Usine des tracteurs d’Ebolowa: déjà 870 engins distribués à 250 agriculteurs

Annoncées lors du Comice agropastoral de 2011, comme l’un des catalyseurs de la mécanisation agricole, les machines issues de cette structure ont considérablement augmenté les surfaces cultivables et la production des denrées comme le maïs et le manioc.

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Déjà 870 engins distribués à 250 agriculteurs.

Les rumeurs sur l’abandon des tracteurs dans la broussaille à Ebolowa n’avaient que trop enflée. Mais à ce jour, de visu, la réalité est toute autre. En effet, au cours d’une récente descente à l’usine de montage de ces engins, l’on a pu se rendre compte que sur les 1000 tracteurs reçus dans le cadre du programme d’exécution de la convention riz-maïs et de la convention manioc ; 870 ont déjà été distribués à 250 agriculteurs, en dehors des institutionnels tels que l’Institut de Recherche Agricole et de Développement (Irad), etc. Autres chiffres. Sur les 1000 tracteurs reçus, 996 ont été montée et 130 sont présents sur le site. Ainsi, de l’avis du directeur général de la Planification et de l’Aménagement du Territoire au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Janvier Oum Eloma, « ces machines ont permis l’exploitation de plusieurs milliers d’hectares sur l’ensemble du territoire ». Et comme pour convaincre, Janvier Oum Eloma argue « qu’à l’origine, un seul engin peut mettre en exploitation entre 50 et 60 hectares, mais, sur le terrain, ses capacités s’étendent jusqu’à 70 hectares ». Et contrairement à ceux qui estiment que ces tracteurs sont onéreux, Janvier Oum Eloma explique que « les prix sont subventionnés à hauteur de 40 % ». Il renchérit d’ailleurs qu’il « n’est pas question de faire des bénéfices sur la vente des tracteurs, mais le résultat majeur attendu de cette initiative consiste à accroître les surfaces cultivables afin de booster la production des produits tels que le maïs ». Notons toutefois que sur les trois types de tracteurs recensés sur le site, ceux de 90 chevaux valent 10 millions de francs CFA, tandis que ceux de 60 chevaux sont estimés à 7 millions et 75 chevaux à 9 millions de francs CFA.

Le satisfecit des agriculteurs

Le profil des bénéficiaires des tracteurs est varié. Il s’agit entre autres, des responsables des Groupe d’Initiative Commune (GIC), des congrégations religieuses, etc. Ainsi, de l’avis du sieur Zang, coordonateur du GIC Nyplakes, situé dans la localité d’Efoulan Nyazo’o, région du Sud, la satisfaction est au rendez-vous. « Ces machines ont augmenté mes surfaces cultivables. Je suis désormais à 250 hectares repartis en quatre blocs de 10 hectares chacun ». De plus ajoute-t-il, en termes de transport des régimes de palmier à huile, l’acquisition des tracteurs à mis fin au travail manuel ou encore à la location des pick up. « Avec l’arrivée des tracteurs, on peut porter en moyenne 400 régimes par jour. Ajouté au fait que la qualité de l’huile obtenue s’est nettement améliorée parce que les régimes ne mettent plus assez de temps en forêt parce qu’ils sont transportés à temps ». Pour Raphael Abessolo, chargé du suivi des travaux à la Société coopérative des producteurs de manioc de l’arrondissement de Ngoulemakong (Socooproman), région du Sud, le sentiment est le même : « quand on travaillait manuellement, il était difficile pour nous d’aller au-delà de deux hectares. Mais avec l’acquisition des tracteurs, nous sommes à cinq champs qui ont une superficie de 17,5 hectares pour la campagne 2018. Les superficies ont triplé avec l’arrivée des tracteurs », souligne-t-il, joie esquisse.

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