Infrastructures routières: plus de route au Faro et Deo.

0
33

Depuis quelques jours, le pont reliant l’axe Tignère- Mayo Baleo- kontcha, dans la région de l’Adamaoua, n’est plus praticable.

- Publicité -

Il s’agit de plusieurs voies de communication en mauvais état, parmi lesquelles le pont sur le Mayo Ngiwa. En effet, les routes de cette partie du pays ont toujours été un véritable calvaire pour les populations de la localité. Il faut préciser que depuis plus de 30 années, ces infrastructures routières  du département du Faro et Deo, ville de Tignère sont cause de nombreux accidents et agressions de coupeurs de route. Une situation qui semble ne pas déranger les élites du département, les autorités de la région de l’Adamaoua et les ministères chargés de l’entretien de tels édifices.

Rappelons que le ministère des Travaux publics avait mis sur pied un programme de réhabilitation dans la région. Des projets d’entretien du réseau communal financés par les ressources Fonds Routier pour l’exercice 2022, sur un linéaire total de 168,50 km et couvrant 64 ml d’ouvrages d’art. Ces projets routiers visaient à entretenir sept routes communales et la construction de cinq ouvrages d’art répartis dans les cinq départements de la région. Parmi lesquelles, celles du département du Faro et Deo avec deux projets relatifs à la construction d’un pont en béton armé sur le Mayo-Tagouri au point kilométrique 14+200 ; sur la route communale Galim-Tignère à Wogomdou dans la commune de Galim-Tignère et à l’entretien de la route communale carrefour Kodjoli-Kolou-Limite Faro vers Poli dans l’arrondissement de Kontcha, sont prévus.

Le calvaire
Il est difficile de se rendre du côté du pays voisin (Nigeria) ou quitter de là pour le Cameroun. Il faut parfois braver la rivière pour pouvoir traverser le pont. Descendre de la moto et se jeter dans la mayo avec un courant hors norme en cette saison pluvieuse et de fois rempli à plus de 7 m de profondeur pour accéder è l’autre bout. Cependant, faire face à une épaisse boue pour arriver à destination après le périple.
Il faut remarquer, que l’état de la route est très mauvais et impraticable par les engins tels que les gros porteurs et les véhicules des personnels . Le déplacement se fait par moto. Ceci, sur un tronçon de 120 km, en faisant plus de 4h de route à un prix de 15 000 FCFA en saison pluvieuse comme.

Plus d’enseignement dans les écoles

La plupart des établissements scolaires sont en manque d’effectif d’enseignants, à cause de cette mauvaise condition de vie. Difficile pour les quelques enseignants qui restent encore dans la localité malgré tout de rejoindre les lycées . Ceci sans compter les 18 établissements primaires que compte cette zone dont la route est coupée.

- Publicité -

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.