Cimenteries du Cameroun (Cimencam), filiale du groupe Lafarge-Holcim Maroc Afrique annonce la prise de service effective de son nouveau Directeur Général. Rachid Yousry avait en effet été désigné à l’issue du Conseil d’Administration de décembre 2025 pour succéder à Xavier Legrand, qui a dirigé Cimencam au cours des trois dernières années.
Dans un communiqué de presse publié le 6 février dernier, Cimencam évoque les attentes liées à cette nouvelle ressource humaine. « Cette nomination s’inscrit dans une nouvelle phase stratégique pour l’entreprise, dans un contexte de marché marqué par une concurrence accrue et des exigences croissantes en matière de performance, de service client et d’excellence opérationnelle », écrit l’entreprise.
Pour cette mission, Rachid Yousry va faire valoir sa riche expérience de plus de 35 années d’expérience accumulée à travers le monde. Analyste en informatique de formation et titulaire d’un MBA de l’École des Ponts Business School de Paris. Il a notamment occupé des fonctions de direction et de leadership stratégique en Afrique et au Moyen-Orient. On lui reconnaît une expertise avérée en développement commercial, supply chain et logistique, ainsi que dans la conduite de transformations organisationnelles dans des environnements industriels exigeants. Avant sa nomination à la tête de Cimencam, il occupait depuis juin 2021 le poste de Directeur Général de LafargeHolcim Côte d’ivoire.
Cimencam est présente sur le marché des matériaux de construction au Cameroun depuis plus de 60 ans. L’entreprise qui emploie plus de 380 personnes aujourd’hui, exploite quatre unités industrielles à savoir deux stations de broyage, une cimenterie intégrée et une usine de mortiers, à travers ses filiales Cimencam Figuil et QuarryCam. Cette industrie s’est relevée après une hausse vertigineuse des coûts du clinker et autres matières premières qui entrent dans le processus de fabrication du ciment. Cette situation liée à la crise russo-ukrainienne avait occasionné une augmentation de près de 1.200 francs CFA du prix de revient du sac de ciment, avec des pertes mensuelles estimées à un peu plus de 2 milliards de Francs CFA.







