L’entreprise française Sunna Design se rapproche de la signature d’un important contrat public au Cameroun dans le domaine de l’éclairage solaire. Le projet porte sur la fourniture et la pose de 100 000 lampadaires solaires dont 21 500 pour la première phase, répartis dans 360 communes, pour un coût global estimé à 21,4 milliards de FCFA toutes taxes comprises. L’information découle d’une correspondance officielle datée du 28 janvier 2026.
Dans cette lettre adressée au ministre délégué à la présidence chargé des Marchés publics, Ibrahim Talba Malla, le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, fait état de l’aval du chef de l’État. Ce feu vert permet à la ministre de l’Habitat et du Développement urbain d’engager la procédure contractuelle avec l’entreprise retenue, sous la forme d’un marché passé de gré à gré. L’opération constitue la première phase du programme envisagé.
Au-delà de l’aspect contractuel, l’initiative s’inscrit dans une tendance plus large de recours aux solutions solaires pour l’électrification et l’éclairage public, en particulier hors des grands centres urbains. Bien que cette source d’énergie reste encore très peu représentée dans la production nationale — autour de 1 % du mix énergétique — elle est de plus en plus utilisée comme réponse technique dans les zones difficiles d’accès ou non raccordées au réseau classique.
Les données du ministère de l’Eau et de l’Énergie illustrent l’ampleur du défi. Sur les 13 104 localités recensées dans le pays, environ 9 000, soit près de sept sur dix, ne disposent toujours pas d’accès à l’électricité. Le déploiement d’équipements autonomes comme les lampadaires solaires apparaît ainsi comme un levier rapide pour améliorer les services de base, en attendant l’extension des réseaux conventionnels.







