C’est un nouveau programme qui vient donc en appui au Plan stratégique de réformes de la gestion des finances publiques 2024- 2027 validé en octobre 2024. Le Programme d’amélioration de la performance, de la redevabilité et de la transparence (PforR/Impact, financé à hauteur de 112 milliards de FCFA par la Banque mondiale, est donc entré en vigueur depuis le 8 janvier 2026.
Ce, après que le Cameroun ait satisfait les conditions d’effectivité de l’accord de financement, comme le précise le Directeur de Division de la Banque mondiale pour la zone Afrique centrale et Afrique de l’Ouest. Toutes les diligences auraient donc déjà été faites, notamment le recrutement du personnel clé de l’Unité de coordination du Projet et la validation de son manuel opérationnel. Cette nouvelle initiative, explique-t-on, dans une note d’informations publiée récemment par la Direction générale du Budget au ministère des Finances, vise à améliorer la mobilisation des ressources intérieures au Cameroun en mettant l’accent sur l’équité et l’utilisation efficace des ressources publiques pour permettre des améliorations dans les services de base tels que les soins de santé et l’approvisionnement en eau.
Ce nouveau programme accompagne également la mise en œuvre de plusieurs politiques soutenues par le financement des politiques de développement pour la soutenabilité budgétaire et la croissance inclusive et durable (DPF) pour améliorer la politique fiscale, la gestion du Trésor, augmenter les ressources fiscales pour les municipalités et améliorer la transparence et la surveillance des entreprises publiques.
LES ATTENTES DU PROGRAMME
Au niveau de son incidence opérationnelle dans la modernisation des finances publiques, ce programme est principalement attendu sur la hausse significative du taux de télédéclaration et de paiement de l’impôt ; l’augmentation des recettes de la TVA et de l’impôt sur les sociétés ; la publication systématique des états financiers audités des entreprises publiques. Mais aussi, l’intégration du climat et du genre dans la gestion budgétaire des départements ministériels ; le rapatriement des fonds publics détenus par les comptes commerciaux au profit du compte unique du Trésor et l’amélioration de la reddition des comptes dans les formations sanitaires publiques « Sa particularité tient principalement au fait que chaque décaissement des fonds repose sur la réalisation des résultats préalablement identifiés dans l’accord de financement.
Sur le plan financier, ce sont près de 200 millions de dollars (près de 112 milliards de F) qui seront mis à disposition à taux concessionnel sur 4 ans sur les 300 millions (près de 168 milliards) identifiés dans le plan stratégique de réformes de la gestion des finances publiques », peut-on lire dans le document. Cette initiative est lancée alors qu’un projet similaire dans le secteur de l’énergie (PforR Energie) est en cours de mise en œuvre depuis 2024.
« En plus de doter l’État de ressources additionnelles lui permettant de remplir ses rôles clés et améliorer la responsabilité dans l’utilisation de ces ressources, Impact soutiendra les efforts du Cameroun pour gérer ses finances publiques de manière plus sensible au climat et au genre », expliquait Henri Fortin, chef d’équipe de cette opération au moment de son approbation par la Banque mondiale en mars 2025.







