Université de Yaoundé I : Guerre autour des recrutements

Le recteur accusé de piloter les opérations depuis son bureau, monte au créneau à travers sa cellule de communication.

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« Non, le Recteur ne recrute pas au rectorat ! Il propose le recrutement aux autorités hiérarchiques après l’avis des jurys, des conseils de département, des conseils d’établissement et, enfin, de la Commission consultative de recrutement des Assistants qui est composée des présidents des jurys, des chefs de département concernés, des chefs d’établissement, du Secrétaire général de l’Université et des Vice-recteurs. Par ailleurs, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement supérieur y est représenté ainsi que le Ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation ». La Cellule de communication de l’université de Yaoundé II a cru devoir faire une mise au point. Face à un débat qui fait florès sur les réseaux sociaux depuis le début de la matinée, suite à une publication de Boris Bertolt sur facebook intitulé « Sexe, népotisme et mafia dans le recrutement des assistants à l’université de Yaoundé I» Le lanceur d’alertes accuse Maurice Aurélien Sosso de se la jouer en solo dans les recrutements à l’université de Yaoundé I. Et surtout, que l’homme fait la part belle aux ressortissants de son aire sociologique.

Faux, rejette la communication de la mère des universités au Cameroun : « Celui dont on connait la probité morale, le sens de l’administration et de la responsabilité, ne saurait s’asseoir avec ses pairs, dans la salle des actes du rectorat, pour organiser une sélection « au faciès » des candidats Assistants à l’Université de Yaoundé I pour ne retenir que ceux d’une certaine région et recaler d’autres ». Estimant que « le porter sur la toile relève d’une méprise flagrante et insultante des textes, des règles et des usages qui régissent l’université camerounaise voire, qui régulent le fonctionnement de l’Etat du Cameroun».

A l’occasion, les communicants de l’Université publique de Ngoa-Ekelle rappellent donc le process. Mais surtout, s’interrogent sur le recours à la rue pour un dossier encore en cours. Non sans égratigner de « probables » ennemis internes qui seraient à l’origine du stratagème : « Qui a quoi à se reprocher ? S’il fallait suivre la logique de ce type de post fétide, qui taxe le recteur de favoritisme, peut-être faudrait-il commencer par indexer les jurys, les Chefs de département et le Chef d’Etablissement (Faculté des sciences) d’où partent les premières sélections et où l’on retrouve une filière Biochimie avec des noms qui ont une certaine résonance ». Un indice peut-être ? Toujours est-il que « le fait que les résultats du recrutement soient déjà à la disposition du diffamateur invétéré et ses commanditaires avant même la publication officielle, est surprenant », s’indigne le signataire du document. Pour la communication de l’université de Yaoundé I, « ces pratiques avilissantes visent à détruire notre société et à créer un Etat de non droit ».

Boris Bertolt ne loupe pas le Pr Maurice Aurélien Sosso ces derniers temps. L’ancien journaliste du quotidien privé Le jour avait déjà été celui qui a mis sur la place publique la rixe qu’il y a eu dans le bureau du recteur de la mère des universités mi-janvier dernier. Accusant le professeur d’université d’infidélité et de népotisme. L’affaire se trouve devant les tribunaux où dame Damaris Enyegue a attaqué sa collègue Patricia Sosso, épouse du recteur, pour agression.

Ci-dessous la mise au point

MISE AU POINT

Mise au point

NON , LE RECTEUR DE L’UNIVERSITÉ DE YAOUNDÉ I NE RECRUTE PAS DANS SON CABINET !
Depuis un certain temps, un calomniateur indécrottable à la solde de commanditaires sans foi ni loi, a décidé de ternir la belle image du recteur de l’Université de Yaoundé I, Professeur Maurice Aurélien Sosso, Président de la Conférence des recteurs du Cameroun, Président du Comité consultatif général du CAMES, qui a autorité au Cameroun, en Afrique voire dans le monde sur les questions relatives à l’enseignement supérieur. Quel toupet ! A priori, ces effrontés devraient se taire.
Celui dont on connait la probité morale, le sens de l’administration et de la responsabilité, ne saurait s’asseoir avec ses pairs, dans la salle des actes du rectorat, pour organiser une sélection « au faciès » des candidats Assistants à l’Université de Yaoundé I pour ne retenir que ceux d’une certaine région et recaler d’autres. Le porter sur la Toile relève d’une méprise flagrante et insultante des textes, des règles et des usages qui régissent l’université camerounaise voire, qui régulent le fonctionnement de l’Etat du Cameroun.
Non, le Recteur ne recrute pas au rectorat ! Il propose le recrutement aux autorités hiérarchiques après l’avis des jurys, des conseils de département, des conseils d’établissement et, enfin, de la Commission consultative de recrutement des Assistants qui est composée des présidents des jurys, des chefs de département concernés, des chefs d’établissement, du Secrétaire général de l’Université et des Vice-recteurs. Par ailleurs, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement supérieur y est représenté ainsi que le Ministre de la Recherche scientifique et de l’innovation.
La Commission consultative de recrutement des Assistants n’est donc pas une instance qui se tient dans les catacombes. Elle est publique. Comment donc imaginer que le modeste recteur de l’Université de Yaoundé I, grain de sable dans cet aréopage, se saisisse tout seul de son stylo pour écarter tel ou tel candidat ? Si ce n’est du cinéma, c’est de l’affabulation ou simplement de la distraction comme seuls les médias sociaux et ceux qui les nourrissent de fariboles ont le secret.
Qui a quoi à se reprocher ? S’il fallait suivre la logique de ce type de post fétide, qui taxe le recteur de favoritisme, peut-être faudrait-il commencer par indexer les jurys, les Chefs de département et le Chef d’Etablissement (Faculté des sciences) d’où partent les premières sélections et où l’on retrouve une filière Biochimie avec des noms qui ont une certaine résonnance. Le fait que les résultats du recrutement soient déjà à la disposition du diffamateur invétéré et ses commanditaires avant même la publication officielle, est surprenant. Ces pratiques avilissantes visent à détruire notre société et à créer un Etat de non droit.
Que le recteur de l’Université de Yaoundé I prenne la parole du haut de ses posture et stature de Président de la Conférence des chefs des Institutions universitaires communément appelée « Conférences des recteurs », cela peut rebuter ou dégouter ceux dont le bagout épistolaire sur la Toile est fait pour ternir et avilir. Il ne se lassera point de faire des suggestions pour un Cameroun qui avance.

La Cellule de communication UYI

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