lundi, avril 6, 2026
spot_img
Accueil Blog Page 11

Yaoundé: Luc Messi Atangana veut (enfin) libérer l’Avenue Kennedy

0

« Quand vous voyez le décor que votre présence présente, c’est un aspect qui dégoûte tout le monde». Luc Messi Atangana le maire de la ville de Yaoundé a ainsi planté le décor de sa rencontre avec les commerçants installés à l’Avenue Kennedy ce 3 mars 2026. L’édile de la capitale est venu mettre en garde ces occupants « illégaux » de cet axe très fréquenté de la capitale, contre leur obstination à y demeurer depuis des décennies, contre la volonté des autorités municipales. «Quand je vais vider cet espace dans quelques minutes, vraiment, ne trainez pas ; parce qu’après, lorsqu’il y aura des actions musclées,… », a-t-il prévenu. Accompagné qu’il était, d’une armée de personnes dont la police municipale, la police nationale.

Le premier magistrat de la capitale veut définitivement régler ce problème qui perdure depuis plusieurs décennies. La réputation de ce tronçon entre l’Institut français et le carrefour Intendance, est connue : vols, agressions, trafics divers,… Et malgré les plaintes des victimes, rien ne change. Les commerçants installés sur ce tronçon refusent de quitter. Les occupants de cette place sont accusés à tort ou à raison d’être de connivence avec les hors-la-loi. « Même si tu es témoin d’un acte illicite, tu ne peux pas dénoncer car il y aura retour. Ils te feront la peau. Personne ne pourra te sauver. Si tu essaies, il faut seulement quitter cette zone, voire même Yaoundé», confie un habitué des lieux. Ainsi, les hors-la-loi du coin ont imposé une passivité collective face à leurs forfaits. Tous les délégués du gouvernement s’y sont frottés, et ont fini par abandonner. Même Gilbert Tsimi Evouna dit KJack Bauer qui a réussi la métamorphose de Yaoundé, imposant l’ordre même dans des coins réputés être sous l’autorité des gangs, n’est pas allé au bout de sa logique. L’homme est resté au niveau des menaces. Et même le projet de construction du Marché Ongola près du marché central, « pour recaser les vendeurs à la sauvette», n’a pas été la solution. Beaucoup ont refusé d’y aller.

Les jours comptés

Luc Messi Atangana qui avait déjà réussi à réduire l’occupation de ce boulevard en instaurant une circulation alternée sur les deux côtés de la route à double sens, veut en finir. Et lance une dernière mise en garde avant l‘assaut. « J’étais déjà ici il y a plusieurs mois ; je vous ai parlé des problèmes qu’il y a dans cette zone. Quand vous regardez les trottoirs, les parpaings, les planches que vous mettez chaque jour, vous êtes installés de façon désordonnée. Les commerçants, les passants, bref toutes les personnes qui passent ici, qu’elles soient en voiture ou à pied, sont régulièrement agressées, volées, blessées même. Ils n’arrivent pas à marcher », dénonce-t-il. Et de rappeler qu’«il y a toute une place au Marché Ongola réservée aux ‘’sauveteurs’’. Il n’y a pas de marché ici ». Mieux, « il y a le Marché Mokolo, le Marché Ongola, le marché central où il y a également un très grand espace pour les vendeurs à la sauvette», a-t-il souligné.

L’avenue Kennedy un jour de fortes pluies

En tout cas, « il y a des règles pour vivre en ville. Si vous ne pouvez pas remplir ces règles, vous rentrez au village», a-t-il assené aux occupants de l’A1venue Kennedy. Et déjà, des gros bras de la Communauté urbaine ont commencé à libérer l’espace en détruisant des comptoirs de fortune qu’ils ont trouvés. Les jours sont comptés peut-être cette fois-ci. Ce serait peut-être l’occasion de résoudre tous les problèmes causés par la promiscuité dont les inondations, conséquences de l’obstruction des canaux d’évacuation des eaux usées et de l’écoulement des eaux du cours d’eau Mfoundi.

