Transport routier : des aires protégées pour réduire les accidents de la circulation

Tel est l’objet de l’étude que le ministère de l’Economie vient de confier au bureau d’études d’ingénierie Ecta-BTP.

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Des aires protégées pour réduire les accidents de la circulation

Finis les accidents causés par la fatigue ou encore la somnolence des chauffeurs. Finies également les apparitions spontanées des activités commerciales qui se développent au niveau des emprises des voies routières et qui sont à l’origine des encombrements desdites voies et de l’augmentation des risques d’accidents. Idem pour ces camionneurs qui, las de conduire, se retrouvent sous leurs véhicules pour se reposer, s’exposant ainsi à des accidents. Désormais, l’Etat s’engage à construire des aires aménagées le long des routes nationales et du réseau intégrateur de l’Afrique centrale afin d’éradiquer ces incidents qui endeuillent les familles. C’est la principale information qui a récemment filtré de l’atelier de lancement officiel de l’étude en vue de la formulation du Programme de Développement des Aires Aménagées. Confiée par le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), l’étude qui est réalisée par le Bureau d’études d’ingénierie Ecta-BTP, a pour objectif spécifiques de : faire le diagnostic et l’analyse de la situation des aires d’arrêt. Il s’agit précisément de recenser les points d’arrêts spontanés existant ainsi que les mesures de restructuration y afférentes. Mais également identifier les sites potentiels d’implantation, etc. L’autre objectif consiste à réaliser une étude de faisabilité et d’implantation des aires aménagées assortie d’une carte géo référencée desdites aires ; concevoir un ou plusieurs modèles d’aires aménagées assortis de l’estimation de leurs coûts respectifs ; proposer un plan de mise en place des aires protégées et définir le mode de gestion le plus adapté à ces aires protégées. Concrètement, selon Talla Jacob, chef de mission du projet, l’Etat prévoit que « désormais quand on construit une route, on doit aménager les aires d’arrêt, les aires de repos et même des aires de service ». La différence entre les trois types d’aires c’est que, précise-t-il, « sur les aires d’arrêt, quand l’automobiliste a une panne, il doit quitter la route et se garer, afin de permettre que la circulation soit fluide ». De plus, ajoute-t-il, en ce qui concerne les aires de repos, « il est prévu qu’on puisse y trouver un rafraichissement avant de reprendre la route ». Pour ce qui est des aires de service, « si l’automobiliste a des problèmes de carburants, il peut s’arrêter pour s’approvisionner. Et en cas de panne, l’on peut trouver sur les lieux un mécanicien qui peut dépanner son véhicule. En cas complication, le chauffeur peut se reposer dans une auberge en attendant de faire dépanner son véhicule ». Cette initiative est également mieux appréciée des transporteurs. El Hadj Oumarou, coordonateur du Bureau de gestion du fret terrestre en zone Cemac ( Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale), affirme que « c’est quelque chose que nous avons attendu pendant très longtemps, parce que nous avons de très fortes préoccupations au sujet des aires de repos.. Nous avons proposé au gouvernement de prendre des mesures dans ce sens ». Et de continuer en soulignant que « je rappelle que le Cameroun au niveau du transport est la locomotive de l’Afrique centrale. Il était donc inconcevable que ses aires de repos ne soient pas aménagées. Nous avons quelques unes qui ne sont opérationnelles comme il le faut. Nous pensons qu’il aménager ces espaces dans toutes les régions. Ceci va permettre à la fois de sécuriser les activités commerciales qu’on retrouve le long de ces axes mais aussi de sécuriser les camionneurs. Tout ceci va contribuer au rayonnement de notre pays ».

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