Pour Alamine Ousmane Mey, « nous disposons d’un financement dans des conditions que je qualifierais, des meilleures possibles dans le contexte actuel, à hauteur de 75 millions de dollars, pour la réhabilitation d’un tronçon de 68 kilomètres dans la région du Nord. Il s’agit du tronçon allant de Sorawel à Dourbeye, en passant par Guider et Mayo-Oulo. Ces 68 kilomètres sont essentiels : leur bon état facilitera la mobilité, la connectivité et les échanges à l’intérieur du pays, mais aussi avec les pays voisins, notamment le Nigeria, le Tchad et la Centrafrique, dans la mesure où il s’agit d’un carrefour stratégique ».
Le membre du gouvernement poursuit en rappelant que « cette contribution du Fonds Saoudien de Développement s’inscrit dans la continuité du renforcement de notre coopération ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 et illustre la politique du gouvernement, portée par le président Paul Biya, qui fait des infrastructures de transport un levier de croissance économique et de cohésion nationale.
Avec cet accord, le total des financements mobilisés par le FSD pour le Cameroun atteint désormais 136 millions de dollars américains, soit près de 76 milliards de FCFA. Le Fonds Saoudien de Développement a déjà contribué à plusieurs projets structurants dans le pays, notamment la construction et la réhabilitation des axes routiers Douala–Yaoundé, Ayos–Bonis et Sangmélima–Djoum, ainsi que des infrastructures universitaires et agricoles.
« Ce fonds intervient dans notre pays depuis des décennies et, si nous avons accompli certains de nos objectifs, c’est en grande partie grâce au Fonds Saoudien. Une portion importante de notre corridor Douala a été réalisée grâce à lui. Des infrastructures routières sont en cours, tout comme des infrastructures dans le domaine de la santé, à l’instar de l’hôpital régional de Mbalmayo, et dans le secteur de l’éducation, avec le lycée technique de Douala, pour ne citer que quelques exemples », a précisé le ministre de l’Économie. Il indique dans la foulé que « la cérémonie de signature (d’accord de prêt du 23 mars dernier Ndlr), nous a permis, non seulement de formaliser ce financement, mais également de nous projeter sur d’éventuels projets supplémentaires. Nous pensons à plusieurs secteurs : l’énergie, les télécommunications, le numérique, l’intégration des chaînes de valeur agricoles, et également le secteur minier, qui pourrait intéresser la partie saoudienne et bénéficier de son appui ».
Le projet Sorawel–Dourbeye intervient sur un axe stratégique. La portion Ngaoundéré–Garoua du corridor Douala–N’Djamena, très dégradée, supporte un transit annuel d’environ 350 milliards de FCFA de marchandises tchadiennes. La route Sorawel–Guider–Mayo-Oulo–Dourbeye ouvre vers le Nigeria et pourrait renforcer les échanges transfrontaliers, tout en améliorant les recettes fiscales et portuaires.
Parallèlement, le FSD accompagne la construction de la section Bingambo–Grand Zambi sur la nationale 22, après avoir financé les routes Ayos–Bonis, Olama–Bingambo, Bikoula–Djoum et Foumban–Manki. Le partenariat Cameroun–FSD confirme ainsi sa constance et son importance dans le financement des infrastructures et des projets de développement à fort impact économique.







