Cyrille Mbah, Ngwebam Ngadjo, Sylvia Yong, Vincent Kempoure et Harouna Adamou sont à nouveau libres de leurs mouvements. Leurs images posant avec des éléments du Bataillon d’intervention rapide (BIR) ont été diffusées hier sur les réseaux sociaux. Mais c’est depuis la veille qu’ils ont été libérés. « Après avoir été déplacés précipitamment et nuitamment parce que les militaires venaient dans leur direction, les otages ont fini par être abandonnés à eux-mêmes dans la soirée du 22 mars 2026. Et ce n’est que le 23 mars matin que les ex otages se sont rendus compte qu’ils étaient seuls », rapporte une source au 5ème BIR basé à Ngaoundéré, dans les colonnes du quotidien régional L’œil du Sahel. « Dès lors les otages ont commencé à appeler leurs familles et grâce à l’étroite collaboration entre ces dernières et l’état-major de crise du poste de commandement du 5è BIR, leur géolocalisation a été facile et permis au groupe engagé dans leur direction de les recueillir et faire sortir de la brousse », poursuit la source. Sous la conduite du lieutenant-colonel Eric Richard Tsoungui Omam, les éléments du 5ème BIR se sont donc lancés sur le terrain et ont retrouvé cinq otages dans la localité de Mbé lundi dernier.
Plutôt que quatre otages annoncés le 12 mars dernier lors de leurs enlèvements, il s’avère donc qu’ils étaient cinq. Ce jour-là, les enseignants En réalité, les cinq ex otages qui ont retrouvé le vent de la liberté le 23 mars 2023 sont effectivement ceux qui avaient été enlevés le 12 mars dernier sur l’axe Mayo-Balé – Kontcha dans le département du Faro et Déo, région de l’Adamaoua. Il s’agit de Cyrille Mbah, Nadège Ngwebam Ngandjo, directrice de l’école publique de Gadjiwan, sa collaboratrice Sylvia Yong, et leur conducteur à moto Kentourè Ousseini, ont été enlevés par des inconnus alors qu’ils sont partis de Mayo-Baléo pour Kontcha, pour un séminaire. Peu avant eux, Cyrille Mbah, chef du poste forestier de Kontcha, avait déjà été enlevé sur la même route. Une rançon de 15 millions de francs CFA avait été réclamée pour la libération de chacun des trois agents de l’Etat. Visiblement, ils n’étaient pa seuls. Un certain Harouna Adamou faisait partie des victimes des hors-la-loi.
Finalement, aucune rançon ne sera payée, visiblement. Les otages ayant retrouvé leur liberté dans des circonstances non prévues par leurs ravisseurs. Abandonnés à eux-mêmes, les otages ont pris leur destin en main, avant d’être retrouvés par l’armée qui a bénéficié de la collaboration des familles des otages. Lesquelles ont permis de les repérer.
Pour mieux comprendre le sujet
Faro et Déo : Trois agents de l’Etat enlevés près de Kontcha