Cameroun-Bad : 89,2 milliards FCFA pour relancer l’emploi et la formation à l’Extrême-nord

0

À Maroua, capitale régionale de l’Extrême-Nord, le gouvernement camerounais et le Groupe de la Banque africaine de développement ont officiellement lancé le mois dernier le programme « Bâtir les capacités et les compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun » CAP2E.

La cérémonie s’est tenue en présence de Midjiyawa Bakary, gouverneur de la région, représentant le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, de Mouhamed Gueye, chef de Division du capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences, représentant le directeur général de la Banque pour l’Afrique centrale, du président du Conseil régional, du maire de Maroua, ainsi que de plusieurs responsables sectoriels et opérateurs privés.

Le programme repose sur trois piliers. Le renforcement de la formation technique et professionnelle. L’appui au développement économique et à l’entrepreneuriat. La mise à niveau des infrastructures sociales de base. « Ce programme vise à apporter des solutions concrètes à un certain nombre de défis majeurs un chômage élevé des jeunes, une inadéquation entre la formation et les besoins du marché, une fragilité socio-économique persistante, des infrastructures insuffisantes et une forte vulnérabilité aux effets du changement climatique », a déclaré Midjiyawa Bakary.

22 CENTRES DE FORMATION POUR CHANGER L’ÉCHELLE

Le CAP2E prévoit la construction et l’équipement de 22 centres de formation technique, technologique et professionnelle. Près de 30 000 jeunes fréquentent déjà ces établissements. L’objectif est d’augmenter les effectifs d’au moins 20 pour cent, soit 6 000 apprenants supplémentaires dont 40 pour cent de filles. Au-delà des chiffres, l’enjeu porte sur l’adéquation entre l’offre de formation et la demande du secteur privé. Le programme ambitionne de développer des cursus alignés sur les besoins du marché local afin d’améliorer l’employabilité.

La dynamique productive ne se limite pas à la formation. Dix infrastructures collectives et marchandes seront construites au bénéfice des opérateurs privés. Marchés et centres de services communs doivent renforcer les chaînes locales de valeur. Parallèlement, 1 400 petites et moyennes entreprises bénéficieront d’un accompagnement financier et non financier. Le volet social comprend la réhabilitation de 15 hôpitaux, dix écoles et quatre centres de santé, avec une approche sensible au genre et intégrant la résilience climatique.

 Le programme mobilise 89,2 milliards de francs CFA sur cinq ans, de 2025 à 2030. Il est mis en œuvre à travers le mécanisme de Financement axé sur les résultats, une première au Cameroun et en Afrique centrale. Ce dispositif conditionne les décaissements à l’atteinte d’objectifs vérifiés. Il complète les projets d’investissement classiques et les appuis budgétaires. « Le Financement axé sur les résultats repose sur un partenariat renforcé entre la Banque et le gouvernement, fondé sur la performance et les résultats vérifiables. Il améliore l’efficience des dépenses publiques en liant l’endettement aux réalisations effectives, tout en favorisant la coordination multi-bailleurs autour d’un cadre commun de résultats », a souligné Gueye. La logique est claire. L’endettement doit produire des effets mesurables sur l’emploi, la formation et la résilience territoriale.

OBJECTIF INSERTION ET STABILISATION ÉCONOMIQUE

À l’horizon 2029, le CAP2E vise un taux d’insertion professionnelle de 80% pour les diplômés formés et la création de 5 000 emplois. Soixante pour cent seront destinés aux jeunes, quarante pour cent aux femmes, avec une part significative d’emplois verts. Pour une région marquée par le chômage massif des jeunes, l’insécurité passée et la vulnérabilité climatique, l’enjeu dépasse la statistique. Il s’agit d’ancrer une reconstruction productive durable.

 « Le programme “Bâtir les capacités et les compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun” n’est pas simplement un programme de financement. C’est un levier de transformation, un instrument de résilience et une opportunité historique pour notre région. Sa réussite dépendra de notre capacité collective à travailler en synergie, à respecter nos engagements et à placer les résultats au cœur de notre action », a conclu Alhadji Magra Massaou, coordonnateur du Programme spécial de reconstruction et de développement de la région de l’Extrême Nord, agence d’exécution du CAP2E.

