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Architecture : vers un marché plus formel et compétitif

L’Ordre national des architectes du Cameroun (Onac) et l’École Supérieure Spéciale d’Architecture du Cameroun (ESSACA) ont accueilli du 18 au 21 février 2026 à Yaoundé une mission internationale des architectes axée sur la normalisation des diplômes, la structuration du marché et la visibilité continentale du secteur.

La rencontre a rassemblé dans la capitale du Cameroun, des délégations de l’Union Internationale des Architectes (UIA) et celle de l’Union des Architectes d’Afrique (UAA) ainsi que des responsables académiques. L’harmonisation des standards de formation, le renforcement de la régulation professionnelle et la valorisation du patrimoine architectural constituent l’enjeu de ce rendez-vous.

Ces priorités produisent des effets économiques immédiats. Des diplômes mieux structurés facilitent la mobilité des architectes et attirent des projets internationaux. Une régulation plus ferme limite l’exercice illégal et sécurise le marché pour les cabinets formels.

Vity Claude Nsalambi a représenté l’UIA. Francis Sossah a conduit la délégation de l’UAA. Jean-Jacques Kotto a porté la voix de l’école hôte. Ensemble, ordre professionnel, académie et instances internationales ont affiché une stratégie commune pour structurer la présence du Cameroun au prochain congrès mondial de l’UIA à Barcelone.

 « Le premier objectif c’est harmoniser les standards de formation et des régulations. Ce sont nos objectifs lancer officiellement la structuration et la valorisation du patrimoine architectural et culturel en Afrique centrale. Troisième objectif Assurer une visibilité continentale de la région au sein de l’UAA et de l’UIA», a précisé Jean-Christophe Ndongo le président de l’ONAC. À travers ces priorités, l’ONAC entend repositionner le Cameroun dans les instances de gouvernance architecturale.

La Corée partage son modèle

Han Young-Keun, président de la Korean Institute of Architects a partagé son expérience avec ses homologues. « Ça fait 25 ans qu’on a un système, donc il faut standardiser en gardant l’authenticité de chaque école. Ça, c’est très important. L’éducation et l’architecture, c’est très important parce que l’éducation lui-même, pour développer un pays, c’est fondamental. Si l’éducation est costaud, je pense que le professionnalisme sera costaud. » Le message est direct. La qualité de la formation conditionne la compétitivité du secteur.

La délégation a été reçue au Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain. Célestine Ketcha Courtès a salué la reconnaissance internationale obtenue par Jean-Jacques Kotto et a réaffirmé l’importance du dialogue entre institutions pour intégrer les exigences de qualité et de durabilité dans les politiques urbaines.

Un secteur plus exportable

Les décisions annoncées visent à rendre l’architecture camerounaise plus compétitive. L’harmonisation des curricula ouvre l’accès aux marchés internationaux. Le renforcement du cadre déontologique sécurise les commandes publiques et privées. La valorisation du patrimoine peut générer des retombées touristiques et des emplois locaux si elle s’inscrit dans des politiques cohérentes.

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