Dans le cadre d’une concession avec le Port Autonome de Douala, l’entreprise a démarré les opérations dont les principaux enjeux sont la centralisation des données mais aussi l’alignement aux normes internationales en matière de sécurité et de sûreté portuaire.
Comme annoncé depuis plusieurs semaines, Transatlantic D SA a repris le 2 janvier 2026, les activités de scanning au port de Douala assurées depuis 2015 par la Société générale de surveillance (SGS), dans le cadre d’un contrat de partenariat public-privé avec l’État du Cameroun. Contrairement à son prédécesseur qui se limitait aux conteneurs, Transatlantic D effectuera des opérations d’inspection 100% scanning. En d’autres termes, toutes les marchandises passant par le port sont inspectées. Ceci, tant à l’importation qu’à l’exportation et quel que soit leur mode de conditionnement. C’est ce que prévoit le contrat de concession qui lie Transatlantic D S.A au Port Autonome de Douala (PAD).
La durée de la concession avec rétrocession des actifs est de 25 ans. Le concessionnaire doit acquérir les équipements et aménager les autres ouvrages nécessaires. Il s’agit notamment de 08 scanners, répartis à hauteur de 02 pour les conteneurs à l’import ; 02 pour les conteneurs à l’Export ; 01 pour les cargaisons RoRo ; 01pour les cargaisons de bois en conventionnel et 02 scanners de backup. L’investissement total est estimé à 192,9 milliards FCFA. Le Port de Douala percevra une redevance fixe annuelle forfaitaire de 150 millions de FCFA à raison de 50% au terme du premier semestre et 50% au terme du second semestre. Une redevance variable moyenne de 7% du Chiffre d’affaires annuel sur toute la durée de la concession est aussi prévue. Elle est structurée à hauteur de 3.3% du chiffre d’affaires annuel du concessionnaire Hors Taxe de la 1ere à la 10 année d’exploitation. Ce montant sera égal à 9.3% du Chiffre d’affaires annuel Hors taxe de la société Concessionnaire à partir de la onzième année d’exploitation jusqu’au terme de la Concession.
A travers les opérations d’inspection non intrusive des cargaisons , le PAD compte s’aligner sur les meilleures normes internationales en matière de sécurité et de sûreté portuaire. Il est question de doter le port de Douala d’équipements de scanning des marchandises de dernière génération, afin d’implémenter un système de contrôle de tout le trafic import/export, en cohérence avec la politique générale de l’Etat en matière de sécurisation des frontières et du territoire national.
Déjà présent au port de Kribi, Transatlantic D annonce que ses opérations de scanning au port de Douala seront « exceptionnellement et temporairement » effectuées à titre gratuit pendant cette phase de mise en service.
Réactions
Cyrille AYINDA, directeur adjt de l’exploitation RTC
« Le nouveau système permet un gain de temps »

« Vous voyez que le scanner maintenant est à côté des opérations. On n’a plus à faire le rallye dans le terminal pour aller passer de l’autre côté pour le scan. Dès que le conteneur est déchargé, immédiatement il subit le scan et il va dans le stack. Vous pouvez imaginer les gains. Un gain de temps, un gain en termes de tout ce qu’on a comme usure, le sol, les engins qui vont de l’autre côté. Et puis les informations sont disponibles en temps réel, que ce soit dans le système pour avoir un traitement des autres partenaires ou alors pour tous ceux qui agissent dans la chaîne, afin que chacun puisse faire son travail en temps réel. Ici, il n’y a pas un risque de pouvoir perdre un conteneur, il n’y a pas un risque de pouvoir rater un conteneur. Et à la fin des opérations sur un navire donné, immédiatement, nous faisons avec tous les partenaires un maching pour voir s’il y a eu un loupé ou pas. Et vous voyez maintenant que c’est le scan qui vient vers le conteneur. Dans aucun port au monde, ce n’est pas le conteneur qui va vers le scan. Là, ça montre que nous voulons être attractifs. Vous avez été avec moi ici pendant 30 à 45 minutes, vous voyez bien que ça tourne. Il n’y a pas de ralentissement. On décharge, on scanne et on stack. »
Emmanuel TAGNE, informaticien Translantic
« Il y a une rapidité dans la transmission de l’information »

« Aujourd’hui Transatlantic, expert dans les opérations de scanning, s’est déployé pour sa première journée de travail au terminal à conteneurs RTC de Douala. On a mis sur pied un dispositif assez impressionnant en un scanner mobile de dernière génération qui est là. Les instructions sont claires, un véhicule est censé rouler à 5 km heure et le scan va nous produire une image exploitable. On a un scanner de réserve à côté, on a des opérateurs extrêmement formés, on a des analystes d’images très bien formés qui peuvent détecter ou non des suspicions. On a un processus bien clair, bien établi et on a même misé sur la sécurité parce qu’hormis le scanner, il faut aussi penser au rayonnement. On a mis une glissière de plus de 2 mètres avec une épaisseur de plus de 50 cm de béton armé qui permettra justement d’absorber le rayonnement et un trait qui sera déversé par le scanner. Le chargement d’images, l’application d’images est instantanée, les valeurs de scan sont instantanées. Une fois que le conteneur est passé et que le scan est validé, tous les acteurs reçoivent directement l’information. Donc on a aussi misé sur la disponibilité de l’information et la rapidité de transmission de l’information. Depuis ce matin, on a plusieurs opérations déjà effectuées et les informations sont disponibles chez le partenaire RTC. Les exportations peuvent être faites en temps réel et en temps opportun. On voit le gain de temps. On a au passage d’un camion, une minute de chrono de scan. Dès que le camion arrive, il est scanné en une minute. Donc on gagne un temps énorme et on fait du 100% scanning. Vous voyez que tout est dégagé, le cahier est dégagé, les stations sont dégagées. Donc le scanner prend extrêmement moins de temps que par le passé et on continue dans l’amélioration. »