 Le lancement officiel de ce programme est couronné par un atelier organisé du 17 au 19 février 2026 à Maroua pour renforcer les capacités des structures de mise en œuvre et mobiliser les parties prenantes. Une délégation mixte Banque – PSRDREN et MINEPAT a ensuite visité les futurs établissements bénéficiaires.

Soutien à l’entrepreneuriat : 4,2 milliards FCFA de la BAD pour les start-up du Cameroun, du Bénin et du Mali

0

Le Groupe de la Banque africaine de développement mise sur le capital-risque pour densifier l’offre de financement des jeunes pousses technologiques en Afrique francophone. Son Conseil d’administration a validé un engagement de 6,5 millions d’euros, soit environ 4,2 milliards de FCFA, dans le fonds Saviu II, un véhicule dédié aux start-up en phase d’amorçage et de première levée institutionnelle.

Dans le détail, l’institution panafricaine mobilise 4,5 millions d’euros en fonds propres et 2 millions d’euros supplémentaires sous forme de tranche de couverture en première perte pour le compte de la Commission européenne, dans le cadre du programme Boost Africa. Ce mécanisme vise à absorber une partie du risque initial afin d’attirer d’autres investisseurs privés sur des marchés jugés encore fragiles. Saviu II, deuxième fonds géré par Saviu Partners, prévoit d’investir des tickets compris entre 500 000 et 3 millions d’euros dans une vingtaine d’entreprises.

 La cible est clairement orientée vers des modèles B2B à forte composante technologique ou numérique, opérant à un stade où l’accès au financement demeure l’un des principaux goulots d’étranglement. Au moins 60% des engagements du fonds seront concentrés sur les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et centrale, dont le Cameroun, le Bénin et le Mali. Pour ces trois marchés, l’enjeu dépasse la simple injection de capitaux. Il s’agit de structurer un segment intermédiaire du financement, entre les subventions d’incubation et les tours de table plus conséquents menés par des fonds internationaux.

Au Cameroun, où l’écosystème numérique s’est densifié autour de la fintech, de l’agritech et des services aux entreprises, l’arrivée de capitaux dédiés à l’amorçage pourrait fluidifier le passage du prototype au déploiement commercial.

Au Bénin, les jeunes entreprises technologiques bénéficient d’un environnement réglementaire en mutation, mais restent confrontées à la rareté des investisseurs locaux capables d’accompagner les premiers tours institutionnels.

Au Mali, malgré un contexte sécuritaire complexe, des initiatives numériques émergent dans les services financiers et les solutions logistiques, avec un besoin marqué d’investisseurs prêts à prendre des positions minoritaires.

Le fonds entend également réserver une enveloppe spécifique au pré-amorçage. Les interventions se feront majoritairement sous forme de participations minoritaires, souvent en co-investissement avec des studios de start-up, des incubateurs ou d’autres acteurs de l’écosystème.

Cette approche collaborative vise à mutualiser l’expertise opérationnelle et à limiter l’exposition au risque sur des projets encore jeunes. Saviu II pourra par ailleurs co-investir en Afrique de l’Est, à condition que les sociétés ciblées envisagent une implantation durable sur les marchés ouest-africains francophones.

Cette logique régionale ouvre des perspectives d’intégration pour les start-up du Cameroun, du Bénin et du Mali, susceptibles de bénéficier de passerelles commerciales et technologiques au-delà de leurs frontières nationales.

Réformes économiques et marchés financiers au cœur du Business Summit 2026

0

Des experts en politiques économiques, des professionnels des marchés financiers, des entrepreneurs et des leaders industriels ont mis en lumière les réformes et mécanismes d’investissement à même de dynamiser le monde des affaires, consolider la résilience du secteur privé et favoriser une croissance économique inclusive au Cameroun et dans la sous-région CEMAC. C’était à l’occasion de la 4e édition du Business Summit et de la soirée de distinction organisés par le journal économique L’Économie, le jeudi 26 février.

