La concession foncière de la Société camerounaise de palmeraies (Socapalm) à Dibombari dans le département du Moungo, région du Littoral, passe de 11 210 hectares à 8 643 hectares. L’entreprise agro industrielle vient de procéder à une restitution d’une superficie de 2 566 hectares à l’État du Cameroun. Les services cadastraux ont présenté le rapport issu des travaux de délimitation foncière sur le site de la Socapalm-Dibombari, à l’issue d’une concertation tripartite tenue le 21 janvier 2026. Cette tripartite était composée des autorités administratives, des élus locaux, des autorités traditionnelles, des élites et les représentants des communautés riveraines et des responsables de la Socapalm.
L’ initiative émane de la Socapalm dans le cadre d’un processus de clarification foncière engagé depuis 2017 à la suite de diverses dénonciations des communautés pour accaparement de leurs terres. Ce processus mené avec l’appui du ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf), visait à réaliser une expertise foncière impliquant les autorités locales et les représentants des communautés riveraines pour une clarification définitive des droits fonciers. Ce qui a abouti à la régularisation des concessions, avec la délivrance de titres fonciers définitifs sur certains sites dans la région du Littoral et pour d’autres, la restitution de certaines parcelles dans le domaine de l’État du Cameroun.
Des tensions sociales
La Socapalm ne cache pas que son action vise à clarifier les différends fonciers avec les communautés locales. « Cette démarche globale vise à renforcer la confiance, à sécuriser le foncier de l’État. Elle vise aussi à favoriser une cohabitation harmonieuse entre l’entreprise, les communautés riveraines et les autorités. Cette restitution volontaire des surfaces non exploitées constitue le point de départ d’’un processus qui s’étendra progressivement à l’ensemble de nos plantations » indique l’entreprise.
Dans les plantations, les tensions sociales sont régulières. La manifestation la plus récente est celle d’Edéa, dans le département de la Sanaga-maritime où des femmes se sont mobilisées le 23 janvier dernier, protestant contre l’opération de replanting des palmeraies.







