mercredi, janvier 14, 2026
spot_img
AccueilEconomieLe MINFI lance un budget axé sur la décentralisation et l’import-substitution

Le MINFI lance un budget axé sur la décentralisation et l’import-substitution

La ville de Ngaoundéré, chef-lieu de la région de l’Adamaoua, a accueilli le 13 janvier 2025 la cérémonie officielle de lancement du budget de l’État pour l’exercice 2026. Présidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, cette rencontre a été l’occasion pour le gouvernement de décliner les grandes orientations économiques, sociales et de gouvernance qui encadreront l’exécution du budget adopté et promulgué en fin d’année par le président de la République.

Après Buea, c’est Ngaoundéré qui a servi de cadre, le 13 janvier 2025, à la traditionnelle cérémonie de lancement du budget de l’État. Autour du ministre des Finances, Louis Paul Motaze, étaient réunis des représentants du ministère de l’Économie, du ministère des Marchés publics, ainsi que les autorités administratives, municipales et traditionnelles de la région de l’Adamaoua.

Ouvrant la cérémonie, le ministre des Finances a tenu à rappeler le sens politique et économique du choix de l’Adamaoua pour abriter le lancement du budget 2026. « Le choix de l’Adamaoua pour lancer le budget 2026 n’est ni anodin ni circonstanciel. Il traduit la volonté ferme et constante du Président de la République, Son Excellence Paul Biya, de promouvoir un développement équilibré du territoire national », a-t-il déclaré, soulignant la contribution spécifique de chaque région à l’édification du Cameroun émergent. Insistant sur le rôle stratégique de la région, Louis Paul Motaze a relevé que « l’Adamaoua constitue un véritable trait d’union entre le septentrion et les régions méridionales de notre pays », avant d’ajouter qu’elle est « à la fois un espace de brassage humain et culturel, un carrefour économique stratégique et un pilier majeur de la souveraineté alimentaire nationale », grâce à son potentiel agro-pastoral reconnu.

 Abordant les grandes orientations du budget 2026, le ministre a indiqué que celui-ci repose prioritairement sur « une mobilisation optimale des recettes internes non pétrolières dans le respect de la soutenabilité de l’activité économique », tout en veillant à préserver la compétitivité des entreprises. Le budget met également l’accent sur « l’accélération de la mise en œuvre du plan intégré d’import-substitution agro-pastoral », le renforcement de l’offre énergétique et la restauration de l’équilibre financier du secteur de l’électricité, notamment à travers le rachat des actions d’Actis.

 Sur le plan des infrastructures, il est prévu de « développer les infrastructures de transport et de désenclavement des bassins de production, y compris la réhabilitation des voiries urbaines », tout en poursuivant la reconstruction des régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, sans négliger la lutte contre les changements climatiques.

Au plan social, Louis Paul Motaze a annoncé la poursuite des efforts en faveur de la formation technique et professionnelle, du relèvement du plateau technique des hôpitaux, du renforcement des infrastructures scolaires de proximité et de la protection du pouvoir d’achat des ménages vulnérables, à travers notamment l’intensification du projet des filets sociaux. « Une attention particulière est accordée à la promotion des jeunes et des femmes », avec la création d’un fonds spécial dédié à l’autonomisation économique des femmes et à la promotion de l’emploi jeune.

Enfin, en matière de gouvernance, le budget 2026 marque « une étape décisive dans la consolidation de la fiscalité locale », avec le transfert effectif de certaines recettes fiscales aux collectivités territoriales décentralisées, afin de renforcer leur autonomie financière et d’approfondir le processus de décentralisation.

Pour mémoire, le budget de l’État du Cameroun pour l’exercice 2026 s’élève à 8 816,4 milliards de FCFA, en hausse de 14% par rapport à l’exercice précédent. Les ressources internes attendues sont évaluées à 5 887,0 milliards de FCFA, tandis que les charges de l’État, hors remboursement du principal de la dette, sont projetées à 6 210,5 milliards de FCFA. Le déficit budgétaire ressortirait ainsi à 1,7 % du PIB, contre 0,8 % en 2025.

spot_img
LIRE AUSSI
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

ACTUELLEMENT EN KIOSQUE

spot_img

LES PLUS RECENTS

0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x