C’est dans une atmosphère de solennité que Monsieur le Maire de la Ville de Ngaoundéré, Bobbo SALIHOU, s’est exprimé à l’ouverture des travaux de lancement du budget de l’État pour l’exercice 2026. Souhaitant la bienvenue au Ministre des Finances et à sa délégation, l’édile a exprimé sa profonde gratitude pour le choix porté sur le chef-lieu de l’Adamaoua pour abriter cet événement de portée nationale.
Au-delà des civilités d’usage, Bobbo SALIHOU a tenu à saluer la résilience du management financier du pays. Dans un contexte mondial marqué par des chocs économiques successifs, il a loué les efforts constants du Ministre pour maintenir le cap de la croissance et soutenir les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD). Pour le Maire, le message est clair : la décentralisation n’est plus un projet, mais une réalité « résolument et irréversiblement en marche ».
LES GRANDS DÉFIS DE L’ADAMAOUA
Si l’heure était à la célébration de la coopération État-communes, le Maire s’est fait le porte-voix des aspirations profondes des populations locales. Deux axes prioritaires ont été mis en exergue pour catalyser le développement régional :
- Le pôle énergétique et logistique : Avec une demande pressante pour la relance des chantiers des barrages hydroélectriques et le démarrage effectif du projet de port sec de Matari, infrastructure jugée cruciale pour le désenclavement et le dynamisme commercial de Ngaoundéré.
- Le pôle institutionnel : La nécessité de renforcer l’offre en services publics et de construire des résidences de fonction pour les autorités administratives, municipales et régionales.
INNOVER MALGRÉ LA RARETÉ DES RESSOURCES
Malgré un contexte budgétaire qu’il a qualifié de « s’amenuisant », Bobbo SALIHOU a présenté un bilan honorable des réalisations municipales visant à améliorer le cadre de vie des citoyens. Ce tour d’horizon des acquis a servi de base à l’énoncé de doléances spécifiques visant à renforcer les moyens d’action des élus locaux. En concluant son propos, le Maire a souhaité des travaux fructueux aux participants, rappelant que l’avenir économique de la « ville château d’eau » du Cameroun se joue aujourd’hui dans la rigueur et l’ambition de ce nouveau budget.






