Le communiqué signé le 26 janvier 2026 par Louis Paul Motaze, Ministre des Finances (MINFI), n’est pas qu’une simple formalité administrative. C’est un véritable plan de relance qui s’adresse à un secteur privé souvent étouffé par la pression fiscale et à un secteur public local en quête de second souffle. En étendant cette mesure aux créances nées jusqu’au 31 décembre 2023, le gouvernement ratisse large.
L’un des points saillants de cette annonce concerne les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et les entités parapubliques. Historiquement, de nombreuses mairies et entreprises d’État croulent sous le poids de dettes fiscales accumulées sur des décennies, rendant leur gestion quotidienne complexe, voire paralysée par des saisies sur comptes. En proposant un abattement de 60 % assorti d’un étalement de paiement sur 12 mois, le MINFI offre une porte de sortie honorable.
Pour une commune, éponger plus de la moitié de sa dette fiscale signifie : Retrouver une capacité d’autofinancement pour les projets locaux (écoles, routes, santé), assainir les relations avec le Trésor Public, régulariser la situation des employés municipaux dont les cotisations et retenues sont parfois bloquées. C’est un signal fort envoyé vers la décentralisation : l’État central accepte de renoncer à une partie de ses recettes pour laisser de l’air aux instances locales.







