Retro: Ils ont marqué 2019, acte 1

Les actes, les faits et les personnages qui se sont démarqués dans le flot d’activités sportives de l’année antérieure.

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Pascal Siakam : Panier majeur
Le Camerounais a été cette année le premier Africain à être Most Improved Player à la NBA américaine.

Je voyais un bon titulaire en NBA, puis nous avons fait un trade pour avoir Serge Ibaka, le reste, il a tout fait lui-même. Je ne me doutais pas qu’il deviendrait une superstar, et il l’est actuellement. Il a commencé 38 matchs lors de sa première saison et il était comme Bruce Brown, qui joue actuellement aux Pistons. Il allait sur le terrain et défendait le meilleur joueur adverse. Il ne shootait qu’en dernier recours. Aujourd’hui, c’est une superstar, il a largement dépassé le statut de Most Improved Player. » Ainsi, Dwane Casey, ancien coach des Raptors parle de Pascal Siakam, sur basket-infos.com. Le Camerounais drafté 27ème en 2016, a rapidement évolué pour tutoyer le sommet du basketball nord-américain.

L’ailier des Raptors de Toronto a été est champion de la NBA le 13 juin 2019, avec son équipe. Ramenant pour la première fois de l’histoire le trophée baptisé Larry O’Brien, au Canada. Le Camerounais devient ainsi le 3ème Africain à atteindre ainsi le graal du meilleur championnat de basketball du monde, après Hakeem Olajuwon (Rockets de Houston, 1994 et 1995), et Festus Ezeli (Warriors en 2015). Plus important, le natif de Douala est sacré Most Improved Player de ce prestigieux championnat. Une grande première car non seulement l’homme est le premier joueur des Raptors à l’être, mais il est le premier Africain à recevoir le trophée qu’il dédia aux enfants d’Afrique.

Le joueur détecté par Richard Mbah à Mouthe lors de son basketball camp de 2012, force le respect. A la reprise en octobre dernier, l’homme qui évolue sous les couleurs des Raptors depuis 2016, prolonge son contrat 130 millions de dollars sur quatre ans avec les Raptors. Le rêve est permis pour celui qui aurait pu devenir prêtre s’il avait suivi la ligne tracée par ses parents. « Quand j’étais enfant, je ne pouvais pas rêver que je pourrais un jour vivre ça et je pense que beaucoup d’enfants se disent la même chose, mais je leur dis : Regardez-moi, j’étais un petit gamin décharné du Cameroun et maintenant je suis champion », réagit le garçon de 24 ans, à son épopée. Mais son séjour au pays natal, en compagnie du président de son club, a laissé des tâches noires dans les relations avec son pays. Une brouille avec le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), a peut-être dressé le lit d’une inimitié comme celles qu’entretiennent les sportifs de renommée internationale (et particulièrement les basketteurs) avec la patrie. Mais l’homme ne compte pas entretenir cette « guerre » et compte œuvrer à sortir les enfants d’Afrique de la misère. En investissant dans le champ qu’il connaît le mieux : le basket.

Retraite : Samuel Eto’o range ses godasses…
Le meilleur buteur des Lions indomptables a mis fin à sa carrière de footballeur.
Après avoir arrêté sa carrière internationale en 2014, Samuel Eto’o a définitivement raccroché ses godasses. Le meilleur buteur de l’histoire des Lions indomptables (56 buts en 118 matchs) ne jouera plus au football (professionnel). Même si les performances du goleador déclinaient au fil des années, on ne le voyait pas encore sur la fin. Lui qui avait laissé croire en 2018 qu’il souhaitait terminer sa carrière dans un club français. Mais un an après, Samuel Eto’o qui s’était beaucoup investi déjà sur le terrain de la diplomatie sportive, a surpris le monde du football en annonçant la fin.

