Investissement : Les activités qui bénéficieront de l’accompagnement de l’Etat en 2022

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les secteurs prioritaires ont été listés dans la circulaire du président de la république relative à la préparation prochain budget.


es orientations pour l’élaboration du budget de l’Etat pour 2022 présagent d’une attention particulière en faveur du secteur productif camerounais. Ainsi, l’un des objectifs de la prochaine loi de finances sera d’accompagner les entreprises. « Au plan économique, le gouvernement devra assurer l’avancée vers l’atteinte des objectifs d’émergence à travers la transformation structurelle de l’économie. Pour ce faire, il devra améliorer l’accompagnement des entreprises investissant dans les filières prioritaires de la SND 30, notamment l’agro-alimentaire, le textile, le bois et la chimie-pharmacie », annonce le président de la République. De manière concrète, « En ce qui concerne le soutient à la production des biens de grande consommation, un accent sera accordé à la production et la transformation des produits alimentaires de base, notamment le riz, le maïs, le soja, le mil, le sorgho, le lait et le poisson, afin de réduire le déficit de la balance commerciale », précise-t-il. En attendant la prochaine loi de finances qui précisera les formes de cet accompagnement, l’on sait d’emblée que les nouvelles mesures rentreront dans le cadre de la politique d’import substitution mise en place depuis l’année dernière. Pour le prochain budget, une enveloppe de 30 milliards de francs CFA lui sera consacrée, si l’on s’en tient à ce que prévoit le document de programmation économique et financière pour le prochain triennat. Cela représente une hausse de 20 milliards par rapport au 10 milliards prévus pour la même cause dans le budget 2021.

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En effet, le gouvernement a mis en place depuis le début d’année un ensemble de mesures d’incitation et d’accompagnement à la productivité locale, dénommée politique de l’import-substitution. Grâce au fonds spécial de solidarité nationale pour la lutte contre le coronavirus, les 10 milliards consacrés à l’import substitution ont été injectés dans la relance de la production locale à grande échelle des produits de consommation de masse à l’origine du déficit de la balance commerciale tels que le riz, le maïs, le poisson, le lait. En plus de cette enveloppe, d’autres mesures telles que l’exonération des droits et taxes de douanes des équipements et intrants destinés à l’agriculture, à la pêche, à l’élevage et à l’industrie pharmaceutique ; la soumission au droit d’accises de certains biens importés dont la capacité de production locale est avérée, et l’application des mesures de contingentements ou de restrictions quantitatives, afin de réduire substantiellement leur importation, limiter la sortie des devises et booster leur production locale ont été mises en œuvre afin de booster la production locale.

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