Le chantier de modernisation et de construction des infrastructures universitaires dans les villes de Bertoua, Ebolowa et Garoua progresse. Le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Pr. Jacques Fame Ndongo, a présidé le 18 février 2026 à Yaoundé la quatrième session du comité ad hoc chargé du suivi de la mise en œuvre du Programme présidentiel d’investissement consacré à ces trois institutions universitaires.
Cette rencontre de pilotage stratégique, organisée au Centre national de supervision du Réseau interuniversitaire du Cameroun (RIC) et du développement du numérique universitaire, a permis d’évaluer l’état d’avancement des chantiers, d’identifier les difficultés rencontrées et de définir des mesures correctives afin d’accélérer la livraison des infrastructures prévues.
UN PROGRAMME STRUCTURANT DE PRÈS DE 255 MILLIARDS DE FCFA
Selon les données communiquées par le ministère de l’Enseignement supérieur, le coût global du programme est évalué à 254,93 milliards de FCFA. Le projet bénéficie du très haut accord du président de la République, Paul Biya, avec un financement inscrit au Budget d’investissement public (BIP) du ministère de l’Économie et de la Planification et du ministère de l’Enseignement supérieur, pour un montant initial d’environ 25,3 milliards de FCFA destinés au lancement des premières phases du programme.
Au-delà de la construction des infrastructures académiques et administratives, le projet prévoit également l’aménagement d’équipements modernes capables d’accueillir simultanément 2 800 étudiants à Ebolowa, 3 520 à Bertoua et 2 320 à Garoua. Ces investissements s’inscrivent dans la stratégie nationale de renforcement du système universitaire camerounais, qui vise à accompagner l’augmentation continue du nombre d’étudiants et à améliorer la qualité de la formation et de la recherche.
ACCÉLÉRER LES TRAVAUX ET LEVER LES BLOCAGES
La réunion présidée par le ministre d’État a rassemblé les recteurs des universités concernées, ainsi que plusieurs responsables des administrations impliquées dans le projet, notamment les représentants du ministère de l’Économie, du ministère des Marchés publics, du ministère des Travaux publics et de la Direction générale du Trésor.
Au terme des échanges, sept résolutions ont été adoptées afin de lever les obstacles qui ralentissent l’avancement des chantiers. Parmi les principales décisions figurent l’ajustement du budget 2026 pour intégrer certains travaux supplémentaires déjà exécutés, la contractualisation d’études complémentaires pour les sites délocalisés et le plaidoyer auprès du ministère des Finances pour accélérer le paiement des décomptes en instance.
Le comité a également décidé d’adresser des mises en demeure à certaines entreprises en retard sur les chantiers, tout en accordant une ultime prorogation de délais contractuels aux sociétés engagées dans les travaux, afin d’éviter toute paralysie du programme.
DES UNIVERSITÉS STRATÉGIQUES POUR L’ÉQUILIBRE TERRITORIAL
Créées par décrets présidentiels en janvier 2022, les universités de Bertoua, Ebolowa et Garoua constituent l’une des principales initiatives de l’État pour renforcer l’accès à l’enseignement supérieur dans plusieurs régions du pays. Leur mise en place s’accompagne déjà d’un programme de recrutement d’enseignants et de structuration académique destiné à garantir leur fonctionnement optimal.
À terme, ces établissements devraient contribuer à désengorger les grandes universités historiques du pays et à stimuler la recherche scientifique ainsi que l’innovation dans les régions de l’Est, du Sud et du Nord. Avant de clore les travaux, le Pr Jacques Fame Ndongo a appelé l’ensemble des parties prenantes à redoubler d’efforts pour concrétiser cette vision, rappelant que la réalisation de ces infrastructures universitaires constitue l’une des priorités du chef de l’État pour le développement du capital humain et la modernisation de l’enseignement supérieur au Cameroun.
Si les échéances sont respectées, ces universités devraient progressivement disposer de leurs premières infrastructures propres, marquant une étape décisive dans la structuration d’un réseau universitaire national plus équilibré et mieux adapté aux besoins du pays.







