Face à la presse le 16 mars 2026, Joseph Tedou, directeur général de l’Institut national de la statistique (Ins) a situé l’enjeu de la célébration à venir. Il évoque « un moment important dans la vie de notre institution », rappelant que l’Ins a été créée en 2001 pour produire, analyser et diffuser des données essentielles à la compréhension des dynamiques économiques, sociales et démographiques du pays. La date précise n’a pas été dévoilée lors du point de presse. Le directeur général de l’Ins, Joseph Tedou, a toutefois indiqué que la célébration est prévue pour le mois d’avril 2026.
Depuis 25 ans, l’Institut s’est imposé comme un fournisseur central d’informations statistiques. Ces données, explique-t-il, sont « indispensables à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation des politiques publiques ». Une fonction qui dépasse la simple production technique pour s’inscrire dans l’architecture même de la gouvernance économique.
La portée institutionnelle de cet anniversaire est renforcée par l’implication des plus hautes autorités. Le chef de l’État a donné son accord et désigné le ministre de l’Économie comme représentant personnel pour présider les principales séquences. Pour le directeur général, cette implication « témoigne de l’importance que les plus hautes autorités accordent à la statistique publique ».
LA DONNÉE COMME LEVIER DE LA SND30
Dans un contexte marqué par la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2030, la question de la donnée devient centrale. Le responsable de l’INS insiste sur le rôle structurant des statistiques dans la planification et le suivi des politiques publiques. « La statistique est un élément clé pour identifier les problèmes, mesurer leur ampleur et proposer des orientations », affirme-t-il. Il précise que les indicateurs produits permettent à la fois de dresser un état des lieux et de suivre l’évolution des performances dans le temps.
L’enjeu est opérationnel. Les données servent à alimenter les stratégies sectorielles, à orienter les choix budgétaires et à mesurer les résultats. « La donnée est au début et à la fin », résume-t-il, soulignant son rôle dans tout le cycle de l’action publique. Au-delà de l’État, l’INS alimente aussi les acteurs économiques.
Les entreprises utilisent ces informations pour apprécier les tendances de consommation ou d’investissement. Les universitaires s’en servent pour la recherche, tandis que la société civile y trouve matière à débat. « L’Institut ne produit pas pour lui-même. Il produit pour les besoins des utilisateurs », insiste le directeur général.







