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25 ans d’Ecobank : le Minfi appelle à renforcer le financement des PME et de l’industrie 

Le 21 octobre à Douala, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a pris part aux 25 ans d’Ecobank Cameroun et salué sa contribution à l’économie. Les chiffres provisoires de septembre montrent pourtant un bilan en baisse, malgré une légère progression des crédits à la clientèle.

Douala, 21 octobre 2026. Ecobank Cameroun fête ses 25 ans. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, assiste à la célébration. Il salue le parcours de cette banque panafricaine et sa contribution au financement de l’économie nationale. En qualité de Spécialiste en valeurs du Trésor (SVT), Ecobank contribue à mobiliser les ressources du budget de l’État. 

Cette activité lui a valu le titre de meilleur SVT en 2025. Le ministre a invité la banque à renforcer son soutien aux PME, aux jeunes entrepreneurs et aux entreprises créées par des femmes, notamment dans l’agriculture, la transformation industrielle et les activités exportatrices. Il a aussi insisté sur l’inclusion financière et les financements adaptés aux besoins de l’économie. La soirée a récompensé les employés comptant 25 ans de service et les meilleurs clients. Les actifs reculent de 25 milliards Au 30 septembre, le total des actifs s’établit à 597,589 milliards de FCFA, contre 622,710 milliards à fin août. 

La baisse atteint 25,121 milliards, soit 4 % en un mois. Le bilan reste aussi inférieur de 19,401 milliards à son niveau de fin décembre 2025, établi à 616,990 milliards. Le recul le plus marqué touche les titres de placement et valeurs assimilées. Leur encours a diminué de 21,976 milliards, de 271,423 milliards à 249,447 milliards de FCFA (- 8,1 %). Ce poste comprend les titres de placement et les valeurs reçues en pension ou achetées ferme. Les opérations interbancaires et de trésorerie à vue ont reculé de 76,447 milliards à 66,010 milliards, soit 10,437 milliards de moins (-13,7 %). 

Ces variations mensuelles ne suffisent pas à conclure à une dégradation structurelle. Pour juger la performance sur la durée, il faudra aussi examiner le produit net bancaire, le bénéfice net, le coût du risque, les créances en souffrance, les fonds propres et les ratios prudentiels sur plusieurs exercices. 

LES DÉPÔTS À VUE PÈSENT SUR LES RESSOURCES 

Les dépôts de la clientèle ont diminué de 11,560 milliards de FCFA en un mois, à 459,669 milliards contre 471,229 milliards auparavant. La baisse vient surtout des comptes à vue, dont l’encours a perdu 22,356 milliards pour s’établir à 320,618 milliards. Les dépôts à terme ont progressé de 17,975 milliards à 26,014 milliards de FCFA (+44,7 %). Les comptes d’épargne sont passés de 110,280 milliards à 113,037 milliards. 

Ces hausses ont partiellement compensé le recul des comptes à vue. Les concours à la clientèle, qui regroupent les différentes catégories de crédits et les comptes débiteurs, atteignent 252,255 milliards de FCFA contre 250,662 milliards à fin août, soit 1,593 milliard de plus (+0,6 %). 

Le rapport comptable entre crédits et dépôts passe de 53,2 % à 54,9 %, sous l’effet de la hausse des concours et du recul des dépôts. Il ne s’agit pas d’un ratio prudentiel réglementaire de liquidité. Les crédits dépassent désormais de 2,808 milliards de FCFA les titres de placement et valeurs assimilées. À fin août, ces titres excédaient encore les crédits de 20,761 milliards.

 LE NUMÉRIQUE ET L’ANCRAGE LOCAL MIS EN AVANT 

Pour ses 25 ans, Ecobank rappelle l’évolution des usages bancaires. Elle a développé les services mobiles et USSD, les retraits sans carte, les paiements par QR Code, la banque par agents et les guichets automatiques de dépôt. Plus récemment, elle a ajouté les transferts instantanés intraafricains, des solutions pour les femmes entrepreneures et la gestion de patrimoine. 

La banque affirme avoir développé plus d’une centaine de produits, services et canaux, et mobilisé plusieurs milliers de milliards de FCFA pour soutenir les entreprises et l’économie camerounaise. Elle indique qu’environ 95 % de l’actionnariat de sa filiale est détenu par des investisseurs locaux. Près de 1 000 Camerounais y ont construit leur carrière et plus de 2 000 jeunes ont bénéficié de stages, de programmes pour diplômés ou d’autres possibilités de développement professionnel.

 Ecobank relève aussi que d’anciens collaborateurs dirigent aujourd’hui différentes institutions financières du pays. L’établissement déclare enfin avoir consacré plus d’un milliard de FCFA à des initiatives communautaires ayant bénéficié à des milliers d’enfants. 

À 25 ans, Ecobank met en avant sa contribution au financement de l’État, ses innovations et son ancrage camerounais. Les résultats annuels et les explications de la direction permettront de déterminer si le recul de septembre relève d’ajustements ponctuels ou d’une tendance durable, et de préciser la part des ressources consacrée à l’économie productive.

Par Fabrice BELOKO

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