Yaoundé: La conférence internationale sur les maladies à transmission vectorielle s’est achevée

Du 17 au 26 septembre dernier, plus de 300 scientifiques se sont réunis à l’hôtel Hilton de Yaoundé, pour débattre des solutions africaines de lutte contre les maladies à transmises par des vecteurs tels que les insectes et acariens.

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Les chercheurs du monde entier veulent en découdre avec les maladies à transmission vectorielle. C’est à pour cette cause qu’ils se sont réunis à Yaoundé du 17 au 26 septembre dernier. Il était question pour ces chercheurs, de “partager les dernières recherches dans la lutte anti vectorielle, de développer des réseaux de collaboration entre chercheurs et de mobiliser des ressources financières par un plaidoyer dans la lutte contre les maladies transmises par les moustiques en Afrique”, avait expliqué Antonio Nkondjio, président de la branche camerounaise de l’Association panafricaine de lutte contre les moustiques. Au cours des travaux, les chercheurs se sont accordés sur le fait que la « la situation est plus préoccupante surtout dans les pays africains qui offrent un environnement idéal pour la prolifération des vecteurs ». Au Cameroun par exemple, c’est le genre anophèle qui transmet le paludisme et le pays figure parmi les 11 pays dans le monde les plus affectés par cette maladie. Selon les chercheurs, le paludisme est transmis par « des insectes qui ont un cycle de reproduction qui passe par l’eau : les mares temporaires, les réservoirs artificiels, les bassines que l’on garde dans les maisons pour la conservation de l’eau et c’est là où les moustiques viennent pondre”. Pour lutter contre le paludisme, a affirmé le professeur Rose Gana Fomban Leke « Les habitants du Cameroun doivent utiliser tous les outils mis à leur disposition, précisément les moustiquaires qui sont distribuées. S’ils attrapent le paludisme, il y a aussi les médicaments pour le traiter le paludisme, il y a les moyens de le prévenir ».
Comme panacée pour surveiller et éliminer les maladies à transmission vectorielle sur le continent, les chercheurs indiquent qu’il faut d’abord résoudre le problème de résistance des moustiques aux insecticides. Ba Robert David du Burkina Faso qui représentait la société syngenta a expliqué qu’« On a pu réduire depuis une dizaine d’années, 61 % du taux de paludisme au Ghana, grâce à la pulvérisation intra domiciliaire, vous avez la réduction de près de 64% du taux de paludisme au Zimbabwe par la même méthode, au Mozambique c’est 40% de réduction, on a beaucoup d’exemples comme ça ». Seulement ces campagnes de pulvérisation intra domiciliaire nécessitent beaucoup d’argent et ne peuvent être menées que par des organismes comme le fond mondial ou l’organisation mondiale de la santé, « nous exhortons les pays africains qui ont plus de ressources financières à avec ceux qui n’en ont pas et nous demandons aussi à l’union africaine de mettre plus d’argent pour l’éradication des maladies vectorielles », a plaidé Dr Charles Mbogo, président de l’Association panafricaine de lutte contre les moustiques. Selon Dr Phanuel Habimana, représentant OMS Cameroun, les maladies à transmission vectorielle causent dans le monde 700 000 décès par an et plus de 70 % de ces décès surviennent dans la région de l’Afrique.
Joseph Essama

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