La rencontre qui nous réunit ce jour revêt un caractère essentiellement technique et opérationnel. Elle constitue avant tout un cadre de travail et d’échanges entre administrations, destiné à favoriser une compréhension commune des enjeux pratiques posés par l’intégration progressive des outils numériques avancés dans nos procédures administratives », a déclaré Mohamadou Saoudi, Secrétaire général du Minpostel. C’était le 17 février 2026 dans le cadre de l’atelier consacré à l’intelligence artificielle responsable au Cameroun.
Organisée par le ministère des Postes et Télécommunications, la rencontre sous le thème « Intelligence artificielle responsable au Cameroun: protéger le citoyen, encadrer les usages et bâtir la confiance numérique ». Pendant deux jours, les personnels de l’administration publique ont échangé sur l’intégration progressive de l’IA dans le fonctionnement des appareils étatiques.
« La rencontre qui nous réunit ce 17 février revêt un caractère essentiellement technique et opérationnel. Elle constitue avant tout un cadre de travail et d’échanges entre administrations, destiné à favoriser une compréhension commune des enjeux pratiques posés par l’intégration progressive des outils numériques avancés dans nos procédures administratives », a indiqué le Secrétaire général du Minpostel.
Il s’est agi durant ces travaux, d’examiner de manière concrète les réalités auxquelles nos services sont déjà confrontés, d’identifier les difficultés rencontrées et de partager les expériences respectives, afin d’aboutir à une meilleure coordination de l’action administrative en la matière.
« L’objectif recherché n’est donc pas un débat théorique, mais la production d’éléments précis, utiles et opérationnels, susceptibles d’orienter l’organisation administrative et de faciliter la prise de décisions ultérieures », a insisté Mohamadou Saoudi.
L’atelier est structuré sur deux jours. La première journée était consacrée au cadrage stratégique, à la gouvernance et aux enjeux nationaux. Elle était meublée des présentations sur les dynamiques mondiales et la gouvernance numérique, suivies de sessions sur l’encadrement responsable de l’IA, les enjeux éthiques et juridiques, la protection contre la désinformation et la falsification de contenus, ainsi que sur les données et la souveraineté numérique, notamment la gouvernance des données publiques, les dépendances technologiques, les infrastructures critiques et les conditions d’hébergement sécurisé.
La deuxième journée portait notamment sur les usages et les perspectives opérationnelles. Elle comprend un rappel des acquis, des échanges sur les applications responsables dans des secteurs prioritaires comme la santé et l’éducation, puis une session dédiée à l’innovation locale avec la participation de l’écosystème national, PME et startups comprises.
A l’issue de l’atelier, chaque département est invité à identifier les usages existants, à recenser les difficultés rencontrées en matière de protection des informations, de fiabilité des résultats, de traçabilité des décisions et de gestion des responsabilités, puis à formuler des propositions portant sur l’encadrement juridique, les exigences techniques minimales, les mécanismes de coordination et les besoins en formation.
Le SG du Minpostel a rappelé que la numérisation s’est accélérée ces dernières années. Dématérialisation des procédures, plateformes électroniques, outils d’analyse de données et automatisation font désormais partie du fonctionnement courant. De nouveaux mécanismes d’aide à la décision sont déjà utilisés pour le traitement des dossiers, le renforcement des contrôles, la planification ou l’orientation des usagers.
Mais ces évolutions soulèvent des contraintes organisationnelles, juridiques et techniques. « Les initiatives se développent parfois de manière isolée, selon les besoins propres à chaque structure, sans toujours disposer de référentiels communs, ni d’orientations harmonisées ». Il évoque des risques d’interopérabilité limitée, des incertitudes sur la responsabilité administrative en cas de dysfonctionnement et des interrogations liées à la sécurité et à la gestion des données.







