jeudi, avril 23, 2026
spot_img
AccueilA LA UNERéunions de printemps FMI–Banque mondiale 2026 : À Washington, le Cameroun rassure ses...

Réunions de printemps FMI–Banque mondiale 2026 : À Washington, le Cameroun rassure ses partenaires et promeut ses projets de développement

Une délégation camerounaise conduite par les ministres Louis Paul Motaze et Alamine Ousmane Mey a pris part, du 13 au 18 avril 2026 à Washington, aux Réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque mondiale. Au terme des échanges avec les institutions de Bretton Woods, les partenaires bilatéraux et les investisseurs privés, le Cameroun repart avec des engagements renouvelés sur ses grands chantiers d'infrastructures, d'énergie et de réformes, et une crédibilité macroéconomique confortée sur la scène internationale.

La capitale fédérale américaine a servi de théâtre, du 13 au 18 avril 2026, aux Réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale. Le Cameroun y était représenté par une délégation de premier plan : le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, et l’ambassadeur du Cameroun aux États-Unis, S.E. Henri Etoundi Essomba, accompagnés d’experts nationaux en finances et en économie ainsi que dautres hauts responsables de l’administration e charge de ́ dossiers financierset économiques.

DES PROJETS PHARES EN BONNE VOIE

 Louis Paul Motaze a pris part à la 53e réunion du Comité monétaire et financier international (CMFI), l’organe directeur du FMI. Sa présence à cette instance témoigne du rôle que joue le Cameroun au sein des mécanismes de gouvernance économique mondiale.

Devant les investisseurs et partenaires, il a exprimé sa « confiance dans la capacité du Cameroun à naviguer dans les incertitudes économiques mondiales en cours, soulignant la résilience de l’économie nationale » et a insisté sur la nécessité d’un effort soutenu, notamment grâce au soutien technique continu des partenaires internationaux.

Au cœur des discussions avec les institutions de Bretton Woods figuraient plusieurs initiatives structurantes pour l’avenir du Cameroun. Le corridor Douala–Bangui, épine dorsale des échanges commerciaux en Afrique centrale, a occupé une place de choix dans les échanges. La Banque mondiale envisage d’y contribuer à hauteur d’environ 350 millions de dollars américains, soit près de 210 milliards de FCFA, pour la modernisation de l’axe Douala–Yaoundé– Bonis.

Une mission de pré-évaluation conduite du 6 au 10 avril 2026 constitue une étape déterminante avant la présentation du dossier aux instances de l’institution en juin prochain. À Washington, le ministre Alamine Ousmane Mey a tenu à souligner l’impact économique majeur de ce projet sur la croissance et l’intégration régionale. Autre dossier de taille, le Compact national sur l’énergie, aligné sur le programme Mission 300 de la Banque mondiale, qui vise à étendre l’accès à l’électricité à travers l’Afrique.

Le Cameroun Water Compact et le programme AgriConnect figuraient également à l’ordre du jour, témoignant de la diversité et de l’ambition de l’agenda camerounais porté devant les partenaires multilatéraux.

MOTAZE : FINANCES PUBLIQUES, EMPLOI ET ANCRAGE RÉGIONAL

 En sa qualité de ministre des Finances, Louis Paul Motaze a joué un rôle central dans les consultations menées à Washington. Face aux investisseurs et aux représentants des institutions internationales, il a mis en avant les avancées du Cameroun en matière de gestion des finances publiques, de transparence de la dette et de stabilité macroéconomique, autant de chantiers menés dans le cadre du programme conclu avec le FMI et arrivé à son terme en juillet 2025.

Le ministre a exprimé une confiance affichée dans la capacité du pays à naviguer dans un environnement mondial incertain, tout en plaidant pour un partenariat renouvelé et mieux adapté aux priorités nationales du nouveau septennat. Louis Paul Motaze a notamment insisté sur la dimension régionale des discussions, rappelant que le Cameroun représente pratiquement la moitié des réserves et du PIB de la CEMAC, ce qui confère au pays un rôle pivot dans la stabilité financière de la sous-région.

Il a également plaidé pour un futur accord avec le FMI qui intègre les attentes sociales exprimées lors de la récente élection présidentielle : « Un futur programme devra tenir compte de la nécessité d’investir davantage pour créer des emplois, notamment pour les jeunes, et accélérer la réalisation des infrastructures », indiquait-t-il lors de précédentes discussions à Washington. Une position qui traduit la volonté du gouvernement d’articuler rigueur budgétaire et impératifs de développement humain.

STABILITÉ MACROÉCONOMIQUE RECONNUE, RÉFORMES ATTENDUES

Les institutions financières internationales n’ont pas manqué de saluer les efforts du pays. Le FMI a souligné que « l’économie camerounaise a fait preuve d’une résilience considérable ces dernières années, malgré une succession de chocs externes », tout en appelant à une accélération des réformes structurelles.

Le FMI prévoit une progression modérée de l’économie camerounaise en 2026, avec une croissance estimée à 3,3 %, après un ralentissement à 3,1 % en 2025 lié aux perturbations du contexte post-électoral. À moyen terme, les projections sont plus optimistes, avec une croissance attendue à 3,8 % en 2027 et à 4,6 % à l’horizon du plan, sous réserve d’une mise en œuvre rigoureuse des réformes engagées.

UN AGENDA MULTILATÉRAL DENSE

Au-delà des rendez-vous bilatéraux avec le FMI et la Banque mondiale, la délégation camerounaise a élargi son carnet d’adresses. Des échanges ont eu lieu avec des organismes régionaux, des investisseurs privés et des experts techniques, dans le but de consolider les partenariats existants et d’explorer de nouvelles pistes de financement — en particulier dans les domaines de l’énergie, de l’infrastructure et de la protection des populations vulnérables.

Alamine Ousmane Mey, qui préside les Groupes consultatifs africains (ACG) du FMI et du Groupe de la Banque mondiale, a mis à profit cette double casquette pour porter la voix du Cameroun et du continent dans les débats de fond sur le financement du développement.

 Au terme de cette semaine de diplomatie économique intense, la délégation est rentrée à Yaoundé avec des engagements renouvelés de ses partenaires et la conviction que les efforts de réforme du pays sont reconnus sur la scène internationale.

spot_img
LIRE AUSSI
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

ACTUELLEMENT EN KIOSQUE

spot_img

LES PLUS RECENTS

0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x