Les échanges ont porté sur la transformation économique stratégique, le développement des marchés financiers et l’entrepreneuriat féminin. Les organisateurs ont présenté cette rencontre comme une contribution au dialogue économique structuré, visant à rapprocher décideurs publics, investisseurs et entrepreneurs. En combinant débats de fond et célébration de l’excellence entrepreneuriale, l’événement a réaffirmé le rôle croissant des plateformes économiques privées dans l’orientation des réflexions sur les trajectoires de développement et l’évolution de l’écosystème financier africain.

LES MARCHÉS FINANCIERS COMME MOTEUR DE CROISSANCE

 Un panel consacré aux marchés financiers en tant que levier de développement durable a constitué l’un des temps forts de la rencontre. Les échanges, modérés par François Gaël Mballa, ont réuni Abdoulaye Mouchili, Serges Mathieu Kompou, Janvier Clément Tsitsi et Franky Bunang. Les intervenants ont souligné l’urgence, pour les économies d’Afrique centrale, d’opérer une transition des modèles de financement fortement dépendants de l’endettement vers des systèmes de marchés de capitaux plus robustes, capables de mobiliser des investissements de long terme. Malgré les réformes réglementaires récentes dans la zone CEMAC, les marchés boursiers demeurent sous-exploités, principalement en raison d’un déficit de culture financière et d’une faible propension à l’investissement, tant chez les entreprises que chez les particuliers.

Les panélistes ont relevé que les acteurs économiques continuent de privilégier les instruments bancaires traditionnels, alors que les opportunités offertes par les marchés financiers et les sociétés de gestion d’actifs restent insuffisamment comprises par le grand public. Selon eux, le renforcement de l’éducation financière et la promotion d’une véritable culture de l’épargne constituent des préalables indispensables à l’élargissement de la base d’investisseurs et à la diversification des sources de financement des entreprises. Abdoulaye Mouchili a, pour sa part, insisté sur l’importance des mécanismes de notation financière pour améliorer la transparence et renforcer la confiance des investisseurs.

La mise en place d’un système local de notation permettrait, selon lui, une meilleure évaluation des risques, une réduction des coûts d’emprunt pour les entreprises et les États, ainsi qu’une attraction accrue des flux de capitaux vers les économies régionales. Les professionnels de la gestion d’actifs ont également expliqué que l’allocation stratégique de portefeuille constitue un outil efficace de préservation de la valeur en période de pressions inflationnistes. Ils ont fait valoir que certains instruments financiers offrent actuellement des rendements compétitifs, susceptibles de dépasser les taux d’inflation observés dans la sous-région.

LEADERSHIP FÉMININ ET ENTREPRENEURIAT EN DÉBAT

Un autre panel a mis en exergue le leadership féminin et l’entrepreneuriat, soulignant le rôle croissant, mais encore insuffisamment reconnu, des femmes dans la prise de décision économique. Des dirigeantes et entrepreneures telles qu’Ingrid Obouh Fegue, Al-Nita Mouen et Rita Metaiyim ont partagé leurs parcours, rappelant que le leadership repose avant tout sur la capacité à influencer, inspirer et transformer. Elles ont soutenu que les femmes apportent des qualités distinctives, notamment l’empathie, la résilience et l’aptitude à la résolution collaborative des problèmes, des compétences particulièrement pertinentes dans les environnements économiques contemporains.

Toutefois, malgré les avancées enregistrées, elles ont reconnu que les femmes demeurent sous-représentées dans les postes stratégiques, en raison de barrières sociétales persistantes, d’un déficit de visibilité et parfois d’autocensure. Les intervenantes ont appelé les femmes à investir davantage le champ entrepreneurial, à renforcer leur confiance en elles et à oser davantage la prise de risque. Elles ont également plaidé pour une solidarité accrue entre professionnelles afin de favoriser un progrès collectif. L’importance du mentorat, de l’éducation et des programmes institutionnels de soutien en faveur des jeunes filles et des entrepreneures en devenir a été particulièrement soulignée.