Mettant ainsi un terme à une carrière de haut niveau qu’il a engagée en 1998 et qui l’a vu atteindre très vite le sommet du football mondial qu’il a dominé dès 2000, pendant dix années, avant de commencer à s’éclipser, sans quitter vraiment les cimes. Médaillé d’or olympique, deux fois champion d’Afrique, quatre phases finales de Coupe du Monde avec les Lions Indomptables, Samuel Eto’o a eu un parcours encore plus retentissant en clubs. Avec trois titres de champion d’Espagne et trois titres de Champion’s league européenne (avec le Fc Barcelone et l’Inter Milan). L’armoire à distinctions de l’homme n’a manqué que la Coupe du monde et le ballon d’or. Ce dernier titre que l’homme a raté de justesse en 2006, dans un vote que d’aucuns ont jugé truqué au profit de Cannavarro.

… Et retourne à l’école

Si Samuel Eto’o ne s’attarde plus sur cette polémique, il croit avoir réuni les critères requis pour en être désigné. Mais le sportif de haut niveau a vite tourné la page. L’ancien capitaine n’a pas eu beaucoup de bonheur en tant que capitaine des Lions indomptables fin 2009. Ce fut également le début de la fin pour le joueur providentiel qu’il a jusque-là été. Et après avoir quitté l’Italie, Eto’o a atteint le graal financier en devenant le footballeur le mieux payé de la terre, à Anji Makhatchkala en Tchétchénie. La suite se fera en Angleterre avec Chelsea et Everton, puis en Turquie avec Antalyaspor et Konyaspor ; et enfin au Qatar chez Qatar Sc où le point final a été marqué. BBC comptabilise au compteur de Samuel Eto’o 359 buts en 718 matchs toutes compétitions de clubs confondues.

La légende de Samuel Eto’o continue sur un terrain qui lui est resté hostile, celui des affaires. Dès janvier, le footballeur engage une formation à Harvard, la prestigieuse université américaine. «Quand on est footballeur, on paie des gens pour s’occuper de sa carrière et des choses en général. Mais quand c’est à vous de gérer les gens et que vous voulez les développer, vous avez pratiquement besoin d’apprendre de nouvelles compétences », se justifie celui qui a échoué en se lançant dans les télécommunications avec Set Mobile. Aujourd’hui, l’homme qui a écarté toute ambition politique, et qui ne lorgne plus beaucoup les bancs de touche, « Je veux aider et apporter ma contribution positive à la transformation de notre continent ». Il a déjà lancé une entreprise de paris sportifs.

Volley-ball dames : Les Lionnes indomptables se maintiennent sur le toit de l’Afrique
Les Lionnes indomptables ont remporté le championnat d’Afrique face aux Kényanes.

Le volleyball féminin ont conservé au Caire en Egypte, leur titre de championnes d’Afrique arraché à domicile il y a deux ans. Un exploit que le Cameroun a d’autant plus savouré que l’adversaire n’était pas un enfant de choeur. Le Kenya, puisqu’il s’agit de lui, n’avait pas fini de digérer la défaite de 2017 face au même adversaire. Et cette fois-ci sur terrain neutre, les Kényanes croyaient pouvoir tenir leur revanche. Mais c’était sans compter avec des Lionnes indomptables déchaînées et déterminées à garder le trophée qu’elles ont longtemps cherché. Sur les 19 éditions de championnat déjà jouées, le Kenya détenait le titre neuf fois. Et les Kényanes étaient sur une lancée de six sacres d’affilée, quand elles ont été neutralisées en 2017 à Yaoundé. Réussissant là où elles ont échoué en 2009 et en 2013.

En conservant le titre en Egypte, les volleyeuses sauvaient l’honneur du sport camerounais chez les Pharaons. Quelques mois plus tôt, les Lions indomptables de football avaient manqué de conserver le titre remporté au Gabon deux ans auparavant. Les poulains de Clarence Seedorf avaient mordu la poussière au second tour. Le volley-ball masculin, lui, a échoué en finale devant la Tunisie.

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