Le patronat menace de suspendre à partir du 16 février 2026, les déclarations d’importation et d’exportation ainsi que des déclarations en douane si les autorités ne mettent pas en œuvre les mesures exigées.
Le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) se montre exacerbé par le préjudice causé par les perturbations autour des opérations de scanning des marchandises au port de Douala. Une réunion de crise s’est tenue à cet effet ce jeudi 12 février 2026 au siège du patronat à Douala. La rencontre à laquelle ont pris part des représentants des principaux acteurs de la place portuaire de Douala a débouché sur des recommandations fermes de la Communauté des affaires.
Les opérateurs économiques exigent du gouvernement « la normalisation immédiate de la situation en consacrant une seule opération de scanning et de paiement ; la mise en place d’une Commission mixte (administration-secteur privé) chargée d’évaluer les surcouts subis par les Entreprises et de procéder au remboursement intégral ; le gel des augmentations tarifaires décidées par le PAD jusqu’a I ‘évaluation de l’impact sur les coûts de passage et leur incidence sur les entreprises ».
Le Gecam poursuit avec un ultimatum en cas de non résolution définitive de cette crise. « Les entreprises n’auront d’autre alternative que de mettre en œuvre dès le lundi 16 février 2026, une suspension temporaire des levées de déclarations d’importation et d’exportation ainsi que des déclarations en douane », écrit le patronat. Une menace qui pèse désormais sur les recettes de l’Etat. Pour les hommes d’affaires, la coexistence de 2 opérateurs (SGS et Transatlantic D SA) au port de Douala a d’importantes incidences sur leurs activités. Ils dénoncent entre autres, le rallongement des délais de passage portuaire ; l’augmentation des coûts de passage du fait de la double facturation systématique des prestations et des surcouts logistiques y afférents [faxes d’encombrement, surestaries etc.)
Cette situation de dualité au port de douala est née après la signature d’un contrat entre le PAD et Transatlantic pour les opérations de scanning jusque-là assurées par SGS qui elle avait signé son contrat avec le gouvernement. Le contrat de cette dernière datant de 2015 pour une durée de 10 ans était selon le PAD arrivé à son terme. Mais l’opérateur n’a pas accepté de quitter les lieux estimant être encore dans ses droits. Face à cet imbroglio, le premier ministre a instruit le maintien du contrat de SGS expliquant que sa validité courrait à partir de la fin de l’installation de tous ses équipements, notamment le quatrième conteneur en 2022. Soit jusqu’en 2032.
Cette sortie du Gécam intervient après celle du Syndicat des Industriels du Cameroun (Syndustricam) qui dénonçait déjà le double paiement imposé aux entreprises.







