À l’ouverture de la conférence annuelle du ministère des Finances, le ministre Louis Paul Motazé a insisté sur l’importance cruciale de la qualité de la dépense publique dans le contexte actuel. « Face à des ressources limitées, chaque franc mobilisé doit être utilisé de manière optimale, pour soutenir les secteurs prioritaires et renforcer la résilience économique du pays », a-t-il déclaré.
Selon le ministre, il ne s’agit plus seulement de mobiliser des fonds, mais de s’assurer que chaque dépense ait un impact tangible et durable sur l’économie et la société. Cette approche concerne en particulier les investissements dans l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures, qui doivent être soigneusement ciblés pour générer un retour significatif.
Louis Paul Motazé a également souligné la nécessité de renforcer les mécanismes de suivi et d’évaluation. La digitalisation de la gestion budgétaire et l’utilisation d’outils de traçabilité permettront de suivre l’exécution des dépenses en temps réel, de détecter les gaspillages et d’améliorer la transparence.
Le ministre a rappelé que cette stratégie est aussi un signal fort pour les partenaires internationaux et les investisseurs, montrant que le Cameroun maîtrise l’usage de ses ressources et s’engage dans une gestion responsable et efficace de ses finances publiques. « Une dépense bien ciblée est un levier de développement : chaque franc investi correctement peut générer un retour multiplié sous forme de croissance économique, de création d’emplois et de réduction des inégalités », a-t-il ajouté.
Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires, le message du ministre est clair : chaque franc dépensé doit compter et produire un effet concret pour le développement du pays. La qualité de la dépense devient ainsi un instrument stratégique, essentiel pour maintenir la stabilité économique et renforcer la confiance des citoyens et des partenaires.






