekoum-Ondom-Ecole Publique Lebamzip-Sa’a(15km) et bretelle NkometouII (Ecole Publique) – Carrefour Esson MinsanCSI de Ngal II-Marché Nkometou (14,5 km).

Dans la région de l’Est, l’entretien des itinéraires Ngoura 2- Kentzou-Limite RCA (88,6km) et Batouri (Int N10) – Gogadji – Fleuve Kadey (51 km) N10A et Moloundou Adjala-Dongoh, y compris la construction de 16 ouvrages d’art est programmé.

Douane : les partenaires privés honorés pour une mobilisation record de 1155,6 milliards FCFA en 2025

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La Direction générale des Douanes a honoré, le 20 février 2026 à Douala, ses partenaires du secteur privé pour leur contribution remarquable à l’accroissement des recettes douanières au cours de l’exercice 2025. La cérémonie, présidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, en présence du directeur général des Douanes, Edwin Fongod Nuvaga, a rassemblé autorités administratives, chefs d’entreprise, transitaires, logisticiens et acteurs clés du commerce extérieur.

 Les responsables ont souligné que cette soirée constitue un cadre privilégié de reconnaissance des entreprises, institutions et médias dont la conformité, la performance et l’engagement ont renforcé le système douanier et soutenu la mobilisation des recettes publiques.

UNE COLLABORATION ÉTAT– SECTEUR PRIVÉ SALUÉE

 Dans son allocution, le ministre des Finances a salué les avancées issues de la coopération entre l’Administration des Douanes et les opérateurs économiques. Il a présenté cette rencontre comme un espace essentiel de dialogue et de consolidation de la confiance entre pouvoirs publics et acteurs économiques.

Rappelant que la stratégie de développement du Cameroun repose historiquement sur la synergie entre l’État et le secteur privé, il a estimé que cette dynamique a favorisé un climat propice aux réformes économiques et à l’amélioration de l’environnement des affaires. Malgré un contexte international marqué par l’inflation, la hausse des taux d’intérêt, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les incertitudes géopolitiques, l’économie camerounaise a fait preuve de résilience.

Le ministre a relevé que les entreprises ont poursuivi leurs activités avec responsabilité, contribuant ainsi à préserver la stabilité économique. Les résultats financiers traduisent cette solidité : les recettes douanières ont atteint 1 155,6 milliards de FCFA en 2025, dépassant l’objectif fixé à 1 136 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 101,7 %. Une performance attribuée, selon lui, à la discipline et au civisme fiscal des opérateurs économiques, transporteurs, sociétés logistiques et institutions financières.

MODERNISATION ET RÉFORMES STRUCTURANTES

Prenant la parole, le directeur général des Douanes a rappelé que depuis 2009, l’Administration a opéré un virage stratégique, passant d’une logique conflictuelle à un modèle partenarial. Cette évolution s’est traduite par plusieurs réformes majeures : généralisation du paiement électronique des droits et taxes, simplification des procédures, meilleure diffusion des textes réglementaires et mise en place de cadres de concertation techniques.

Il a également annoncé l’entrée en vigueur, en 2026, du programme d’Opérateur Économique Agréé (OEA), dispositif appelé à renforcer la confiance entre les Douanes et les entreprises certifiées. Ce statut offrira des avantages substantiels : réduction des contrôles physiques, accélération des procédures de dédouanement et reconnaissance internationale. Sur le plan de la formation, les initiatives lancées en 2024 ont déjà permis de former plus de 350 jeunes Camerounais aux métiers de la logistique et du commerce international, avec un taux d’insertion professionnelle supérieur à 75 %.

DES PARTENAIRES DISTINGUÉS

Au chapitre des distinctions, plusieurs entreprises ont été primées pour leur contribution exceptionnelle à la mobilisation des recettes, à la conformité douanière et à l’efficacité logistique. Le premier prix des plus grands contributeurs a été décerné à la Société Anonyme des Boissons du Cameroun (SABC), avec plus de 208,6 milliards de FCFA acquittés au titre des droits et taxes.

D’autres acteurs industriels et commerciaux majeurs ont également été honorés, parmi lesquels Cameroon United Forest, Cameroon Forestal Company, Carrefour Logistique, NICE Transit ou encore CDD Transit. Les partenariats institutionnels et stratégiques, notamment avec les chambres consulaires et les opérateurs de facilitation douanière, ont aussi été salués pour leur rôle structurant dans la chaîne logistique nationale.

Moment fort de la soirée : la reconnaissance de trois organes de presse pour la qualité de leur couverture des activités douanières. The Guardian Post a reçu une distinction spéciale pour plus de 139 publications en 2025 et 16 en ce début 2026. Cameroon Tribune a obtenu le deuxième prix, suivi du journal économique Bougna.

À travers cette célébration, l’Administration des Douanes réaffirme sa volonté de consolider un partenariat stratégique fondé sur la transparence, la performance et la confiance mutuelle, au service de la mobilisation durable des ressources publiques.

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