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Zone CEMAC : Le Gouverneur de la BEAC dément formellement toute dévaluation du Franc CFA

Face à la montée des rumeurs alarmistes sur les réseaux sociaux, Yvon Sana Bangui, Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), s'est exprimé ce 16 janvier 2026 pour rassurer : le Franc CFA reste solide et aucun ajustement monétaire n'est à l'ordre du jour.

“Faux, il n y aura pas de dévaluation du Franc CFA”. C’est en substance ce qui ressort d’une publication officielle faite ce 16 janvier 2026 par le Gouverneur de la Beac (Banque des États de l’Afrique Centrale), Yvon SANA BANGUI. Le spectre d’une dévaluation du Franc CFA en zone CEMAC vient donc d’être vigoureusement balayé, par la plus haute autorité monétaire de la sous region Cemac, la voix la plus autorisée, le gouverneur de la Banque Centrale. Dans une sortie médiatique officielle, le Gouverneur de la BEAC a donc tenu à couper court aux spéculations qui agitaient l’opinion publique ces derniers jours suite à des rumeurs propagées sur les réseaux sociaux. Pour le patron de la Banque Centrale des six pays de la CEMAC, la stabilité de la monnaie commune n’est ni menacée, ni négociable et, surtout, elle est soutenue par des réalités économiques rassurantes et prometteuses.
Un démenti catégorique fondé sur la stabilité
Face à ces rumeurs et ragots, qui ont suscité inquiétudes, angoisse et panique, le Gouverneur Yvon Sana Bangui a choisi la voie de la transparence pour rassurer les marchés et les citoyens, en montant personnellement en première pour donner la bonne information et faire taire la rumeur. Dans sa déclaration de ce 16 janvier 2026, il rejette fermement l’idée d’un changement de parité, d’une dévaluation : « Contrairement à certaines rumeurs infondées circulant sur les réseaux sociaux, la BEAC tient à réaffirmer avec la plus grande fermeté qu’aucune dévaluation du franc CFA n’est à l’ordre du jour. Notre monnaie, garantie par la coopération avec la France et soutenue par des réserves de change confortables, reste stable et convertible. Les fondamentaux économiques de la CEMAC, bien que marqués par des défis, ne justifient en rien une telle mesure. »
Cette mise au point s’accompagne d’un rappel des missions régaliennes de la Banque Centrale, laquelle se dit pleinement engagée dans le maintien de la stabilité des prix et la supervision d’un système financier qu’elle juge « sain et résilient ».
Des indicateurs rassurants malgré un contexte de crise
Si les rumeurs ont pu trouver un écho, c’est en raison d’un ralentissement passager de la croissance, projetée à 2,4 % en 2025 et d’un léger recul des réserves de change. Toutefois, l’analyse des perspectives économiques 2025-2026 publiées par la BEAC montre une résilience notable. L’inflation, premier baromètre de la santé monétaire, reste parfaitement maîtrisée.
Selon un rapport de la Banque Centrale, « L’inflation reste maîtrisée à 2,2 % en 2025, en deçà du seuil communautaire de 3 %. Elle devrait s’établir à 2,7 % en 2026, reflétant une stabilité des prix préservée. »
Par ailleurs, bien que les réserves de change connaissent une légère contraction, elles couvrent encore 4,2 mois d’importations à la fin 2025 (contre 4,9% un an olus tôt. Ce niveau est jugé sécurisant par les autorités monétaires pour garantir la convertibilité de la monnaie sans recours à une dévaluation.
Une stratégie de riposte monétaire proactive
Loin de rester passive, la BEAC a déjà anticipé les tensions extérieures. Le Comité de Politique Monétaire (CPM) a relevé ses taux directeurs de 25 points de base en décembre dernier pour protéger la monnaie. La Banque Centrale mise également sur un contrôle plus strict des flux : « La Banque Centrale veille également au strict respect de la réglementation des changes et à la centralisation des recettes d’exportation, afin de renforcer la gestion des liquidités extérieures et d’améliorer la transparence des flux financiers. »
Un appel à la responsabilité des États
Si la monnaie est stable, la BEAC prévient toutefois que la politique monétaire ne peut pas tout faire seule. Pour pérenniser cette stabilité, l’institution appelle les États membres (Cameroun, Gabon, Congo, Tchad, RCA, Guinée Équatoriale) à plus de rigueur budgétaire.
La Banque souligne notamment l’importance cruciale de la coopération internationale : « La Banque Centrale rappelle également l’importance de finaliser les accords avec le FMI pour plusieurs pays de la CEMAC, dont la République centrafricaine et le Tchad, dont les programmes sont actuellement en attente de décaissement, en raison de l’absence d’accord sur les assurances régionales. »
Avec une croissance robuste de 4,6 % attendue pour 2026, le Gouverneur Yvon Sana Bangui exhorte les populations au calme et à la vigilance face aux « fake news ». Le message est clair : le Franc CFA de la zone CEMAC demeure solide et n’est pas exposé à une dévaluation.

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