Qui organisera la CAN féminine 2026 ? A un peu plus d’un mois du coup d’envoi de cette compétition, cette question s’invite encore dans les débats. Ni le Maroc, organisateur désigné, ni la Confédération africaine de football (CAF), n’ont annoncé un quelconque retrait de l’organisation au Maroc, ni un désistement. Et pourtant une rumeur sur la question fait le tour du monde.
Tout est parti d’une sortie « déplacée » de Gayton McKenzie, ministre sud-africaine des sports ce 1er février 2026. Lors d’une soirée de remise de prix aux acteurs du football féminin en Afrique du Sud, a déclaré que l’Afrique du Sud va « accueillir la CAN féminine 2026 ». Ajoutant que « lorsque le Maroc a indiqué qu’il n’était pas prêt, nous avons répondu présents ». Même si la tutelle des sports sud-africains a rétropédalé quelques heures après en indiquant que « le Maroc reste officiellement désigné comme l’hôte de la CAN féminine », il reste que le flou ne s’est pas dissipé sur sa première sortie. Déjà qu’en revenant sur ses propos de départ, Gayton McKenzie a tout de même précisé que « l’Afrique du Sud a exprimé son envie de soutenir la CAF si nécessaire, dans le cas où d’autres dispositions d’accueil pour la CAN féminine 2026 deviendraient indispensables. Ces engagements s’inscrivent dans le cadre de discussions en cours initiées par la CAF alors qu’elle examine diverses options de repli». Laissant ainsi croire que la possibilité d’une organisation de la prochaine CAN par un pays autre que le Maroc, demeure.
Cela survient dans un contexte marqué par une brouille née de la finale de la dernière CAN masculine. Ce match qui opposait le Maroc, pays organisateur, au Sénégal, a livré un spectacle des plus inattendus. Entre arbitrage contesté et guéguerres entre adversaires autour de la serviette du gardien sénégalais que des joueurs marocains tentaient de voler, il y a eu cette sortie des joueurs sénégalais du stade, en opposition à un penalty accordé en fin de partie au Maroc. Le match se terminera après une interruption d’une quinzaine de minutes.
Le jury disciplinaire de la CAF a sanctionné les diféfrentes parties, notamment des joueurs sénégalais et marocains, ainsi que leurs fédérations respectives, et Pape Thiaw le sélectionneur sénégalais. Le Maroc qui avait requis la défaite du Sénégal vainqueur finalement, a vu son recours être rejeté. Les tensions nées de ce match ne sont pas encore retombées. Du coup, l’idée d’un désistement peut trouver sa source dans ce contentieux.
En 2015, le Maroc s’était déjà désisté à organiser la CAN à deux mois du coup d’envoi, en raison d’Ebola qui sévissait dans certains pays d’Afrique. e l’épidémie. La CAF avait de justesse pu tenir le tournoi en Guinée équatoriale. Et le Maroc avait été suspendu de la participation à deux phases finales de CAN, avant d’être réhabilité par le Tribunal arbitral du sport (TAS).







