Les signaux sont donc au vert pour le café. Son marché sur le plan international connait actuellement une embellie des cours sur les marchés internationaux, du fait notamment d’une demande en forte croissance, face à une offre en retrait, contrariée par les aléas du changement climatique. Egalement, au plan national, l’on note un relèvement significatif de la production commercialisée, qui est passée de 10 592 à 11 637 tonnes entre les campagnes 2023/2024 et 2024/2025, soit un rebond de 9,8%. Une tendance contraire au déclin connu ces dernières années de la production nationale du café.
À l’origine de cette réalité, selon les acteurs, se trouvent non seulement les effets néfastes des changements climatiques, mais aussi et surtout, le désintérêt des producteurs, qui sont refroidis par des prix d’achat jugés très bas. Cette conjonction de facteurs a pour conséquence de plomber la production nationale. Il faut rappeler que le Cameroun ciblait une production de 16 000 tonnes (+45%) au cours de la campagne 2024-2025, comme l’avait annoncé le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe, lors de la 4e session du comité de pilotage du projet de relance de la filière café tenue le 20 mars 2025 à Yaoundé. Donc visiblement, cet objectif n’a pas été atteint pour ce qui est de la production commercialisée qui tourne encore autour de 12 000 tonnes.
S’agissant des prix au producteur, ils ont suivi la même tendance haussière. Ces prix ont progressé de 2 375 à 2 854 FCFA/kg, pour ce qui est de l’arabica et de 1 500 à 1 959 FCFA/kg, en ce qui concerne le robusta, représentant une hausse de 20,16 et 30,6%. Au-delà donc de la consolidation des acquis, il s’agit pour le gouvernement, au cours de cette nouvelle campagne, de mettre le curseur sur le renforcement de la transformation et de la consommation locales dans le droit fil de la SND30 et afin de tirer le meilleur parti des opportunités de marché offertes par la Zone de libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF).