Les discussions tenues lors de la masterclass ont porté sur l’innovation réglementaire et les dynamiques financières régionales. Les experts ont analysé les politiques susceptibles d’accélérer l’entrepreneuriat et de renforcer la résilience économique en Afrique. Tous ont convenu que la collaboration entre régulateurs, investisseurs et acteurs du secteur privé demeure essentielle pour libérer le potentiel de financement des petites et moyennes entreprises, véritable colonne vertébrale de la croissance économique. L’accent a également été mis sur l’innovation, l’accès numérique au savoir et le développement des compétences, conditions nécessaires pour permettre aux entrepreneurs de s’imposer dans un environnement de plus en plus mondialisé.

 DISTINCTION DES ACTEURS D’EXCEPTION

La rencontre s’est achevée par une soirée de remise de prix célébrant des personnalités et institutions reconnues pour leur innovation, leur leadership et leur impact dans leurs secteurs respectifs. Selon les organisateurs, les lauréats ont été distingués pour des initiatives pionnières ayant contribué à la création d’emplois, à l’inclusion financière, au développement des entreprises et à la transformation économique. À travers ces distinctions, l’objectif affiché demeure la valorisation de l’excellence et la promotion d’une culture de performance, d’éthique et de contribution au développement au sein de la communauté des affaires.

Afreximbank : plus de 600 milliards de FCFA injectés au Cameroun en deux ans

0

La Afreximbank, banque panafricaine dédiée au financement et à la facilitation du commerce intra-africain, consolide son ancrage au Cameroun. En l’espace de deux années, l’institution a mobilisé plus de 600 milliards de FCFA au profit de l’État et du secteur privé, confirmant son rôle de partenaire financier structurant dans un environnement international marqué par le durcissement des conditions d’accès aux capitaux.

L’annonce a été faite le 19 février 2026 à Douala par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, lors de la présentation du programme de financement de l’État pour l’exercice 2026. Saluant « un partenaire stratégique », le membre du gouvernement a souligné que, depuis 2024, l’institution panafricaine a mis à disposition des facilités cumulées excédant 600 milliards de FCFA. Un engagement qui, selon lui, traduit « une confiance forte et assumée dans le potentiel et la signature du Cameroun », alors que les marchés internationaux demeurent exigeants et sélectifs.

UN APPUI DÉTERMINANT AUX OPÉRATIONS DE L’ÉTAT

Dans le détail, les interventions d’Afreximbank ont jusqu’ici bénéficié majoritairement au Trésor public. Parmi les opérations structurantes figure un swap de devises – conversion d’euros en FCFA – ayant permis à l’État de lever 200 milliards de FCFA par émission de titres publics sur le marché de la BEAC en juin 2025. À cela s’ajoute une garantie accordée au gouvernement pour mobiliser 159 milliards de FCFA auprès des banques locales au cours de la même année.

 L’institution a également octroyé trois crédits totalisant 96 milliards de FCFA pour financer le projet d’électrification de 200 localités par systèmes solaires photovoltaïques. Ce soutien s’inscrit dans la stratégie nationale d’amélioration de l’accès à l’énergie et de promotion des solutions renouvelables, en cohérence avec les engagements du Cameroun en matière de transition énergétique. Ces concours témoignent d’un positionnement assumé : accompagner la soutenabilité budgétaire tout en contribuant au financement d’investissements productifs, susceptibles d’accroître la résilience économique du pays.

UNE MONTÉE EN PUISSANCE DANS LE SECTEUR PRIVÉ

Si l’appui à l’État demeure prépondérant, Afreximbank renforce progressivement son exposition au secteur privé camerounais. L’ouverture, en 2021, de son bureau régional pour l’Afrique centrale à Yaoundé a marqué un tournant stratégique dans cette dynamique de proximité. Parmi les dossiers emblématiques figure le projet de construction d’une usine de production de bitume à Kribi, porté par la société All Bitumen PLC. L’institution aurait financé à hauteur d’environ 2 milliards de FCFA les études de maturation du projet, dont l’investissement global est estimé à 161 milliards de FCFA.

Depuis fin 2024, Afreximbank agit en qualité d’arrangeur mandaté, avec pour mission de structurer le financement et de mobiliser d’autres partenaires autour de cette infrastructure industrielle jugée stratégique pour le développement du réseau routier national. Ce rôle d’arrangeur illustre la valeur ajoutée de la banque : au-delà de l’apport en fonds propres ou en dette, elle catalyse des ressources additionnelles et contribue à la bancabilité de projets industriels à fort impact.

