L’heure est à la rigueur au Ministère de la Santé Publique (Minsanté). Pour l’exercice 2026, l’administration centrale s’est dotée d’une feuille de route budgétaire claire : passer d’une consommation passive des crédits à une performance mesurable sur le terrain. La cérémonie de lancement, qui a réuni l’ensemble des acteurs de la chaîne budgétaire, a servi de cadre à une mise à niveau technique sur les nouvelles dispositions de la Loi de finances.
DES INNOVATIONS POUR UNE EXÉCUTION SÉCURISÉE
Le budget 2026, arrêté à la somme de 388 912 000 000 FCFA, intègre plusieurs réformes majeures. Des experts ont exposé les nouvelles règles en matière de fiscalité, de procédures douanières et de contractualisation publique. L’objectif est double : harmoniser les pratiques pour éviter les blocages administratifs et garantir une utilisation régulière et sécurisée des fonds publics.
UN ACCENT PARTICULIER A ÉTÉ MIS SUR LE BUDGET D’INVESTISSEMENT PUBLIC (BIP)
Tirant les leçons de l’exercice 2025, le Minsanté entend optimiser la gestion de ses projets d’infrastructure en corrigeant les lenteurs et en exigeant le strict respect des délais contractuels.
GOUVERNANCE : LA PRIME À LA PERFORMANCE
Dans son allocution, le Dr Malachie Manaouda a réaffirmé sa vision du budget comme un « levier stratégique de transformation ». Le Ministre a insisté sur la responsabilité des ordonnateurs et des responsables administratifs. Sa ligne de conduite est désormais tracée : un soutien sans faille aux équipes performantes, mais une tolérance zéro face aux dérives de gestion. « Je prône une collaboration franche entre les structures sanitaires et l’administration centrale pour que chaque franc investi se traduise par une amélioration de la santé de nos populations », a-t-il souligné.
CAP SUR LES RÉSULTATS TANGIBLES
Au-delà des chiffres, l’ambition affichée pour cette année 2026 est de produire des résultats visibles. Les responsables sectoriels se sont engagés à transformer ces ressources en actions de proximité. L’enjeu n’est plus seulement d’afficher un taux d’exécution comptable élevé, mais de garantir que les investissements publics génèrent un progrès sanitaire réel pour l’ensemble des citoyens camerounais.







