Le maire de la commune de Logone-Birni dans la région de l’Extrême-Nord est mort ce 21 janvier 2026. Abakar Brahim s’est éteint des suites de maladie à Ndjamena au Tchad où il se trouvait en évacuation sanitaire depuis quelques jours. C’est une disparition qui affecte grandement cette commune du département du Logone et Chari. « C’est une très grosse perte pour la commune. Il était un acteur de développement et voulait faire de Logone Birni une commune résolument tournée vers la modernité et la prospérité », témoigne Mahamat Bahar Marouf, sénateur et sultan de Logone-Birni, dans les colonnes du quotidien L’œil du Sahel. « Le maire Abakar Brahim était un homme de paix. Il ne faisait aucune différence entre les tribus. Pour lui, nous étions tous des enfants de Logone Birni. Il a laissé ses traces dans tous les villages de la commune. Quand il y avait un problème, il venait lui-même sur le terrain. Sa mort est une grande perte pour nous », regrette pour sa part un habitant de Logone-Birni, dans les mêmes colonnes de L’œil du Sahel.
C’est donc un homme de consensus qui quitte la scène. Dans un contexte où les conflits intercommunautaires ne sont pas encore définitivement éteints. Mais aussi, dans un contexte marqué par une perte de vitesse du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti au pouvoir dont le défunt maire était jusqu’à sa mort président de la section de Logone-Birni. C’est pourquoi « on aura de la peine à le remplacer, c’est sûr. Nous le pleurons tous et regrettons énormément son départ si précoce », se lamente Mahamat Bahar Marouf le sénateur sultan de Logone-Birni.
Ce d’autant plus qu’au moment du décès de chef de l’exécutif municipal, sa première adjointe, Fanné Ehmat Gargoum, est portée disparue depuis le 5 janvier dernier. Celle qui aurait dû assurer l’intérim du maire jusqu’à l’élection d’un nouveau maire par le conseil municipal. Pour l’heure, nul ne sait s’il s’agit d’un enlèvement comme une bonne partie de la région de l’Extrême-Nord en est exposée, ou d’une simple hibernation décidée par Fanné Ehmat Gargoum. Des sources rapportées par le quotidien régionaliste L’œil du Sahel, font état de ce que le climat au sein du conseil municipal n’était pas des plus sereins tel que dénoncé par la disparue, d’après certaines indiscrétions.