 UN LEADERSHIP CAMEROUNAIS À LA TÊTE DE L’INSTITUTION

Depuis septembre 2025, Afreximbank est dirigée par le Camerounais George Elombi. Sa nomination à la présidence de l’institution constitue un symbole fort pour le pays, déjà lié à la banque à double titre. D’une part, le Cameroun est actionnaire souverain de l’institution. D’autre part, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) détient une participation de catégorie B, à hauteur de 700 millions de FCFA.

 Ce statut confère au fonds de pension un siège au conseil d’administration, aux côtés d’autres investisseurs africains, renforçant ainsi l’influence camerounaise dans la gouvernance de la banque. À l’heure où le continent mise sur l’intégration économique et la transformation structurelle de ses économies, Afreximbank apparaît, pour le Cameroun, comme un levier financier et stratégique de premier plan.

Guerre dans le Golfe Arabo-Persique : Le Cameroun prend des dispositions pour ses ressortissants

0

Dans un communiqué datant du dimanche 1er mars 2026, Felix Mbayu, ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures informe sur la menace réelle et l’escalade marquée par une série de rappes aériennes et une intensification des opérations militaires et des actions de représailles impliquant plusieurs pays de la région du Golfe Arabo-Persique. Lire le communiqué.

Médias : Arnaud Nguefack est mort

0

Arnaud Nguefack est mort. La nouvelle est tombée comme un couperet au réveil ce 1er mars 2026. Alors que l’on en était encore à recouper auprès de différentes sources, les statuts WhatsApp de différents proches du journaliste de Canal 2 ont confirmé la triste nouvelle : Arnaud Nguefack est vraiment mort.

Certaines sources parlent d’un malaise,mais Zéphyrin Koloko, directeur de publication du journal L’avenir et président de la Mutuelle des journalistes du Cameroun (Mujac), indique que le reporter de Canal 2 succombe à un accident de circulation dont il a été victime en semaine.  »Une équipe de la Mujac lui a rendu visite en semaine à la suite de l’accident de circulation dont il a été victime  ». Une autre source journalistique confirme que le spécialiste du reportage lui a envoyé une photo de son véhicule après cet accident en ajoutant que  »cet accident a failli lui coûter la vie ». Finalement l’homme est passé de vie à trépas. Laissant une communauté des journalistes camerounais en émoi. Le corps se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé.

Hygiène et salubrité : Yaoundé 5 reçoit son matériel de travail

0

Le don reçu du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji va permettre aux comités de quartiers et villages de cette localité de poursuivre la lutte contre l’insalubrité.

Augustin Bala, maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 5 a récemment procédé à la remise du matériel de travail aux comités de quartiers et de villages « méritants » de la commune d’arrondissement de Yaoundé 5. C’était à l’esplanade du centre de promotion de la femme et de la famille de Yaoundé 5.

Le dons en matériel reçu du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji était constitué de : brouettes ; pelles ; râteaux ; balais ; chasubles et une enveloppe afin de renforcer la solidité des brouettes.

« Nous attendons que les comités de quartiers soient d’avantage boostés, motivés à travailler d’arrache-pied parce que lorsqu’on vous reconnait comme étant la commune la plus propre et cela nous vaut beaucoup de flèches aujourd’hui mais nous ne nous décourageons pas mais cela nous galvanise à travailler davantage pour mériter la place de la commune la plus propre de Yaoundé » a indiqué le maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 5, Augustin Bala.

En effet, le 23 janvier 2026, Paul Atanga Nji a remis du matériel d’hygiène et salubrité aux sept communes d’arrondissements que compte la ville de Yaoundé. Chaque commune a reçu 100 brouettes et le même nombre en termes de balais et râteaux, afin de renforcer l’opération « Villes propres » lancée par le ministère en charge l’Habitat et du développement urbain (Minhdu).

