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En zone Cemac, le coût du crédit se stabilise au premier trimestre 2025

Au premier trimestre 2025, le coût de l’endettement bancaire en zone CEMAC montre des signes d’accalmie après les tensions de 2024. Selon la BEAC, les taux débiteurs moyens se sont globalement stabilisés, avec toutefois des trajectoires contrastées selon les pays, révélant une dynamique régionale à plusieurs vitesses.

Le coût de l’endettement reste un indicateur central pour apprécier la capacité des ménages et des entreprises à financer leurs projets. En zone CEMAC, il est mesuré à travers les taux débiteurs, c’est-à-dire les taux d’intérêt effectivement appliqués par les banques sur les crédits accordés à leurs clients.

Ces taux sont exprimés sous forme de TEG (taux effectif global), qui intègre non seulement l’intérêt nominal, mais aussi l’ensemble des frais liés au crédit. D’après la note sur l’évolution des taux débiteurs pratiqués par les établissements de crédit dans la CEMAC au premier trimestre 2025, publiée le 19 janvier 2025 par la BEAC, le TEG moyen régional s’est établi à 10,51 % entre janvier et mars 2025.

 Ce niveau est pratiquement inchangé par rapport au premier trimestre 2024, où il ressortait à 10,50 %. En valeur relative, la variation annuelle est donc quasi nulle. Sur une base trimestrielle, la détente est plus perceptible. Par rapport au quatrième trimestre 2024, où le taux moyen atteignait 11,23 %, le coût du crédit a reculé de 72 points de base, soit une baisse relative d’environ 6,4 %. Cette évolution reflète l’impact progressif de l’orientation plus accommodante de la politique monétaire régionale et le poids des grandes banques, qui concentrent l’essentiel des volumes de crédits et ont maintenu des TEG proches de 10,47 %, quasiment stables sur un an. Derrière cette moyenne régionale, les situations nationales restent contrastées.

Au Cameroun, premier marché bancaire de la zone, le taux débiteur moyen a reculé à 8,26 % au premier trimestre 2025, contre 8,88 % un an plus tôt, soit une baisse annuelle de 62 points de base. En termes relatifs, cela représente une diminution d’environ 7 %.

La République centrafricaine suit une trajectoire différente. Les taux débiteurs moyens y ont augmenté sur un an pour atteindre 15,62 %, contre 15,25 % au premier trimestre 2024, soit une hausse relative de près de 2,4 %. Toutefois, comparés au pic de 18,44 % observé fin 2024, ils ont fortement reculé au premier trimestre 2025.

 Au Congo, le TEG moyen s’est établi à 9,74 %, en hausse de 64 points de base sur un an, mais en baisse de plus de 1,2 point par rapport au trimestre précédent.

Le Gabon affiche l’un des ajustements les plus marqués : avec un taux moyen de 16,45 %, le coût du crédit a reculé de 74 points de base sur un an et surtout de près de 10 points par rapport au quatrième trimestre 2024, où il avait atteint un niveau exceptionnellement élevé.

En Guinée équatoriale, la dynamique est inverse sur un an. Les taux débiteurs moyens ont bondi à 15,64 % au premier trimestre 2025, contre 10,71 % un an plus tôt, soit une hausse relative de plus de 45 %, même si un repli trimestriel est observé depuis fin 2024.

 Au Tchad, enfin, les taux hors engagements par signature sont restés proches de l’équilibre, autour de 10,18 %, tandis que l’intégration de ces engagements, caractérisés par des volumes élevés et des taux faibles, ramène le TEG moyen à 5,88 %.

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