vendredi, février 27, 2026
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Les transporteurs routiers sollicitent des réformes pour sauver leur secteur

Présentant les difficultés auxquelles ils font face sur les corridors, les responsables de la plateforme Alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier au Cameroun appellent le gouvernement à agir afin d’éviter une hausse des coûts de transport et un ralentissement des échanges commerciaux.

Réunis à Douala le 18 février 2026, les responsables de la plateforme « Alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier au Cameroun » (ASDETRO) dressent un tableau sombre de leur secteur d’activité.  Pour eux, le nombre croissant de camions stationnés le long des axes routiers et des corridors témoigne aujourd’hui du mal être de ce secteur.Ces arrêts involontaires se justifient principalement par des pannes mécaniques alors que les transporteurs peinent à en assurer la maintenance à cause du coût élevé des pièces de rechange et de leur endettement.

À cette situation s’ajoutent «les contrôles routiers jugés excessifs et tracassiers, la double revalorisation des prix des carburants à la pompe, ainsi que la concurrence qualifiée de déloyale des producteurs, marqueteurs et autres bailleurs de fret, la revalorisation du niveau des taxes fiscales, les difficultés d’accès au fret en transit », énumère Ibrahima Yaya, président du Groupement des Transporteurs Terrestres du Cameroun lors d’un point de presse à Douala. 

 Le reversement des cotisations syndicales au seul Syndicat National des Transporteurs Routiers du Cameroun est aussi au centre des préoccupations. Pour les acteurs, le mode opératoire actuel qui prévoit le paiement de 14 000 FCFA, en sus des frais de la Lettre de Voiture Internationale exigée à tout transporteur, quelle que soit son appartenance syndicale génère des tensions sociales. Les membres de la plateforme estiment que la persistance de cette pratique porte atteinte au principe de liberté syndicale et appellent les autorités compétentes à rétablir la justice et l’équité.

De manière plus globale, ces transporteurs sollicitent du gouvernement la mise en place d’un cadre réglementaire adapté aux réalités du secteur mais surtout trois principales mesures structurelles : le reversement des cotisations syndicales par le Bureau de Gestion du Fret Terrestre (BGFT) ;  la réactivation du bon de chargement indispensable à la sécurisation des prix du transport et au respect des quotas de fret prévus par les conventions bilatérales Cameroun Tchad et Cameroun RCA ; la mise en œuvre effective de la lettre de voiture obligatoire pour les marchandises circulant à l’intérieur du territoire national. La production systématique de ce document permettrait selon eux de mieux contrôler les quotas de transport et de lutter contre la concurrence déloyale exercée par certains grands groupes opérant dans le « transport pour compte propre ».

Dans l’ensemble, la plateforme alerte les pouvoirs publics sur la fragilité du secteur du transport terrestre et les risques sur l’économie. Si rien n’est fait selon eux, on pourrait assister entre autres à la hausse des coûts du transport, l’aggravation des tensions sociales et un ralentissement des échanges commerciaux etc.

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