Pour mémoire, en 2022, la commune d’arrondissement de Yaoundé 5 réputée pour son dynamisme en matière d’hygiène et salubrité s’était distinguée en remportant le premier prix du concours national « Villes propres », soit une enveloppe de 100 millions FCFA. Yaoundé 5 est restée un compétiteur sérieux pour les éditions suivantes, se classant souvent parmi les meilleures communes du département du Mfoundi.

Miss Cameroun 2025:Josiane Harangada Golonga rompt le silence

0

Sa parole était devenue rare ces dernières semaines. Ayant pris ses distances avec le Comica, en raison de diverses incompréhensions, Josiane Harangada Golonga avait décliné toutes les sollicitations de journalistes. Des membres de la communauté Massa dont elle est originaire, sont montés au front pour défendre l’honneur de la fille, exigeant des clarifications du Comica et des garanties sécuritaires pour celle qui faisait l’objet d’attaques par voie des réseaux sociaux. Promettant même de restituer l’argent et les attributs qui rentraient dans les bisbilles entre le Comica et la Miss.

Josiane Golonga a finalement servi les attentes de plusieurs. La Miss Déchue le 25 février 2026 a finalement réagi au lendemain de cette destitution. Mais sa parole ne va certainement pas satisfaire toutes les attentes, d’autant plus que Josiane Golonga n’est pas rentré dans le couloir de la polémique, mais a écrit à son successeur pour la féliciter.

La lettre de Golonga

Affaire Miss Cameroun : Comment Ingrid Amougou a voulu faire arrêter Josiane Golonga

0

La nouvelle de l’arrestation de Josiane Golonga a animé les réseaux sociaux jeudi soir, avant d’être démentie par l’entourage de la Miss déchue. « La Miss est libre de est mouvements», rassure une source proche de Josiane Harangada Golonga. Sans détails. Toujours est-il que Josiane Harangada Golonga était dans les couloirs de la police jeudi soir, du fait de Solange Ingrid Amougou, la présidente du Comité d’organisation du concours Miss Cameroun (Comica). Les lanceurs d’alertes, bords confondus, ont soutenu et réitéré cette information en début de soirée. Et de fait, la Miss Cameroun élue en 2025, venue récupérer des effets personnels dans sa réside ce de fonction, a été interpellée par des éléments de la police aux ordres de la présidente du Comica.  

La reine de beauté camerounaise en 2025 sera conduite au commissariat de sécurité publique d’Odza dans le 4ème arrondissement de la ville de Yaoundé. Après avoir entendu les complaintes de Solange Ingrid Amougou, le commissaire Jean Nkoa a jugé inutile de garder l’accusée, estimant que malgré sa destitution la veille, cette maison querellée demeurait sa résidence, et qu’elle avait le droit d’y accéder sans autre forme de procès. La concernée ayant a priori refusé d’être interrogée en l’absence d’un avocat. Celle qui s’était fait accompagner par un huissier de justice, sera purement et simplement libérée.

Entre temps, une campagne médiatique est menée sur les réseaux sociaux, dans le but d’éclabousser Josiane Golonga, accusée par ces réseaux, d’entretenir une relation amoureuse avec Abakal Mahamat, administrateur directeur général de Bgfi bank Cameroun. Se basant sur une photo mettant aux prises les deux personnalités. Boris Bertolt, journaliste-lanceur d’alertes, confie avoir été approché par des proches du Comica, dans le but de diffuser des informations de nature à « salir l’image de Josiane Golonga ». Et d’indiquer que « je leur ai demandé d’aller se faire foutre». Si cela est avéré, on peut comprendre pourquoi les informations, y compris des échanges privés attribués à la Miss déchue, se retrouvent subitement et au même moment essaimant la toile.

Pour le moment, l’on apprend que Josiane Harangada Golonga prépare une suite judiciaire à cette affaire. Mais ayant déjà opté pour l’éloignement des affaires du Comica, depuis des semaines. Et que la communauté Massa dont elle est originaire, est préparée à remettre les objets que pourrait réclamer le Comica, notamment le véhicule (supposé avoir été laissé en mauvais état par la Miss) et de l’argent. 

- Publicité -
Google search engine