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1 823 milliards FCFA à mobiliser en 2026 pour poursuivre les projets publics en cours

Le rapport sur la projection de l’espace budgétaire en investissements 2026-2028 du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) détaille les besoins financiers nécessaires à l’achèvement des investissements déjà engagés par l’administration publique. Routes, énergie, eau, santé ou encore aménagement urbain concentrent l’essentiel des besoins identifiés, avec une forte dépendance aux financements extérieurs.

L ’État camerounais devra réunir 1 823 milliards de FCFA dès 2026 s’il souhaite poursuivre, sans rupture majeure, les projets d’investissement public déjà engagés. L’information ressort du rapport sur la projection de l’espace budgétaire en investissements 2026-2028 publié par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), qui évalue les ressources encore nécessaires pour achever les projets actuellement en cours d’exécution. Ce besoin financier concerne exclusivement des investissements déjà lancés et dont la réalisation nécessite encore des ressources additionnelles au cours des prochaines années.

 D’après les chiffres du Minepat, cette enveloppe de 1 823 milliards de FCFA à mobiliser en 2026 est constituée de 1 266 milliards de FCFA de ressources extérieures et de 557 milliards de FCFA de ressources internes. Parmi les besoins recensés pour 2026, les projets d’infrastructures absorbent l’essentiel des montants recherchés. Selon les données publiées par le Minepat, le ministère des Travaux publics (Mintp) arrive largement en tête avec des besoins évalués à 873 milliards de FCFA, répartis entre 542 milliards de FCFA de ressources extérieures et 331 milliards de FCFA de ressources internes.

Le ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee) suit avec 212 milliards de FCFA, comprenant 172 milliards de FCFA de ressources extérieures et 40 milliards de FCFA de ressources internes. Viennent ensuite le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu), avec 141 milliards de FCFA, dont 86 milliards de FCFA de ressources extérieures et 55 milliards de FCFA de ressources internes, ainsi que le ministère de la Santé publique (Minsanté), qui affiche des besoins de 121 milliards de FCFA, répartis entre 83 milliards de FCFA de financements externes et 38 milliards de FCFA de financements internes.

Au-delà de la seule année 2026, les besoins globaux restant à couvrir pour l’ensemble du cycle 2026-2028 et au-delà atteignent 7 560 milliards de FCFA. Dans ce montant, les ressources extérieures représentent 5 776 milliards de FCFA, contre 1 784 milliards de FCFA de ressources internes. Cette structure montre qu’environ trois quarts des ressources nécessaires à la finalisation des projets reposent sur des financements provenant de partenaires extérieurs, notamment des prêts concessionnels, des financements multilatéraux ou encore des concours de bailleurs de fonds.

 PLUS DE 550 MILLIARDS FCFA DEVRONT PROVENIR DES RESSOURCES NATIONALES

Un effort budgétaire conséquent est également attendu de l’État. Le Minepat évalue à 1 784 milliards de FCFA les ressources nationales nécessaires à l’achèvement des projets sur l’ensemble de la période étudiée. Pour la seule année 2026, 556,8 milliards de FCFA devront être mobilisés. Ces ressources se répartissent en trois catégories : 169,9 milliards de FCFA de fonds de contrepartie (FCP), 107,8 milliards de FCFA au titre du PLANUT et 279,1 milliards de FCFA de ressources internes ordinaires (RIO). Les fonds de contrepartie correspondent à la participation financière exigée de

L’État dans les projets cofinancés avec des partenaires extérieurs. Les ressources internes ordinaires proviennent principalement des recettes publiques classiques, tandis que les crédits PLANUT renvoient aux enveloppes programmées dans le cadre des investissements nationaux. Là encore, les projets routiers concentrent une part importante des besoins domestiques. Concernant spécifiquement l’année 2026, les administrations expriment un besoin total de 796 milliards de FCFA, réparti entre 302 milliards de FCFA de fonds de contrepartie, 120 milliards de FCFA de crédits PLANUT et 374 milliards de FCFA de ressources internes ordinaires.

Les administrations affichant les besoins les plus élevés sont le Mintp, avec 331 milliards de FCFA, dont 41 milliards de FCFA de fonds de contrepartie, 99 milliards de FCFA de crédits PLANUT et 191 milliards de FCFA de ressources internes ordinaires ; ainsi que le Minhdu avec 55 milliards de FCFA, comprenant 8 milliards de FCFA de fonds de contrepartie et 47 milliards de FCFA de ressources internes ordinaires.

À ce stade de l’année, une partie de ces financements semble déjà avoir été au moins sécurisée à travers diverses autorisations de ratification de conventions de prêts accordées au Minepat par le président de la République depuis le début de l’année. Par ailleurs, le Cameroun pourrait également se rapprocher de son objectif global, ou du moins de celui fixé pour 2026, en accélérant l’intégration dans le circuit des dépenses des SEND, dont le stock est évalué à 5 044,5 milliards de FCFA au 31 mars 2026.

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