Tout comme les pertes en vies humaines, les accidents de la circulation causent de nombreuses pertes économiques au pays. Selon une estimation faite par le ministère des Transports, le Cameroun perd 800 milliards de FCFA par an du fait des accidents de la circulation. Première cause de mortalité chez les jeunes de moins de 25 ans, ces accidents de la circulation font également 4000 personnes handicapées chaque année.
Et pour infléchir la courbe des accidents de la circulation, le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngallé Bibéhè, a présenté un plan de riposte 2026 contre ce fléau pour cette année 2026. Tout comme les nombreux projets inscrits sur la feuille de route de ce département ministériel au cours de cet exercice budgétaire 2026. Pour Jean Ernest Massena Ngallé Bibéhè, « Les exigences demeurent élevées et impliquent une mobilisation accrue et une exigence renforcée dans l’action publique, en vue de confirmer notre secteur comme catalyseur de la prospérité économique et sociale de notre pays ».
Parmi les autres projets inscrits dans la feuille de route du ministère des Transports au cours de cet exercice budgétaire 2026, l’on cite notamment, la modernisation des infrastructures aéroportuaires, le démarrage de la phase d’exécution et de la construction de la ligne de chemin de fer Mbalam-Kribi, l’aménagement d’une zone industrielle intégrée d’environ 2000 hectares au port de Kribi, la construction d’un terminal minéralier et la construction d’autres quais au sein de ladite plateforme portuaire. Sans oublier l’intensification des campagnes de prévention et de sécurité routières, et surtout, la modernisation du réseau météorologique national. L’objectif ici étant, précise-t-on, d’améliorer la production des informations météorologiques.
Du bilan fait dans ce ministère de l’exercice budgétaire 2025 qui vient de s’achever, l’on cite au rang des acquis, la production de 459 299 titres de transport, de l’organisation de 11 410 opérations de contrôles routiers, la reprise progressive de la mobilité aérienne avec un trafic passager estimé aujourd’hui à près de deux millions de passagers. Le trafic global de fret dans les ports autonomes de Douala et de Kribi qui enregistre une progression de 3%, etc.







