Banque : pourquoi le FMI demande à l’Etat de quitter l’actionnariat de NFC et UBC

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L’institution de Bretton woods exige un contrat de performance dans le court terme avec les deux établissements de crédit, un an à peine après que l’Etat a injecté plus de 40 milliards dans ces structures.

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A la première lecture, le Fonds Monétaire International craindrait une longue restructuration de deux banques privées camerounaises comme c’est le cas pour la Commercial Bank of Cameroon (CBC). Les services du FMI viennent de faire une déclaration au sujet de la restructuration de Union Bank of Cameroon (UBC) et National Financial Credit (NFC Bank). Ils recommandent de« signer des contrats de performance avec chacune des deux banques, comprenant un cadre de gouvernance aligné sur les meilleures pratiques et une stratégie pour l’État de vendre ses actions ». Une sortie qui intervient moins d’un an après que l’Etat ait intégré l’actionnariat des deux structures. C’est le 23 novembre 2021 qu’ Union Bank of Cameroon (UBC) a annoncé officiellement la prise de participations de l’Etat du Cameroun à hauteur de 54% dans son capital. Au même titre que la National Financial Credit (NFCBank), cette banque courrait le risque d’une faillite. Pour éviter leur liquidation alors envisagée par le régulateur de la sous région, l’Etat avait pris la décision d’accompagner la restructuration de ces banques en y injectant plus de 40 milliards de FCFA dans le capital des deux structures. Les détails de cette prise de participation sont contenus dans une lettre du18 février 2021, adressée au secrétaire général des services du Premier ministre par le Secrétaire général de la présidence de la République. Cette lettre évoque précisément« la prise en charge par l’Etat du coût de la restructuration à concurrence d’un montant ne pouvant excéder 29,1milliards de FCFA pour National Financial Crédit (NFC Bank) et 17,8 milliards de FCFA pour Union Bank of Cameroon (UBC)».

Cette opération avait été très vite comparée à celle qui a eu lieu avec la CBC dans laquelle l’Etat avait pris le contrôle de plus de 80% du capital. Or depuis plusieurs années, cet établissement de crédit ne s’est toujours pas relevé et le processus de désengagement de l’État est toujours encours. Certaines analyses voient ainsi dans la sortie du FMI, une alerte pour éviter que la NFC et UBC ne subissent le même sort. D’autres y voient cependant une démarche du FMI pour protéger le trésor public camerounais. Surtout que la prise de participation dans le capital de ces structures impliquait également le transfert des créances douteuses à la Société de recouvrement des créances (SRC).

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