Droits de l’homme : huit Ong accusent le Cameroun

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Les États membres du Conseil de sécurité des Nations Unies devraient porter une attention particulière à la détérioration de la situation humanitaire et des droits humains au Cameroun, lors la séance d’information que tiendront des représentants du Bureau régional de l’ONU pour l’Afrique centrale » peut-on lire dans une lettre ouverte signée conjointement par huit organisations de défense des droits humains et adressée le 03 juin dernier aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Les organisations signataires ont exhorté le Conseil à inscrire cette question dans son ordre du jour officiel. « Le Conseil de sécurité de l’ONU a en grande partie gardé le silence sur la crise », ont-elles soulevé « Sans action rapide, la situation risque d’empirer. » Le conflit dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest est marqué par une série de violence, « en particulier les abus commis par les forces de sécurité de l’État » note-t- elles, tout cela, dans « une atmosphère d’impunité quasi totale. La réunion d’information qui aura lieu cette semaine au Conseil devrait être une opportunité pour demander aux autorités camerounaises d’enquêter et de poursuivre en justice les membres des forces de sécurité qui se seraient rendus coupables de violations des droits humains. Elle devrait également l’occasion de dire publiquement aux groupes séparatistes armés que leurs dirigeants seront tenus pour responsables des crimes graves commis par leurs combattants, ont déclaré les organisations signataires. »

Les ONG plaignantes exigent aussi que le gouvernement camerounais devrait permettre l’accès sans entrave aux organisations internationales et nationales de défense des droits de l’homme, car affirme-telles, les organisations internationales des droits humains et humanitaires ont un accès très limité aux zones de conflit, elles devraient pourtant y être « pour dénoncer les violations et fournir une assistance vitale à ceux qui en ont besoin ». Devant le Conseil de sécurité des Nations Unis, les organisations de défense des droits humains portent cette accusation grave : Au départ du conflit « des avocats, des étudiants et des enseignants anglophones ont commencé à protester contre ce qu’ils considéraient comme leur représentation insuffisante et leur marginalisation culturelle par le gouvernement central. En réponse, les forces de sécurité gouvernementales ont tué des civils, incendié des villages et recouru à la torture et la détention secrète, tandis que des séparatistes armés ont également tué, torturé et enlevé des dizaines de personnes. », chargent-elles. Parmi les signataires de la lettre, on note : Amnesty International, Human Rights Watch, Centre mondial pour la responsabilité de protéger, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Nouveaux Droits de l’Homme Cameroun (NDH – Cameroon), l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Presbyterian Church (USA), et le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale.

Par Joseph Essama

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