Zone franc: la France propose la hausse des impôts

A l’occasion de la réunion des ministres des Finances qui s’est tenue le 08 octobre dernier à Paris, Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie et des Finances, a suggéré à ses homologues, de mobiliser plus de recettes fiscales pour réduire leur endettement.

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La France propose la hausse des impôts

« Les recettes fiscales peuvent être augmentées de façon significative ». Telle est en substance, l’une des propositions faites par le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, à ses pairs ministres des Finances de la zone franc le 08 octobre dernier à Paris. C’était à l’occasion de la réunion des ministres des Finances de cet espace monétaire dont l’objectif était de « faire le point de la situation économique ainsi que les défis monétaires dans cet espace monétaire commun ». Et pourquoi cette suggestion de Bruno Le maire ? Parce que selon le ministre français de l’Economie et des Finances, le taux de pression fiscale demeure faible dans les pays de la zone franc. « Elle est se situe à moins de 20 % du Produit Intérieur Brut dans la zone franc, elle devrait atteindre ce chiffre en 2020 », dit-il. Et comme pour mieux soutenir son propos, Bruno Le Maire a évoqué l’argument de l’« énorme potentiel fiscal inexploité » dont disposeraient les pays membres de la zone franc. Par conséquent, a-t-il soutenu, il faut « améliorer la collecte des taxes afin de disposer de plus de ressources pour financer leur croissance. » Car, a-t-il martelé, « une meilleure mobilisation des recettes fiscales, c’est plus de croissance et c’est moins d’endettement ». En d’autres termes, explique un spécialiste des questions fiscales, l’argentier français suggère à ses pairs de « rehausser les recettes fiscales afin de contenir le niveau d’endettement qui prend des proportions inquiétantes ».

Supprimer les exonérations fiscales

A la suite de Bruno Le Maire, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (Beac), Abbas Mahamat Tolli et Jean-Marie Ouganda, président du Comité ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale, qui tous deux militent pour la « suppression de nombreuses exonérations fiscales en vigueur dans certains pays ». Ce qui de fait, crée un manque à gagner pour ces pays. Une idée qu’avait soutenue à Yaoundé en 2016, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde qui affirmait que « ces exonérations compromettent les recettes globales des Etats et affaiblissent la gouvernance ». Notons par ailleurs que, outre la question de la fiscalité, l’un des sujets phares qui a fait l’objet des discussions entre les participants à cette réunion figurait notamment « les perspectives macroéconomiques en zone franc, risques et opportunités ». Il convient ainsi de souligner que cette rencontre à laquelle ont pris part, pour le compte du Cameroun, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey ; s’est tenue en prélude des assemblées d’automne du FMI et de la Banque mondiale qui se sont achevées hier à Bali.

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