Réseaux sociaux : Christophe Guilhou victime d’une cabale

L’ambassadeur de France au Cameroun est accusé par certains internautes d’avoir « organisé une mascarade pour empêcher le peuple souverain d’exprimer sa souveraineté en constatant la vacance du pouvoir » du président de la République.

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Christophe Guilhou est la cible de plusieurs attaques dans les réseaux sociaux. L’ambassadeur de France au Cameroun est accusé d’avoir pactisé avec les autorités de Yaoundé pour empêcher le peuple de constater la vacance du chef de l’Etat. « Nous refusons cette mascarade organisée par l’ambassadeur de France au Cameroun, monsieur  Christophe Guilhou pour empêcher le peuple meurtri d’exprimer sa souveraineté en constatant la vacance du pouvoir de monsieur Paul Biya », peut-on lire dans une pétition lancée sur internet à l’initiative des Amazones de France, la branche féminine de la Brigade Anti-Sardinards.  Les Amazones expliquent qu’« à l’heure où le monde entier est en guerre contre le Covid 19, tous les gouvernements ont pris des dispositions et leurs responsabilités  afin de protéger et rassurer leur peuple, monsieur Biya est aux abonnés absents, n’ayant donné aucun signe de vie depuis le début de cette pandémie ».  Face à cette situation, et selon l’argumentaire des Amazones,  le peuple camerounais « s’est légitimement questionné sur la possibilité de son décès (de Paul Biya) et ou son incapacité à assumer ses fonctions présidentielles », et au moment où le peuple  a déclenché un processus de constatation de la vacance du pouvoir, « l’ambassadeur de France en complicité avec les autorités de Yaoundé a organisé un simulacre d’entretien non-officiel le 16 avril dernier afin d’empêcher le peuple de constater cette vacance », explique Lydienne Ngatseu jointe au téléphone.

Pour les Amazones, la vidéo qui a été diffusée par la chaine nationale est un « montage grossier qui démontre une fois de plus que monsieur Biya est dans une incapacité certaine de gouverner ».

Ainsi, les Amazones dénoncent « cette mascarade aux relents de la Francafrique », preuve, selon elles qu’« une succession de gré à gré se prépare au Cameroun avec le soutien de la France » et  exigent « la démission de l’ambassadeur de France au Cameroun ».

Une vidéo montée ?

Dans les réseaux sociaux, les commentaires fusent de partout, accusant Yaoundé et Paris d’avoir « servi au peuple une vidéo montée pour faire croire à l’opinion que Paul Biya est en vie ». Selon un internaute présenté comme un spécialiste des vidéo-montages, « la vidéo a bel et bien été montée ». Le présumé spécialiste affirme que ce montage a été fait à l’aide d’un logiciel d’édition des vidéos. Analysant les séquences de ce court métrage, il indique qu’il y’a plusieurs erreurs de montage, notamment des « interferences sur la vidéo ». Il démontre comment durant la bande vidéo, « les parties du corps de Paul Biya se fondent dans le décor, disparaissent ou changent de couleur à répétition ».  Selon le spécialiste, « il s’agit d’images extraites des anciennes apparitions de Paul Biya qui ont été exploitées pour simuler cette rencontre officielle à la fin de laquelle Paul Biya n’a pas dit un seul mot malgré la gravité de la situation ». Le spécialiste note néanmoins, en analysant la vidéo que « Christophe Guilhou était seul au palais de l’unité », « c’est pourquoi, il était le seul à donner une interview à la sortie de cette rencontre fictive », conclut Olivier Bakinien un internaute qui soutient lui aussi la thèse d’une vidéo montée.

Aucun commentaire à faire

Face à Ibrahim Sherif au cours de l’émission Actualité Hebdo, diffusée sur les antennes de la Crtv, l’ambassadeur de France au Cameroun est resté de marbre face à toutes les critiques dont il est la cible dans les réseaux sociaux. « Sur la dernière audience avec le chef de l’Etat et ce qui se dit, je n’ai rien à dire. Je n’ai aucun commentaire à faire », a-t-il indiqué, après avoir mentionné que « je suis allé voir le chef de l’Etat comme j’ai l’habitude d’échanger avec lui. Sur le reste c’est l’outrance. J’ai des échanges réguliers avec le chef de l’Etat, avec le premier ministre. Vu la densité des relations qui existent entre nos deux pays. »

Joseph Essama

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