Idriss Linge, journaliste : « on peut maintenir une faible subvention, et avoir des prix de l’essence qui ne s’affolent pas »

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Idriss Linge

«La question de la restructuration des prix des produits pétroliers à la pompe se pose bien avant la pénurie actuelle qui est mondiale. Bien avant les taxes, il y a déjà le coût d’acquisition de produits pétroliers sur le marché international. Si on fait confiance à la nomenclature des prix de juillet 2022 publié par la CSPH, le prix d’achat du produit est actuellement estimé entre 692 FCFA et 705 FCFA. La première chose à faire par le gouvernement est déjà de présenter clairement quels sont ses arbitrages et pourquoi nous sommes contraints de payer aussi cher nos carburants. Est-ce que la prime accordée aux traders est justifiée lorsqu’on sait que l’un d’entre eux a avoué avoir corrompu des membres de l’administration pour avoir des contrats ?

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Ensuite oui vient la question des taxes. Je suis d’avis qu’on paye les manutentions sur le port de débarquement. Mais Lorsqu’à l’entrée on a une TVA de 140 FCFA à 162 FCFA par litre cela fait beaucoup. Les éléments qui constituent le prix du carburant montrent clairement qu’on peut maintenir une faible subvention, et avoir des prix de l’essence qui ne s’affolent pas. Après la vérité c’est qu’une part importante de ce marché se déroule désormais à l’international maintenant que la SONARA est en difficulté et les marges du gouvernement sur ce créneau sont difficiles. Toutefois, s’il se montre suffisamment transparent sur ses processus, l’opinion pourra mieux comprendre toute décision qui sera prise. Une autre option consisterait aussi à avoir des subventions ciblées, mais évidemment dans le contexte camerounais cela est complexe et ouvrirait de suite la porte à des actes de corruption.».

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