Les opérations d’inspection des marchandises au port de Douala Bonabéri sont pratiquement rentrées dans l’ordre selon la communauté des affaires. Dans un communiqué du 18 février 2026, le Groupement des Entreprises du Cameroun (Gecam) parle d’une « normalisation progressive des activités au Port de Douala ».
Le patronat livre ce constat au terme d’une concertation ayant réuni les représentants des principaux acteurs de la place portuaire de Douala, dont le Port Autonome de Douala (PAD), la Société Générale de Surveillance (SGS) ainsi que le Chef Secteur des Douanes du Littoral 1.
En fin de compte, les opérateurs économiques se satisfont de « la mobilisation des parties prenantes qui a permis le retour à la normale des activités sur la place portuaire de Douala, se traduisant par la reprise des opérations de scanning des conteneurs par la SGS depuis le 17 février 2026 mettant ainsi un terme à la situation de double facturation », fait remarquer Célestin Tawamba, président du Gecam. Le patronat souligne aussi que des mesures sont en cours en vue du remboursement aux entreprises des sommes indûment payées durant la période de crise.
Il faut dire que ce dénouement intervient après une menace de la communauté des affaires de suspendre les opérations d’import/export au port de Douala si les autorités ne mettaient pas fin à la double facturation subie par les entreprises du fait de l’existence de deux opérateurs pour le même service.
Alors que cet ultimatum devait être exécuté à compter du 16 février 2026, le 17 février dernier, le Directeur Général du PAD a tranché la situation. Cyrius Ngo’o a en effet suspendu une partie du contrat de Transatlantic D en lui demandant de se limiter « à l’inspection par scanner du reste des flux import/export, marchands et non-marchands, qui ne sont pas opérés par la société SGS S.A. Il s’agit en particulier, d’une part, du trafic vrac solide non-conteneurisé traité dans les autres terminaux et. D’autre part, des véhicules, des conteneurs vides et des conteneurs hors-gabarit débarqués au Terminal à Conteneurs ».
Ce qui permet à SGS de poursuivre sereinement son contrat tel que souhaité par le gouvernement.







