L’assemblée générale de la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley) a reconduit Bello Bourdanne à sa présidence, ce 7 février 2026 à Yaoundé. 61 voix sur les 68 suffrages valablement exprimés ont ainsi permis au président sortant de bénéficier de quatre nouvelles années de confiance à la tête de la Fécavolley. « Le volleyball camerounais est une famille. Nous manquons de ressources et les divisions ne servent à rien », a lancé le président réélu. Regrettant que l’ancien exécutif dirigé par Julien Serge Abouem continue d’entretenir polémiques et divisions au sein du volleyball camerounais. Bénéficiant du soutien de certaines autorités administratives. Et le processus électoral a été émaillé de fortes perturbations. Les autorités administratives ayant très souvent empêché la tenue des assemblées générales électives aux niveaux régionaux. Et même cette dernière étape ne s’est tenue que grâce à une feinte organisée contre ces autres adversaires coiffées de la casquette de l’administration, pourtant chargée de veiller à la bonne tenue des manifestations, et non à prendre position dans des conflits internes aux organisations. Aboubakar Garba le sous-préfet de Yaoundé II, avait signé un arrêté interdisant la tenue de cette assemblée générale élective, évoquant un défaut de déclaration préalable et des risques de troubles à l’ordre public. Les travaux se sont tenus finalement au siège du Conseil économique et social.

C’était sans compter avec la détermination d’un Bello Bourdanne déjà habitué à ces interdictions des manifestations organisées par la Fécavolley. Avec l’aval de la Confédération africaine de volley-ball (Cavb). L’instance continentale de gestion du volleyball avait envoyé ses émissaires superviser les travaux. Une équipe dirigée par le Zimbabwéen Ringisai Hilaro Mapondera, président de la commission juridique de la Cavb, qu’accompagnait le Libérien Moiffie Kanneh, membre de la même commission juridique de la Cavb. Mais loin d’une bravade de l’autorité administrative, la Fécavolley suit la ligne directrice de la tutelle, le ministère des Sports et de l’éducation physique. « La seule autorité compétente en matière de sport, c’est le ministère des Sports, et en matière olympique, c’est le Comité national olympique et sportif », a rappelé Bello Bourdanne. Et d’ailleurs, le Minsep était représenté aux travaux, par Gaston Ndjoume.
Réconciliation
Bello Bourdanne a été élu la première fois en janvier 2023, pour un mandat transitoire, dans un contexte de crise interne à la Fédération. L’ancien premier vice-président qui s’était brouillé avec sa hiérarchie, aura été exclu de l’exécutif, autant que d’autres cadres de la Fécavolley. Alors que la crise s’enlisait et que la famille du volleyball se divisait, l’homme a été propulsé à la tête de la Fécavolley en janvier 2023. Son ambition déclarée était la ‘réconciliation » de la famille du volleyball. Il butera contre un ancien président résolument déterminé à ne pas céder son fauteuil. Aujourd’hui, le volleyball vit une division de fait, et Julien Serge Abouem continue de se considérer comme le président de la fédération, soutenu en cela par certaines autorités de la République, malgré la reconnaissance de son successeur par les instances continentales et mondiales du volleyball. Abouem, lui, a opté pour les tribunaux civils, plutôt les juridictions sportives où il a essuyé un échec face à la Fédération internationale de volley-ball (Fivb) devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).







