Le Ministre des Finances, Louis Paul Motazé, a rendu public, le 20 février 2026, un communiqué officiel annonçant la saisie de six cargaisons majeures de stupéfiants illicites à l’aéroport international de Douala. L’opération, coordonnée par le Service principal de la surveillance des Douanes sur la base de renseignements ciblés de haut niveau, a permis d’intercepter environ 2 491 kilogrammes de substances prohibées.
Dans le détail, la cargaison se compose de 1 057 kg de cocaïne en provenance d’Allemagne et de 1 434 kg de tramadol expédiés depuis l’Inde et le Soudan du Sud. Selon les précisions du communiqué, les expéditions ont transité respectivement par une compagnie aérienne européenne et une compagnie aérienne africaine, et avaient été faussement déclarées comme « fournitures médicales » afin de contourner les contrôles frontaliers.
La valeur marchande estimée des substances saisies s’élève à environ 90 millions de dollars US, soit près de 50 milliards de francs CFA, indique le ministredes Finances, qui ajoute que « cette opération empêche notamment la mise en circulation d’environ 27 millions de comprimés de tramadol sur le territoire national », un volume susceptible d’alimenter massivement les réseaux de distribution illicites et d’aggraver les ravages sanitaires et sociaux liés à l’abus de drogues.
Les marchandises ont été immédiatement placées sous scellés et remises aux autorités compétentes pour la poursuite des enquêtes, révèle le communiqué de M. Motaze. S’agissant du tramadol, le Service des Douanes travaille en étroite collaboration avec les autorités régionales afin de garantir la destruction immédiate et sécurisée de ces produits prohibés.
Cette saisie spectaculaire s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des contrôles et de démantèlement des réseaux criminels transnationaux. Ces dernières années, les Douanes camerounaises ont multiplié les coups de filet d’envergure, tant dans les aéroports que dans les ports et aux frontières terrestres. Des cargaisons importantes de tramadol, de cocaïne et d’autres substances psychotropes ont ainsi été interceptées dans les aéroports camerounais et ailleurs sur le territoire, de même que des conteneurs dissimulant des produits pharmaceutiques contrefaits et des marchandises prohibées. Chaque opération a mis en lumière l’ingéniosité des trafiquants, mais aussi la capacité croissante des services douaniers à exploiter le renseignement, les techniques de profilage et la coopération interservices.
Au-delà de la dimension répressive, ces actions traduisent un enjeu stratégique majeur : protéger la santé publique, préserver l’ordre social et consolider la sécurité nationale. Le trafic de stupéfiants constitue en effet une menace transversale, alimentant la criminalité organisée, le blanchiment de capitaux et parfois le financement d’activités déstabilisatrices.
Dans son communiqué, le Ministre des Finances « félicite les agents des Douanes pour leur sens du devoir, leur vigilance et leur professionnalisme ». Conformément aux Hautes Directives du Chef de l’État, la Douane camerounaise demeure un pilier essentiel du dispositif de défense économique et de sécurité nationale.
Sous la conduite du Minfi, l’administration douanière affiche des résultats probants, conjuguant modernisation des outils de contrôle, exploitation accrue du renseignement et coordination renforcée avec les partenaires nationaux et internationaux. L’efficacité démontrée à travers cette saisie record illustre la détermination des pouvoirs publics à faire du territoire camerounais un espace de tolérance zéro face aux trafics illicites.







