Retro: Ils ont marqué 2019, acte 2

Les actes, les faits et les personnages qui se sont démarqués dans le flot d’activités sportives de l’année antérieure.

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Stade Paul Biya. Entre grèves et surfacturations, on refléchit éternellement

Can 2021 : Ça coince au stade Paul Biya
Cette infrastructure patauge dans des querelles entre le maître d’ouvrage et l’entreprise adjudicataire du marché.

L’Italien Piccini, adjudicataire du marché de construction du complexe sportif d’Olembe avait donné rendez-vous pour mai 2018, pour la remise du chantier engagé dans le cadre de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 confiée en 2014 au Cameroun. Plus d’un an après cette échéance, le chantier n’est pas livré. Grave, les efforts se concentrent désormais sur le seul stade Paul Biya. Pour pouvoir l’utiliser lors de la CAN 2021, seconde chance offerte par la Confédération africaine de football (CAF) au Cameroun, après son échec à tenir le rendez-vous de 2019. Pire, le maître d’œuvre a été remplacé sous fond de polémique autour du financement du projet. Désormais, c’est le Franco-Canadien Magil qui terminera les travaux.

L’évolution du chantier était coincée par des grèves d’ouvriers réclamant leurs alaires. Alors que l’Etat du Cameroun jure avoir payé les décomptes nécessaires pour la poursuite des travaux, Piccini ne se bougeait pas, au motif de l’indisponibilité des fonds. Entre temps, les coûts n’ont cessé de grimper. De 163 milliards annoncés pour le complexe, l’on est en passe de dépasser les 200 milliards pour le seul stade. Une partie de la faute aux préfabriqués dont le transport n’aurait pas été pris en compte au départ. Pris par le temps, le Cameroun et Piccini ont résolu de procéder par ces pièces fabriquées en avance en Italie.

Chan 2020 : Le Cameroun pour sauver l’échec kényan
Le pays de Paul Biya reprendra l’organisation jadis confiée au Kenya.
Le Cameroun organisera le Championnat d’Afrique des nations (Chan) 2020. Ce en remplacement du Kenya dont le déficit infrastructurel a été constaté par les équipes de la CAF. Cette passe ressemblait davantage à un lot de consolation offert à un pays qui venait de perdre l’organisation de la CAN 2019, dans un contexte de brouille entre Ahmad Ahmad le président de la CAF et le gouvernement camerounais. D’autant plus que le constat d’échec était fait plusieurs mois avant le délai requis pour cela. L’opinion publique camerounaise a rangé ce tacle dans le registre des règlements de compte engagés par le patron de la CAF contre son prédécesseur camerounais, Issa Hayatou.

Mais il est clair qu’au moment où la CAF confiait la reprise de l’organisation du CHAN 2020 au Cameroun, le pays disposait déjà d’infrastructures au-dessus du cahier de charges prescrit par la CAF, propriétaire du tournoi. Il s’agit d’une marque de confiance à l’endroit du Cameroun qui aura ainsi l’opportunité d’organiser une répétition générale en vue du défi de la CAN 2021.

Football : La Fécafoot ressuscite les jeunes et les femmes
Les Ligues spécialisées ont été réhabilitées à la fédération.
Le football jeune « dignement » organisé par la Fécafoot remonte à 2013. Depuis, on se contente de quelques regroupements quand cela est possible. Pour ce qui est du football féminin, les championnats nationaux sont aux antipodes de l’équipe nationale qui continue de vendre l’image d’une grande nation de football. Pourtant, tous les candidats aux différentes élections et tous les exécutifs qui se sont succédé à la tête de la Fécafoot en ont souvent fait des points principaux de leurs programmes et projets. Mais sur le terrain, le football jeune et le football féminin sont restés les parents pauvres du ballon rond au pays de Roger Milla. Les batailles pour les prébendes ont souvent pris le pas sur l’investissement.

L’actuel exécutif de la Fécafoot peut donc se targuer d’avoir en une année d’exercice mis sur pied les deux principales Ligues spécialisées de football : la ligue de football jeune et la ligue de football féminin. Même si seule la première a une équipe définitive. A sa tête, Gilbert Kadji. Le promoteur de la Kadji sport academy conduira donc cette ligue durant le premier mandat de Séidou Mbombo Njoya. L’homme connaît bien le terrain. Lui qui dirige l’un des meilleurs centres de formation au football du pays. Avec parmi ses anciens pensionnaires, l’un des meilleurs pratiquants du ballon rond sur la planète Terre : Samuel Eto’o ; ainsi qu’une bonne brochette de Lions indomptables. Et comme secrétaire général un des anciens dirigeants techniques de cette Kadji sport, en la personne de Michel Kaham.

En ce qui concerne le football féminin, si la Fécafoot n’a pas définitivement résolu l’équation, elle a confié les rênes de l’équipe transitoire à Céline Eko. Celle qui avait déjà été aux affaires sous la normalisation de Joseph Owona. L’ancienne présidente du Canon de Yaoundé qui était aux affaires lors de la première Coupe du monde senior du Cameroun, Canada 2015. Ce sont des maillons faibles du football camerounais depuis plusieurs années.
Par Ludovic Ngouéka

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